Coïncidences politico-linguistiques ou le vote de la charte européenne des langues régionales
Coïncidence : violant l’article II de la Constitution qui stipule que « la langue de la République est le français », la ministre Fioraso a institionnalisé l’usage de l’anglais à l’Université. Officiellement chargé de réprimer l’anglicisation galopante des médias, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel vient d’engager une « réflexion » visant à « assouplir » les quotas de chansons françaises dans le temps d’antenne des radios. Soucieux de diversité ( !), le C.S.A. veut faire plus de place, non pas aux chanteurs berbères, italiens ou cubains, mais aux petits frenchies qui ont le bon goût de renier leur langue pour chanter en anglais…
Dans le même temps, avec l’appui des députés du PCF (excepté J.-J. Candelier), l’Assemblée nationale vient d’adopter la Charte européenne des langues minoritaires et régionales qui, tout à la fois, détruit les fondements universalistes de la citoyenneté française (en légalisant la notion de minorité linguistique et en la territorialisant) et ouvrant de fait un « droit », non pas à parler les langues régionales (dont l’usage est parfaitement libre !), mais à NE PAS user du français dans la vie institutionnelle française ! Jolie « avancée sociétale », Messieurs-dames les députés bleus, verts, roses et roses vifs !
Bref, que ce soit au nom du tout-anglais impérial (basculement rapide de la France au tout-anglais en tous domaines : pub, enseignes, services publics, chanson, cinéma, recherche, enseignement…) ou au nom du régionalisme, destitution, désétablissement, en un mot DECLASSEMENT GENERAL de la langue française, socle de notre République et de la Francophonie internationale. Rattacher ce processus d’arrachage linguistique aux diktats du grand patronat européen, qui dès 2006 appelait à faire de l’anglais « la (seule) langue de l’entreprise et des affaires » (déclaration du Baron Seillière au Conseil européen d’avril 2006) ne serait de notre part qu’un pur délire de persécution.
Autre « coïncidence » : ces annonces accompagnent le lancement par F. Hollande de son sinistre projet d’euro-régionalisation de la France : 15 « Länder » remplaceraient les 28 régions existantes, les départements… et les communes de France étant progressivement supprimés au profit des euro-métropoles.
Si l’on ajoute à cela que le président « normal » accélère la mise en place du « gouvernement européen » (ce que les eurocrates appellent le « saut fédéral européen ») ainsi que les négociations, menées dans le dos du peuple français, sur l’Union Transatlantique, on peut juger, sans être suspect de paranoïa, que notre pays est entré dans une période critique pour son existence même. Le P.R.C.F. a dès longtemps signalé le Manifeste Besoin d’aire, publié par le M.E.D.E.F. en décembre 2011, qui appelle à dépasser l’Etat-nation français en « reconfigurant les territoires », en créant les « Etats-Unis d’Europe, notre nouvelle patrie » (sic), en « supprimant les départements et les communes » (dixit Pierre Gattaz), bref, EN METTANT UN POINT FINAL A L’HISTOIRE DE FRANCE.
Linguiste de formation, militant antifasciste, le marxiste italien A. Gramsci ne croyait pas aux « coïncidences ». Dans ses Cahiers de prison, il notait déjà :
« à chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle ».
C’est dire combien les marxistes – et plus généralement, les progressistes et les démocrates – doivent analyser la signification de classe majeure de l’actuel délitement programmé de l’Etat-nation français, mais aussi de nombre d’Etats limitrophes de notre pays (sauf un, devinez lequel !), Espagne (deux référendums sur l’indépendance en 2014 ?), Grande-Bretagne (référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, puis de Galles ?), Belgique (quasi-sécession de la Flandre où la francophonie est persécutée), Italie (avec le séparatisme de la Ligue lombarde)…
C’est dire aussi que l’indifférence goguenarde de tant de « marxistes » à l’égard de l’euro-casse géante qui détruit les langues nationales d’Europe (à l’exception d’une, et encore… car l’anglais n’est pas le Wall Street Globish !) et, sous ce prétexte, les Etats européens historiquement constitués, est tout ce que l’on voudra sauf… révolutionnaire. En effet, qu’y aurait-il d’internationaliste à ce qu’une langue unique, porteuse de pensée, de politique et d’économie uniques, qui est précisément celle de la future Union transatlantique en gestation avec l’OTAN et le condominium impérialiste euro-dollar à l’appui, règne à jamais sur nos lèvres et sur nos cœurs, pendant que la République une et indivisible héritée des Soldats de l’An II cèderait la place à un mixte supra- et infranational de féodalités régionales et de supranationalité impériale ?
Ne nous laissons pas couper la langue, celle de l’Edit de Nantes, de la Constitution de l’An I et du programme du CNR ! Ne laissons pas démanteler notre pays.
Marx demandait jadis au prolétariat de « devenir la nation » pour construire le socialisme. C’est plus que jamais une obligation pour gagner demain et pour résister aujourd’hui.
par Floreal, billet rouge à lire sur le site web du PRCF www.initiative-communiste.fr
19 réactions à cet article
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Bonjour, Taktak.
Vous écrivez « le lancement par F. Hollande de son sinistre projet d’euro-régionalisation de la France : 15 « Länder » remplaceraient les 28 régions existantes, les départements… et les communes de France étant progressivement supprimés au profit des euro-métropoles. »
Outre le fait que l’emploi du mot « Länder », pour désigner les régions souhaitées par Hollande, est manipulateur, je ne vois pas où se situe le problème : le but est de donner aux régions une taille et un puissance suffisantes pour renforcer leur poids à l’international. Et il en va de même pour les départements qui disparaitraient dans le cadre des « euro-métropoles ». Ne seraient concernés que très peu d’entre eux.
Quant aux communes, il faudrait avoir le courage de supprimer 20 à 30 000 des communes existantes tant leur population est faible, et souvent ridicule avec des populations de quelques dizaines d’habitants pour des milliers d’entre elles (j’en connais qui comptent de conseillers municipaux grabataires ou gâteux ou arriver un nombre nécessaire !).
Attendons d’en savoir plus sur les contours de ces projets avant de les vouer aux gémonies.
Pour ce qui est de la Charte des langues régionales, c’est une excellente chose, et cela ne fera que mettre notre pays au niveau de nos voisins dans lesquelles les langues régionales bénéficient d’un statut équivalent sans que les affaires du pays en soient menacées, et a fortiori l’avenir de la nation.
En revanche, d’accord sur l’invasion de l’anglais et les initiatives du CSA qui posent de réels problèmes et contribuent à diluer peu à peu notre propre culture. Pour autant, le fait que certains cours soient donnés en anglais, notamment dans des disciplines techniques, ne doit pas être considéré comme une menace, mais comme un plus dans la formation des étudiants. J’observe d’ailleurs que des cours sont donnés depuis des années en français dans des universités anglo-saxonnes sans que cela soulève de protestations.
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Bonjour Fergus. Merci de votre commentaire. Je vais essayer de vous répondre. Tout en rendant à Floreal ce qui appartient à Floreal qui est un des rédacteurs des billets rouge de www.initiative-communiste.fr
Outre le fait que l’emploi du mot « Länder », pour désigner les régions souhaitées par Hollande, est manipulateur, je ne vois pas où se situe le problème : le but est de donner aux régions une taille et un puissance suffisantes pour renforcer leur poids à l’international. Et il en va de même pour les départements qui disparaitraient dans le cadre des « euro-métropoles ». Ne seraient concernés que très peu d’entre eux.
Je crois que votre présentation des choses ne correspond pas du tout à la réalité :
Lander : c’est bien de cela qu’il est question. De passer d’une République Une et Indivisible ou la loi est la même pour tous à une multitude d’eurorégions (éventuellement même dépassant le cadre national) disposant de leurs lois locales. Devenant en concurrences les unes des autres, diminuant les possibilités de perequation et de solidarité.
Si je peux me permettre, en dehors des ambitions de quelques barons PS ou UMP, quel est l’interet de renforcer le poids des régions ou des eurométropoles à l’international ? certes ces éléments de langages sont rodées. Mais dans les faits, dans la mondialisation capitaliste, l’union fait effectivement la force. Et morceler, balkaniser la France c’est bien se diviser et devenir tout petit, appliquant le principe plutôt chef à Dijon que Pape à Rome.....
Votre argument sur les euro-métropoles ne tient pas plus. Regardons l’exemple du Rhone et de Lyon. De l’Isère et de Grenoble etc.... l’ensemble des moyens va être concentrés dans une métropole laissant la majeure partie de la surface du territoire pourtant indispensable aux villes à l’abandon, sans moyen. Alors même qu’une des forces de notre pays, c’est bien justement sa puissance agricole, ses territoires. nQuant aux communes, il faudrait avoir le courage de supprimer 20 à 30 000 des communes existantes tant leur population est faible, et souvent ridicule avec des populations de quelques dizaines d’habitants pour des milliers d’entre elles (j’en connais qui comptent de conseillers municipaux grabataires ou gâteux ou arriver un nombre nécessaire !).
Si je peux me permettre, je parierai bien que vous êtes habitant d’une grande ville.
La force des communes c’est bien de proposer une vraie démocratie locale - soutenue par la puissance publique de l’état déconcentré. C’est ce modèle que vous voulez abattre, en faisant réculer la démocratie puisque en supprimant les communes vous centralisez de manière extrement forte notre pays qui s’est construit sur la solidarité Nationale et la déconcentration, donnant le pouvoir à quelques villes centres qui se font déjà concurrence plutot que de se soutenir.
Rappelons qu’avec 35 000 communes, la taille médianne des communes est de 11 km² contre 15 en Allemagne.
Ce qui est comique, c’est que dans le même temps que les grandes villes construisent des eurométropoles pour étendre les pouvoirs des politiques qui les dirige, ces mêmes barons se font chantre de la démocratie locale et des conseils de quartiers - consultatifs bien evidemment. Bizarre aussi que ni à Lyon, Marseille où Paris ne soit proposé de supprimer ces communes inutile que sont les arrondissements....Attendons d’en savoir plus sur les contours de ces projets avant de les vouer aux gémonies.
Quand notre pays aura été morcellé et que le barron Malvy ferra la guerre au compte de Bordeau et au Duc de Lyon... on aura bien le temps de les vouer aux gémonie.Pour ce qui est de la Charte des langues régionales, c’est une excellente chose, et cela ne fera que mettre notre pays au niveau de nos voisins dans lesquelles les langues régionales bénéficient d’un statut équivalent sans que les affaires du pays en soient menacées, et a fortiori l’avenir de la nation.
Sur le sujet, je vous renvois à l’argumentaire du COURRIEL, ou de JL Mélenchon qui démontre en quoi cette charte n’est en rien une avancé pour la diversité linguistique. Le fond du problème des langues régionales n’est pas la création de statut, mais leurs enseignements. Qui est prévu par la loi déjà depuis les années 50 mais sans aucun moyens. Qui plus est, à l’heure où on nous explique que pour compter, il faut s’exprimer en anglais, qu’il faut morceler le territoire, on voit qu’il y a bien un projet politique de morcellement de la République Une et Indivisible. Projet qui pour le coup n’a jamais été ni discuté et encore moins adopté par les Français.
En revanche, d’accord sur l’invasion de l’anglais et les initiatives du CSA qui posent de réels problèmes et contribuent à diluer peu à peu notre propre culture. Pour autant, le fait que certains cours soient donnés en anglais, notamment dans des disciplines techniques, ne doit pas être considéré comme une menace, mais comme un plus dans la formation des étudiants. J’observe d’ailleurs que des cours sont donnés depuis des années en français dans des universités anglo-saxonnes sans que cela soulève de protestations.
je ne sais pas quel est votre métiers Fergus. Mais moi je suis dans une branche les TP/construction/infra où la France est un pays à la pointe. Mais pour des dogmes idéologiques, les communications scientifique financées par les français se font pourtant maintenant en anglais, obligeant les francophone à travailler en anglais avec la perte de compétitivité par rapport aux anglophones et les risques que cela représente, nous mettant de fait sous la domination des USA alors même que nous avons les moyens de notre indépendance.
Vous savez quand des présidents de sociétés savantes mondiales en viennent à devoir rappeler à leurs sections française que c’est leur devoir de traduire et d’utiliser le français - langue officielle de ces sociétés savantes (médecine, transport, travaux, mathématique....) c’est que le problème est très sérieux.
Il est extrémement sérieux quand aujourd’hui dans l’ensemble des domaines professionnels, la sélection se fait sur la maitrise de l’anglais. Avec ce que cela suppose d’investissement pour les classes populaires à l’apprendre, et également d’influence par la culture et les dogmes politiques US. Car pour maitriser l’anglais, nos étudiants sont obligés d’en passer par des stages de plusieurs mois dans les pays anglo saxons. Mettant De Facto les universités américaines et anglo saxonne en position de force, faisant baigner notre jeunesse dans le moule de la culture anglo saxonne qui est bien plus majoritairement influencée par Wall Street que par Pete Seeger. Ce qui n’est politiquement absolument pas neutre.
Oui la langue est un instrument de domination politique. Perdre sa langue c’est ne plus avoir de voix. -
Bonjour, Taktak.
Je vous concède volontiers que les dangers que vous soulevez concernant les régions et surtout les euro-métropoles existent bel et bien. Mais cela peut être résolu si les réformateurs se montrent soucieux de mettre en place un minimum de péréquation. Pas évident toutefois...
Pour ce qui est des communes, sachez que je vis dans une ville de 10 000 habitants, mais que mes racines sont dans des petites communes de la montagne auvergnate où la plupart comptent moins de 300 habitants et trop souvent moins de 100 ! Quand je parle de grabataires ou de séniles inscrits dans la liste des conseillers municipaux pour atteindre le quota, c’est une réalité. Et nombre de ces communes ont du mal à réunir le Conseil au moins une fois par trimestre comme l’exige la loi. Le maire n’y habite d’ailleurs même pas dans de nombreux cas. Et qu’il y soit ou pas, il est très souvent incapable de comprendre la majorité des textes qui lui sont adressés par la préfecture !
Tout cela est absolument grotesque quand on sait qu’une commune de France sur deux compte moins de 426 habitants (source Insee). Mais les maires veulent garder leur écharpe et les sénateurs ont besoin d’eux pour se faire élire. C’est uniquement à de tels constats que l’on doit la survivance aberrante d’un aussi grand nombre de communes, la France en ayant à elle seule autant que tous ses voisins réunis ! Je ne veux « réduire la démocratie » en supprimant des communes, mais faire en sorte qu’il n’en subsiste plus qui soient inférieures en population à 2000 habitants, moyen de fédérer de meilleures compétences et de mutualiser les moyens pour gérer les équipements collectifs sans qu’il soit besoin de passer par des « communautés de communes » qui ajoutent à la confusion et au millefeuille.
Pour ce qui est des langues régionales, je persiste à penser qu’il n’y a pas le moindre danger à la clé, les habitants des régions concernées étant très minoritairement locuteurs et très majoritairement pas intéressés par l’apprentissage de la langue régionale. Il s’agit là d’un simple chiffon rouge agité pour lutter contre l’UE. S’il doit y avoir de sécessions de régions, cela se fera sur des critères économiques, certainement pas linguistiques.
En ce qui me concerne, plus de métier : après avoir été secrétaire, informaticien, responsable de formation, responsable de qualité et rédacteur, je suis retraité.
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Bonsoir Fergus.
d’abord, merci pour vos réponses. C’est rare d’avoir des échanges de bonnes tenues sur agoravox, et je dois dire, que d’accord ou pas d’accord avec vous, c’est toujours un plaisir de vous lire.
Je ne suis pas fondamentalement en désaccord avec vous sur le fait qu’il puisse falloir à la marge revoir le périmètre d’un certains nombre de communes. Cela dit, je suis convaincu, surtout au vu des surfaces concernées, que la fusion des communes est bien souvent la fausse bonne solution. Une commune de 2000 habitant et 60 km² voila ce que vous obtiendrez en territoire rural, contre 400 et 12 aujourd’hui. Ce qui ne règle aucun problème « technique » tout en concentrant les pouvoir et en éloignant la démocratie. Non ce qu’il faut c’est de la perequation : un état fort, mais déconcentré : quand ces petites communes bénéficiait de l’appui et du conseil de subdivision de l’Equipement, de l’Agriculture, d’antenne des préfectures la décision était murie de façon locale mais mise en place avec l’aide de la Nation. Le projet actuel, c’est d’abord le désengagement de l’état sous pretexte de nouveaux EPCI. Duflot vient de supprimer les dernières reste d’instruction du drois des sols et d’appui technique aux communes. Donc oui le sens politique est clair
Au final, et comme ce texte que j’ai relayé ici le montre, c’est bien la coincidence de l’ensemble de ces aspects qui démontre le fond du projet politique, et qui contrairement à vous me dit qu’il faut réagir maintenant, et pas laisser un bénéfice du doute qui n’a vraiment plus lieu d’être.
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Bonjour, Taktak.
J’apprécie également de débattre avec vous dans un climat apaisé et non dans la polémique agressive comme c’est trop souvent le cas sur le net.
Même si je ne les perçois pas de manière aussi négative que vous, les évolutions de la gestion territoriale sont effectivement porteuses d’effets pervers si l’on n’est pas attentif à leur contenu et à leur périmètre d’action. D’où une vigilance nécessaire.
Pour en revenir aux petites communes - sujet auquel je suis sensible, ayant eu plusieurs élus dans ma famille en zone rurale, et au vu des carences liées à l’incompétence de nombreux maires -, je vous invite à voir ce qui se passe chez nos voisins : 11000 communes en Allemagne, 8000 en Italie et en Espagne, ces derniers comptant de vastes zones de montagne ou de quasi désert. Or, la gestion communale n’est pas empêchée dans ces pays par la taille des communes. 15000 communes en France me semblerait largement suffisant.
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Le problème avec les ultra-nationalistes jacobins (pléonasme) hostiles à la Charte Européenne des langues régionales, qu’ils soient de droite ou de gauche, ou plus exactement du Grand Orient de France (Guaino, Mélenchon etc), c’est qu’ils tiennent un discours totalitaire ici, au nom de diktats anti-démocratiques (cf :« la République est Une et indivisible », sinon quoi, la guillotine pour les récalcitrants ?) et son exact contraire là-bas (un discours émancipateur en faveur des minorités régionales francophones à l’étranger), le tout en fonction des lubies du chauvinisme panfrancophone.
A les entendre, imposer l’usage et l’hégémonie de la langue anglaise aux locuteurs Acadiens ou Québécois relèverait de « l’impérialisme anglo-Saxon », tandis qu’imposer l’usage et l’hégémonie de la langue française aux locuteurs, Bretons, Corses, Basques, Catalans, Occitans, Flamands ou Alsaciens-Mosellans relèverait de « l’intégration républicaine ». Dans le genre foutage de G... on fait difficilement pire ! La ’République« est dévoyée pour servir de faux-nez à l’impérialisme et au colonialisme pan-francophone.
Curieusement, ces ultra-nationalistes jacobins (pléonasme) sont tous ultra-favorables à la coofficialité des langues régionales lorsqu’il s’agit de défendre les droits linguistiques spécifiques et collectifs des minorités régionales francophones à l’étranger (dialectophones Québécois, patoisants Acadiens, Wallons, Romands, Valdotains etc) et ils y sont hyper-hostiles lorsqu’il s’agit de s’opposer à ceux des Bretons, des Corses, des Basques, des Occitans, des Catalans, des Flamands ou des Alsaciens-Mosellans. Quelle hypocrisie, quelle duplicité idéologique !
Ils soutiennent tous en choeur le séparatisme ethnolinguistique au Québec ( »vive le Québec libre !« ) et même le rattachisme Wallon ( »la Wallonie manque à la France !« ) tout en condamnant avec véhémence ce même séparatisme lorsqu’il est Catalan, Corse ou Breton etc.
M. Mélenchon s’oppose à la réunification de la Bretagne au nom de la lutte contre les communautarismes, tout en appelant de ses voeux le rattachement de la Wallonie à la France page 118 de son dernier livre intitulé »Qu’ils s’en aillent tous !", ...au nom de ce qu’il ’oublie’ complétement d’appeler le communautarisme panfrancophone et l’irrédentisme Grand-Gaulois !
Cette duplicité idéologique est intolérable. La France doit d’abord donner elle-même l’exemple du respect de la pluralité linguistique sur son propre sol avant de l’exiger du Canada, de la Belgique, de la Suisse et de l’Italie en faveur des minorités régionales francophones qui s’y trouvent. Il faut un minimum de cohérence et d’honnêteté intellectuelle ! Les relations internationales sont basées sur la réciprocité, sinon c’est du chauvinisme et de l’impérialisme panfrancophone...
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Sauf que les Québécois parlent réellement le Français tandis que les langues régionales sont des langues mortes.
Allez vous promener dans Toulouse ou Montpellier et dites moi honnêtement combien de gens vous entendez parler occitan, rien que pour rire !
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« Sauf que les Québécois parlent réellement le Français tandis que les langues régionales sont des langues mortes. »
Les langues régionales ne sont pas encore mortes. Bon elles ont un coup dans l’aile c’est certain, mais oui elles sont toujours parlées, dans le cadre familiale essentiellement. Nous sommes d’accord qu’en entendre dans les rues des grandes villes est très rare, quoi que cela m’arrive régulièrement à Nice.A Québec le Français est encore parlé, comme le patois l’était il y a moins de cinquante ans. Mais c’est un combat de tous les jours mené par un gouvernement. Ce combat n’a jamais été mené pour nos langues régionales, bien au contraire. Et pour l’instant nous sommes encore là, mais pour combien de temps encore ? -
Bonjour l’auteur,
Quelques soient les arguments, plus ou moins recevables, avancés par les « régionalistes », l’objectif ultime des « européïstes » est de démanteler les états « forts ».Réduire la France à « un agrégats de peuples désunis » (Mirabeau) est leur objectif. Et cet objectif passe par l’affaiblissement définitif de la langue française : à chaque région, sa langue, son parlement, ses institutions. Ainsi ces dernières dépendront directement de Bruxelles.L’idéal des mondialistes européïstes est, malgré ses nombreux revers, bien « la fin de l’Histoire », avec une langue vernaculaire (le globish), un régime politique calqué sur celui des États-Unis (ou de l’Allemagne), un même type de société, celui du capitalisme triomphant.L’idée d’une Europe entièrement régionalisée - facilement soumise à Bruxelles et à Berlin - date d’au moins une décennie.Certes il faudrait réformer le « mille feuille administratif. 36 000 communes, des milliers d’élus qu’il faut rétribuer : c’est beaucoup, beaucoup trop. Mais il faut y aller sur la pointe des pieds. Même chez nous, les Alsaciens ont rejeté le projet de la création d’une région unifiée. La crainte des Haut-Rhinois de dépendre de Strasbourg et surtout celle de tomber dans l’orbite du puissant Baden-Wurtemberg étaient trop fortes. (Le taux d’abstention très élevé traduit bien le rejet de ce genre d’initiative).La France n’est pas l’Allemagne : l’histoire, le territoire et la démographie ne sont pas comparables. Je suis bien de votre avis. Calquer les régions françaises sur les Länder serait une grave erreur.Avec vous, je n’ai aucune difficulté à écrire : il faut que la France reste le plus longtemps possible une »République, une et indivisible, laïque et sociale" (article 1er de la Constitution).Bonne soirée,RS-
Plus que des mondialiste européiste, je crois qu’il faut tout simplement les appeler par leur non : des capitalistes. Car le projet de diviser pour mieux régner est bien dans le but d’assoir le pouvoir de l’oligarchie capitaliste, qui sévit aujourd’hui à travers ses leviers néolibéraux que sont l’UE et l’euro (pour reprendre les termes des Pinçons Charlots).
Au passage, j’en profite pour rappeler que parmi les partis du système, il y en a un qu’il ne faut pas oublier : le FN. Qui a fait campagne un bon moment pour la gross région alsace. Et qui acceuille en son sein les identitaire, tenant d’une europe des régions blanche et chrétienne... identitaires qui sont bien sûr autonomistes et communautaristes
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Taktak :
Juste dune précision : Le FN, comme le FdG le PCF et Debout la R.,a appelé de voté non au référendum alsacien - voir Le Monde du 8 avril 2013 :Communiqué de MLP :»« en Alsace, le peuple s’est levé face à la caste qui voulait lui vendre à la-va-vite un projet conçu dans les couloirs de Bruxelles au bénéfice de l’Europe anti-nationale des régions ».-
Oui, c’est pourquoi j’ai dis un bon moment. Le FN local était pour le oui... Une petite consultation de sondage plus tard les frères philipots (Sofres et Ifop) ont rectifié le tir.
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Mille excuses : au lieu de « a appelé de voté non », lire le corrigé de cette grossière faute d’orthographe : « a appelé de voter non ».
Bonne soirée,RS-
Constant danslayreur 1er février 2014 20:52Richard,
Je crois que c’est appeler à et non appeler de, qu’il faut dire mais bon je n’ai pas vérifié hein, les deux se disent peut-être -
Vous avez incontestablement raison : on dit appeler à faire …
Il y a des jours comme ça : on ferraille avec un lien récalcitrant et on ne voit plus des évidences, et on écrit imperturbablement appelé de voté , au lieu de appelé à voter …Peut-être est-aussi une question d’âge : ma vue commence à baisser. -
« l’Assemblée nationale vient d’adopter la Charte européenne des langues minoritaires et régionales (...) ouvrant de fait un « droit », non pas à parler les langues régionales (...), mais à NE PAS user du français dans la vie institutionnelle française ! »
J’ai peut être raté quelque chose, mais ce n’est absolument pas du tout ce que j’ai compris ! Le Français reste la langue de la République ! Votre analyse des difficultés des États limitrophes avec leurs régions me semble manquer de discernement. N’est ce pas justement le manque de considération d’un Etat central pour ces région qui poussent ces dernières à demander plus d’autonomie ? Et remarquez que la Suisse n’a pas non plus de problème de régionalisme alors qu’elle possède plusieurs langues officielles (Ce qui est beaucoup plus que ce que demande cette fameuse charte !) ! Oui la Suisse ne fait pas partie de l’Europe, mais son existence montre que les langues et les cultures régionales ne sont pas forcément source d’un « délitement » de l’État nation. Il en va de même pour l’Allemagne qui, elle, est au cœur de l’Europe.
De plus, ne pas soutenir les langues régionales Françaises (car il s’agit bien de langues Françaises !), c’est ne pas soutenir le Français face à l’Anglais, le Chinois ou toute langue internationale. Comment peut-on demander à user du Français dans notre espace professionnel si nous ne reconnaissons même pas l’existence publique d’une langue régionale sur nos territoires ?
Et quand vous dites :
« Oui la langue est un instrument de domination politique. Perdre sa langue c’est ne plus avoir de voix. »
Cela ne vous choque pas que vos camarades Français n’aient plus de voix ????-
Afin de répondre aux quelques commentaires sur la question de la charte européenne des langues régionales, je reproduis ci après un argumentaire du COURRIEL à l’attention des parlementaires, qui malheureusement n’a pas passé le stade la modération sur agoravox.
Le Président de la République s’est engagé pendant la campagne présidentielle à faire ratifier la charte des langues régionales et minoritaires. Cette volonté a été confirmée par le premier Ministre Jean-Marc Ayrault qui souhaite profiter de la prochaine modification de la constitution pour introduire cette charte dans l’ordre juridique français et va rencontrer les différents partis prochainement dans cet objectif.
Si nous estimons que les langues régionales et minoritaires doivent être préservées, la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires soulève d’inextricables difficultés et est contraire aux principes républicains.
Pour vous en convaincre et envisager les conséquences d’une ratification, nous allons nous appuyer sur deux documents qui donnent une idée des conséquences concrètes d’une telle ratification : la proposition de loi 3008 déposée 7 décembre 2010 à l’Assemblée nationale et le rapport 657 du 22 juin 2011 présenté au Sénat.
Un dispositif inutileLe rapport susmentionné pointait la diversité des situations des différents langues concernées tant en termes de nombre de locuteurs que d’étendue géographique. En outre, la constitution a de fait confié la responsabilité des langues régionales aux collectivités locales en les introduisant dans la partie consacrée aux dites collectivités.
A cela il faut ajouter que les dispositions existantes permettent de proposer une offre déjà conséquente qu’il ne semble pas nécessaire d’accroître, ce à quoi s’ajoute une action importante de l’audiovisuel public.
En outre, l’investissement déjà fort de l’éducation nationale permet de répondre largement aux demandes exprimées. De même le service public de l’audiovisuel est également mobilisé à travers les contrats d’objectifs de France Télévision et Radio France.
Enfin, il convient de signaler que le coût potentiel des mesures énumérées par le texte pourrait se révéler extrêmement important pour des finances publiques.
Une application problématiqueOn peut citer ici quelques exemples où l’application du dispositif serait proprement quasi impossible à réaliser.
Dans le domaine juridique, l’application de la charte induirait l’obligation de traduire les dizaines de milliers de page de la loi française. On imagine combien cela serait coûteux, à supposer même que ce soit possible même à long terme. En outre, l’usage des langues régionales dans la vie commerciale serait source d’immenses difficultés : cela obligerait les tribunaux à traduire des documents en français avec toutes les difficultés inhérentes à ce genre d’exercice. Et quid du cas où les échanges se feraient, par exemple, entre l’Alsace et la Bretagne ?
De même, dans la fonction publique ou dans les assemblées délibérantes, la co-officialité supposerait que les personnels de l’état maîtrisent la langue régionale concernée. On imagine la difficulté : une même personne, en changeant d’affectation, devrait apprendre au cours de sa carrière une ou plusieurs langues régionales avec un degré de maîtrise suffisant pour faire face à la complexité des situations juridiques. Il est évident que cela s’avère parfaitement irréaliste.Enfin, la volonté de rendre l’enseignement obligatoire (avec droit de refus de la part des parents) ou de créer un droit opposable à l’enseignement des langues régionales dans l’enseignement public semble tout aussi illusoire. Dans les deux cas, cela amènera l’enseignant à professer alternativement en deux langues, situation insupportable pour les enseignants ainsi que pour les enfants.
Un danger pour la RépubliqueLa République française se définit comme une et indivisible. La ratification de la charte des langues régionales et minoritaires serait en contradiction avec ce principe puisqu’elle aboutirait à la création de droits collectifs et à la reconnaissance de minorités.
En outre, le fait d’enseigner en France dans une autre langue que le français apparaît particulièrement dangereuse dans la mesure où cela conduirait à faire de certains français de véritables étrangers les uns pour les autres par le biais de la langue. Ce serait la fin de la conception universaliste de la citoyenneté et l’éclatement des territoires de la Nation laquelle serait intégrée de facto dans une Europe fédéraliste des régions.
On peut noter, à ce propos, que l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter s’est opposé à cette ratification, considérant que celle-ci « serait donner un fondement légal, sur la base d’une convention internationale, à la revendication collective des régionalistes les plus radicaux ».
Enfin, la France n’est pas le seul pays à ne pas avoir ratifié ou signé la charte : vingt-trois membres du Conseil de l’Europe ne l’ont pas fait y compris des pays comme l’Italie, le Portugal ou la Belgique dont nul ne saurait dénier le caractère démocratique. La non ratification ne constitue en rien une anomalie qui révélerait un mépris ou une détestation des langues régionales mais relève d’un choix politique que nul n’est contrait de faire sous peine d’indignité.
Un danger pour la langue françaiseLa ratification de la Charte européenne serait en outre un nouveau coup porté à la langue française et à la francophonie internationale. Notre langue déjà harcelée, en France même, par les tenants du tout-anglais serait ainsi prise en tenaille entre le Business Globish en pleine expansion et les langues régionales. L’affaiblissement de fait du statut officiel du français ferait triompher les partisans de l’anglais, devenu « langue officielle de l’Europe ».
En fait, plus qu’un droit aux langues régionales, il s’agirait en réalité, bien davantage, d’un droit à ne pas parler le français, celui-ci devenant une langue parmi d’autres.
ConclusionInutile et problématique concrètement, la ratification de la charte est une erreur dramatique pour notre pays. La promotion des langues régionales est aujourd’hui assurée pleinement avec les dispositifs existants. Ce texte n’est pas un texte visant à protéger la diversité culturelle mais un texte politique qui vise à mettre à bas le modèle républicain français.
Développons notre patrimoine linguistique régional, enseignons-le avec les moyens nécessaires dans le cadre du service public de l’éducation et donnons les moyens financiers aux collectivités et aux associations de développer des initiatives sans pour autant créer des droits spécifiques pour des groupes particuliers de locuteurs.
Madame, Monsieur le(a) député(e), nonobstant l’engagement de campagne du Président de la République, voter ce changement de la constitution constituerait une grave atteinte aux fondements républicains de notre pays. Ainsi nous nous permettons de vous rappeler les conclusions de la plus haute cour de justice de notre pays.Le Conseil constitutionnel en 1999, avait noté qu’en conférant « des droits spécifiques à des “ groupes ” de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l’intérieur de “ territoires ” dans lesquels ces langues sont pratiquées, [cette Charte] porte atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français »
Prendrez-vous le risque d’une aussi grave rupture ? Nous sommes confiants dans votre sagesse et sommes convaincus qu’après mûre réflexion vous renoncerez à ce dramatique projet en votant contre ce texte lorsqu’il vous sera soumis.
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur le(a) député(e), nos plus respectueuses et républicaines salutations.
http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/ratifier-la-charte-des-langues-regionales-minoritaires-inutile-inapplicable-dangereuse/-
La France ne peut pas continuer de défendre hypocritement les droits linguistiques spécifiques et collectifs des minorités régionales francophones à l’étranger (dialectophones Québécois, patoisants acadiens, Wallons, Romands, Valdotains etc), lorsqu’elle n’y attisent pas carrément le séparatisme ethno-linguistique (« vive le Québec libre ! » ; « la Wallonie manque à la France ! » ) tout en récusant ces mêmes droits fondamentaux à ses propres minorités linguistiques régionales (Bretons, Corses, Basques, Catalans, Occitans, Flamands, Alsaciens-Mosellans). Tant de duplicité idéologique finit par se voir, même à l’étranger !
Il est plus que navrant que des gens qui se prétendent communistes, se fassent les auxiliaires du colonialisme et de l’impérialisme panfrancophone. Avec le chauvinisme Grand Gaulois en ponpon...
En France, toutes les langues régionales sont aujourd’hui menacées d’éradication, c’est là le résultat concret d’une impitoyable politique étatique de mépris, d’ostracisme et d’assimilation scolaire systématique des enfants dès l’école maternelle, à coups de baguette sur les doigts et de punitions infamantes !
Comme tous les Alsaciens de ma génération, j’ai subi une scolarité complète sans jamais y avoir rencontré une seule fois ma propre langue, chez moi en Alsace !!!
Quelle honte pour le soi-disant pays de la Liberté, des Droits de l’Homme, des Lumières et des fanfarons...
Imaginez la réaction d’indignation des Français, si l’étranger se méconduisait de la même manière à l’encontre de ses minorités régionales francophones !
Il n’y a aucune fatalité à ces crimes de linguicides et de culturocites dont la France s’est rendue coupable. Les langues régionales se portent merveilleusement bien partout où elles bénéficient du statut de coofficialité qui leur est dû. Et que la France ne cesse de réclamer hypocritement en faveur des patoisants Acadiens, des dialectophones Québécois, des Wallons, des Romands ou des Valdotains....
Honte à l’impérialisme et au colonialisme panfrancophone qui ne vaut pas mieux que son équivalent anglo-saxon !
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« A cela il faut ajouter que les dispositions existantes permettent de proposer une offre déjà conséquente qu’il ne semble pas nécessaire d’accroître, ce à quoi s’ajoute une action importante de l’audiovisuel public. »
En quoi pouvez vous affirmer que l’offre est conséquente, et surtout suffisante ? Aujourd’hui elle est surtout portée par un certain nombre de bénévoles. Or le bénévolat ne peut pas tout faire. Les horaires des cours pour adultes ne sont difficilement compatible avec une activité professionnelle par exemple.
En ce qui concerne l’action audiovisuel publique, vous parlez d’une offre qui existerai déjà ? C’est une boutade ? De quoi parlez vous ?« En outre, l’investissement déjà fort de l’éducation nationale permet de répondre largement aux demandes exprimées »
Avez vous des chiffres ? Je n’ai pas cette impression personnellement à Nice.« De même le service public de l’audiovisuel est également mobilisé à travers les contrats d’objectifs de France Télévision et Radio France. »
Donc j’imagine que vous allez pouvoir m’indiquer où entendre du niçois, où à la limite du provençal à la télévision et à la radio ? Je ne connais que Vaqui, personnellement et c’est une petite demie heure par semaine...« Dans le domaine juridique, l’application de la charte induirait l’obligation de traduire les dizaines de milliers de page de la loi française. »
Pas dans les articles proposés à la ratification. De toutes façons, dans le pire des cas, la co-officialité, l’exemple de la Suisse nous montre qu’il s’agit bien d’un faux problème.« Et quid du cas où les échanges se feraient, par exemple, entre l’Alsace et la Bretagne ? »
La langue de la France reste le Français... l’exemple de la Suisse reste intéressant, comment-font ils ? En tous cas ils ont l’air de s’en sortir très bien !« De même, dans la fonction publique ou dans les assemblées délibérantes, la co-officialité supposerait que les personnels de l’état maîtrisent la langue régionale concernée. »
Alors, je ne vois pas en quoi cela serait choquant dans le cas d’une co-officialité. Mais il n’en est pas question actuellement, donc pas de soucis !« Dans les deux cas, cela amènera l’enseignant à professer alternativement en deux langues, situation insupportable pour les enseignants ainsi que pour les enfants. »
Ah mince, comment font les classes bilingues ? Et dire qu’il y a des professeurs qui ont étés formés à l’enseignement bilingue Français - Langues Régionales, c’est trop triste !« La ratification de la charte des langues régionales et minoritaires serait en contradiction avec ce principe puisqu’elle aboutirait à la création de droits collectifs et à la reconnaissance de minorités. »
Vous avez raison, arrêtons de reconnaitre des droits et des minorités, ça suffit ! Non mais c’est une blague ou bien c’est juste mal formulé ?« En outre, le fait d’enseigner en France dans une autre langue que le français apparaît particulièrement dangereuse dans la mesure où cela conduirait à faire de certains français de véritables étrangers les uns pour les autres par le biais de la langue. »
Et quand il s’agit d’enseignement bilingue avec une langue étrangère, et non régionale ça ne vous pause pas de problème dans ce cas là ?« On peut noter, à ce propos, que l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter s’est opposé à cette ratification »
Et que d’autres l’ont soutenues, ça nous fait une belle jambe !« serait donner un fondement légal, sur la base d’une convention internationale, à la revendication collective des régionalistes les plus radicaux »
Donc fatalité, on considère que tout le monde est coupable, à priori, d’indépendantisme et refuse le droit de parler sa langue à tout le monde.« Enfin, la France n’est pas le seul pays à ne pas avoir ratifié ou signé la charte : vingt-trois membres du Conseil de l’Europe ne l’ont pas fait y compris des pays comme l’Italie, le Portugal ou la Belgique dont nul ne saurait dénier le caractère démocratique. »
La Belgique, il semblerai que les flamands n’aient pas très envie de donner un status à la langue Française, ce qui bloque les débats. C’est ironique, non ?
L’Italie fait déjà beaucoup pour les langues régionales.
La Suisse, l’Allemagne, L’Espagne, L’Angleterre l’ont signés !« La non ratification ne constitue en rien une anomalie qui révélerait un mépris ou une détestation des langues régionales mais relève d’un choix politique que nul n’est contrait de faire sous peine d’indignité. »
Sauf que depuis le milieu des années 90, tout nouvel entrant dans l’Europe doit ratifier cette charte. La France donne vraiment un bel exemple au reste du monde, et à l’Europe en particulier en demandant aux autres de ratifier une charte qu’elle même refuse de ratifier !« Notre langue déjà harcelée (...) »
Notre langue, le Français, ne sera plus harcelée lorsqu’elle sera attractive. Aujourd’hui, la France n’est ni la langue de l’informatique, ni de la recherche, ni de la musique, ni du cinéma, etc, parce que nous ne sommes pas importants dans tous ces domaines. Point ! Pour sauver le Français, c’est bien sur ces sujets qu’il faut travailler, et cela n’a rien à voir avec les langues régionales !« En fait, plus qu’un droit aux langues régionales, il s’agirait en réalité, bien davantage, d’un droit à ne pas parler le français, celui-ci devenant une langue parmi d’autres. »
Ben non, puisque le Français reste la langue de la république !« La promotion des langues régionales est aujourd’hui assurée pleinement avec les dispositifs existants »
Soit c’est un mensonge, soit vous ne connaissez pas le sujet, désolé !« Développons notre patrimoine linguistique régional, enseignons-le avec les moyens nécessaires dans le cadre du service public de l’éducation et donnons les moyens financiers aux collectivités et aux associations de développer des initiatives sans pour autant créer des droits spécifiques pour des groupes particuliers de locuteurs. »
Dommage, on avait 230 ans pour le faire depuis la Révolution et la République Française a fait tout l’inverse. De fait, vous n’avez aucun crédit lorsque vous demandez qu’on donne des moyens financiers aux collectivités et que l’on enseigne les langues régionales.
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