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Pierre Régnier

J’ai 69 ans. J’ai milité jadis à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), plus tard au PSU et à la CFDT. Au sein de cette confédération j’ai été, juste avant le démantèlement de l’ORTF en 1974, l’un des Secrétaires Nationaux du syndicat de la radio-télévision de service public. J’ai publié en 1986, en collaboration avec deux amis, "Le Gâchis audiovisuel" aux Editions Ouvrières (devenues Editions de l’Atelier). A de nombreuses reprises depuis une dizaine d’années j’ai tenté, par la proposition de libres opinions à la presse, de convaincre qu’il faut "désacraliser la violence religieuse". J’ai constaté un triple refus (des responsables religieux, politiques et médiatiques) de prendre en compte cette nécessité selon moi évidente. C’est seulement sur des sites Internet (citoyens, républicains, laïques, religieux individuels) que j’ai réussi à l’exprimer ces derniers mois.
 

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Derniers commentaires

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    Par Pierre Régnier (xxx.xxx.xxx.151) 26 décembre 2009 17:22
    Pierre Régnier

    @ l’auteur Philippe Bilger

     Parce que vous êtes une personnalité influente (et parce que je considère que c’est à juste titre) je veux espérer que, durant l’année qui vient, vous serez de ceux qui feront avancer l’UNESCO sur un point selon moi extrêmement important, et directement en rapport avec le sujet que vous traitez ici.

     Cette année 2010 sera la dernière de la Décennie UNESCO de la Promotion d’une Culture de la Non-violence et de la Paix "au profit des enfants du monde".

     Je rappelle que, durant les neuf années précédentes, et malgré les très nombreuses violences effectivement commises au nom de Dieu, non seulement les institutions religieuses n’ont pas rejeté leur conception violente de Dieu, mais elles ont même refusé de réfléchir à la nécessité de ce rejet. Les animateurs de la belle Décennie ne leur ont pas demandé de le faire.

     J’ai alerté sur ce gâchis notamment dans deux textes diffusés par Internet, et qu’on peut considérer comme deux volets d’un même article publiés à deux ans d’intervalle :

     "La Décennie "au profit des enfants du monde" va finir en catastrophe" (déc 2007) :

    http://www.centpapiers.com/la-decennie-au-profit-des-enfants-du-monde-va-finir-en-catastrophe/1633/comment-page-1/

     "Irina Bokova voudra-t-elle pacifier les religions ?" (nov 2009) :

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/irina-bokova-voudra-t-elle-64907

     Vous y verrez mis en évidence le rôle très négatif de Benoît XVI en la matière. Mais j’insiste sur ce point faible de votre article (très présent d’ailleurs chez de nombreux observateurs) : Jean-Paul II n’avait pas "fait de la morale une politique". II n’est pas maintenant le bon pape à opposer au méchant Benoît XVI car il partage avec celui-ci la responsabilité de ce qu’il a fait de pire. Ce sont ces deux papes qui ont réanimé, re-justifié, "re-sacralisé" même, en quelque sorte, dans le nouveau catéchisme de l’église catholique, la conception violente, criminogène de Dieu, cultivée depuis toujours dans toutes les religions monothéistes.

     Je rappelle par ailleurs que c’est Jean-Paul II qui a décidé, en septembre 2000, de béatifier son lointain prédécesseur Pie IX, celui-là même qui, au 19e siècle, avait égaré l’église catholique dans l’invention de l’infaillibilité papale et de nouveaux dogmes stupides, celui qui condamna la liberté de conscience, l’école laïque, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, celui qui, même, persista dans la justification ecclésiale de l’esclavage. Selon ce pape béatifié par Jean-Paul II l’esclavage pouvait en effet "avoir plusieurs raisons justes" qui "se réfèrent à des théologiens approuvés", il "n’était pas contraire au droit naturel et divin pour un esclave, qu’il soit vendu, acheté, échangé ou donné".

     Les mauvais papes sanctifient leurs mauvais prédécesseurs en espérant pouvoir être sanctifiés eux-mêmes à l’avenir. Pie XII n’est assurément pas Papon mais Benoît XVI, même s’il est parmi les "théologiens approuvés" est un théologien très dangereux, un de ceux qui s’entêtent à maintenir l’église dans ses pires conceptions obscurantistes. Qui tout particulièrement, en maintenant sa conception violente de Dieu, contribuent à la schizophrénie des croyants de tous les monothéismes et, par suite, au passage à l’acte criminel de certains d’entre eux "pour le bien de l’humanité".

     Il faut insister avec force sur le fait que ce maintien n’est nullement fatal.

     Il faut aussi remarquer que bien des adversaires du pape actuel contribuent à le maintenir dans son comportement réactionnaire. Parce que, contre toute évidence et pour des raisons démagogiques, ou/et de basse politique, certains d’entre eux veulent absolument faire passer l’islam pour une religion de tolérance et de paix, une religion qui ne pose pas de problème, ils vont jusqu’à accuser le pape des pires intentions quand il suggère que ce n’est pas vrai. Ainsi de stupides protestations se sont élevées quand Benoît XVI, à juste titre cette fois, fit indirectement et mollement remarquer à Ratisbonne que l’islam est une religion violente.

     Pour tout observateur honnête et un peu attentif l’islam est une religion beaucoup plus violente aujourd’hui que le judaïsme ou le christianisme. Mais ceux-ci n’en restent pas moins eux-mêmes, partiellement et indirectement, responsables des violences encore commises au nom de Dieu.

     Vous avez raison, Philippe Bilger, "d’oser un peu d’impudence". Comme nous tous vous avez le droit de vous "immiscer" dans le "formalisme forgé par les siècles" et qui a conduit les religions à tant d’égarements dramatiques. Avec les athées, les agnostiques et les croyants pacifiques de toutes les religions, y compris ceux de la plus violente d’entre elles, l’islam, nous devons tout faire pour amener les religions à la raison et à la non-violence.

     La volonté de Benoît XVI de béatifier Pie XII confirme "l’imperméabilité cultivée" du pape actuel aux vrais besoins de l’humanité. S’il va jusqu’au bout de sa démarche en 2010 il enfoncera encore un peu plus son église dans l’impasse de la théologie dogmatisée et de la violence sacralisée. Je souhaite aux catholiques de trouver les pacifiques moyens de l’en empêcher.

     Je souhaite, pour vous-même Philippe Bilger comme pour tous les internautes qui se sont exprimés ci-dessus, que 2010 soit l’année du basculement définitif vers une véritable culture de la non-violence et de la paix.

     Et je souhaite que les animateurs de la Décennie UNESCO comprennent enfin, avant qu’il ne soit trop tard, le rôle qu’ils ont à jouer auprès des religions pour que cette belle initiative des Prix Nobel reste dans l’Histoire une décennie consacrée VRAIMENT au profit des enfants du monde.

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    Par Pierre Régnier (xxx.xxx.xxx.214) 13 décembre 2009 12:20
    Pierre Régnier

    (nouvelle tentative de poster un second commentaire)

     Le 12 déc. à 15 h 20 "sentinelle" a très bien montré - en les approuvant ! - ce que sont les musulmans qui posent problème en France : selon lui ils ne peuvent "être muslims" sans mépriser la démocratie, la République et sa laïcité. Je ne l’avais pas si bien dit.

     Merci à "anty" d’avoir répété d’une autre manière (le 12 à 16 h 53) ce que j’avais dit dans mon commentaire : on peut respecter des musulmans pour leurs qualités humaines en restant libre de critiquer et de refuser leur religion.

     Il faut sans cesse répéter que ceux qui veulent enfermer les islamophobes dans la xénophobie, le racisme et la haine, dans la complicité avec l’extrême-Droite, dans la complicité avec le très belliqueux impérialisme américain, dans la complicité avec les gouvernants français et européens qui soumettent le monde à l’économisme… il faut sans cesse répéter qu’ils ne servent pas la cause qu’ils croient servir.

     Ils  CRÉENT ET AMPLIFIENT ce qu’ils croient combattre.

     Le combat démocratique contre l’islamisation de la France, de l’Europe et du monde devrait être actuellement l’un des principaux combats de la Gauche, comme ce fut l’un de ses principaux combats lorsqu’elle exigeait la séparation de l’Église et de l’État, et la mise en place des règles de la laïcité.

     L’économisme rendra totalement impossible la réalisation des beaux projets qui vont être solennellement proclamés à Copenhague. Comme il rend depuis toujours totalement impossible la répartition des richesses naturelles de la planète et les fruits du travail humain, comme il rend impossible la solidarité des peuples dans la paix et la liberté.

     L’islamisation du monde ne s’oppose pas à l’économisme. Elle l’aggrave.

     Mais la Gauche n’en finit pas de digérer le passé colonialiste du pays. Une partie de la Gauche n’en finit pas de digérer SON PROPRE passé stalinien. Et pour masquer ses démissions, voire son ralliement à l’économisme, une partie de cette "Gauche" confond tout et rejoint alors, par exemple avec les "Indigènes de la République", ceux qui cultivent le ressentiment et le comportement victimaire chez les descendants des colonisés !

     Et cette "Gauche" croit alors intelligent de négliger, voire de mépriser ses acquis les plus précieux qui font aujourd’hui l’identité de la nation française : la démocratie, la laïcité républicaine, l’égalité des femmes et des hommes, les droits et devoirs de la personne humaine, la liberté de pensée et d’expression…

     Elle va même jusqu’à afficher son mépris pour le peuple suisse parce qu’il vient d’exprimer très lucidement, très sagement et très démocratiquement, son refus de l’islamisation de son pays.

    L’abandon par la Gauche de sa mission émancipatrice, et son égarement dans la complicité avec l’islam politique, ne pourront amener le peuple français à lui redonner sa confiance.

     Les musulmans attachés, fortement mais SEULEMENT, à celles de leurs croyances qui sont compatibles avec les lois de la République peuvent parfaitement s’entendre avec les croyants des autres religions devenus respectueux de la laïcité, avec les agnostiques, les athées et les "religieusement indifférents", dans la diversité de l’actuelle et future composition du peuple de France. Ils peuvent être aimés et respectés par ceux qui ne pensent pas comme eux.

     Ceux qui s’emploient à islamiser la France et l’Europe par tous les moyens, en réclamant des passe-droits et des privilèges, en imposant leurs pratiques religieuses dans le mépris des lois républicaines et des règles de la laïcité, ceux-là ne peuvent pas s’attendre à être les bienvenus en France et en Europe. 

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    Par Pierre Régnier (xxx.xxx.xxx.16) 12 décembre 2009 14:46
    Pierre Régnier

    Encore un article bien intentionné qui ajoute à la tension religieuse.

     

    Dès la première ligne ce texte participe à la confusion ambiante : il établit sans réserve un lien entre la xénophobie et l’islamophobie, également considérées comme des "dérapages".

     

    J’ai déjà dit ailleurs que Sarkozy, qui cherche à récupérer Camus, ferait mieux de demander à ses ministres de le lire. Camus disait que "Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde". Il faut, pour les mal-comprenants, préciser que "BIEN nommer les chose c’est RETIRER du malheur au monde".

     

    La langue française dit parfaitement ce qu’est l’islamophobie : l’islam fait peur et il entraîne en conséquence de l’aversion pour cette religion. Il faut donc chercher pourquoi il fait peur, et que faire pour qu’il cesse de faire peur.

     

    Quand des islamophobes se laissent glisser vers la musulmanophobie, c’est-à-dire vers la haine des musulmans, ils se trompent gravement. Il faut combattre très fermement ce dérapage, bien réel celui-là et, hélas, très répandu.

     

    L’islamophobie est le résultat très logique, et même selon moi très sain, des nombreuses violences commises dans le monde ces dernières années. À quoi s’ajoutent, chez ceux qui étudient l’islam, les sources coraniques de la violence. Ne pas voir cela ne me semble désormais possible que dans l’aveuglement volontaire.

     

    Les violences commises en France au nom de l’islam sont, heureusement, encore limitées. Elles s’expriment surtout dans le mépris de la laïcité républicaine (occupations de rues à l’heure de la prière, exigence de menus islamiques dans les cantines des écoles, de financement public des mosquées…) ou dans le mépris de la femme (niqabs et burkas, piscines séparées…).

     

    C’est en exigeant que soit mis fin à ces mépris que les musulmans pacifiques se feront respecter et apprécier. Ils doivent le faire AVEC les plus fermes défenseurs de la laïcité - comme, par exemple, ceux qui s’expriment dans Riposte Laïque - pas en attendant toujours plus de démission de la part du gouvernement et des partis "de gauche" (lesquels masquent dans la complaisance envers l’islamisme leur renoncement à lutter contre l’économisme).

     

    Est-ce suffisant ? Je ne le crois pas. Les dernières décennies ont clairement montré que la violence religieuse prend sa source dans la croyance en une "volonté de violence de Dieu" chez tous ceux qui composent l’ensemble monothéiste. La pérennité de cette croyance n’est pas fatale. Elle peut être rejetée DE TOUTES les religions. Comme les croyants pacifiques des autres religions, les musulmans pacifiques doivent exiger qu’elle le soit.

     

    J’ai tenté de monter cela dans quatre textes au moins publiés sur ce site (on y accède très vite en tapant agoravox pierre regnier dans une fenêtre de recherche). Mais je voudrais aussi attirer l’attention sur un texte plus ancien qui, en 2010, sera plus que jamais d’actualité : "La Décennie "au profit des enfants du monde" va finir en catastrophe". C’est ici :


    http://www.centpapiers.com/la-decennie-au-profit-des-enfants-du-monde-va-finir-en-catastrophe/1633/comment-page-1/ 

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    Par Pierre Régnier (xxx.xxx.xxx.18) 27 novembre 2009 23:40
    Pierre Régnier

    J’ai quitté puis je suis revenu… et je constate la disparition habituelle. Mais cette fois-ci j’ai pris quelque notes, copié quelques passages de commentaires. Je voudrais alors revenir sur trois d’entre eux.

     @ Jacquesp. Contre certaines "pensées", certaines "valeurs" que vous attribuez au Dieu que vous semblez vouloir défendre et justifier je me sens totalement incapable d’argumenter tellement ça me paraît épouvantable. Je recopie simplement les passages en vous priant de vous relire car je me demande si vous êtes vraiment conscient de ce que vous avez écrit :

    "Qui est le pire des criminels, celui qui tue des corps ou celui qui tue des âmes ?"…/… "Pour Dieu il y a pire qu’Hitler : il y a celui qui ne croit pas du tout à l’âme de l’homme" …/… "Ainsi apparaît la violence de la laïcité, de l’athéisme et de la science qui ont tué l’âme de l’homme dans la plus totale impunité. Qui d’autre que Dieu pouvait réagir à ce crime inconscient ? Dieu, en fait, ne fait que répondre à cette violence là" ….

     @ ambre. Vous dites que des femmes juives ont demandé des plages horaires sans hommes (à la piscine si j’ai bien compris) à Sarcelles et à Strasbourg. Ça me choque tout autant que lorsque ce sont des femmes musulmanes qui font ces demandes, et c’est tout aussi anormal qu’on leur donne satisfaction.

     @ Jeanclaude. À propos de ce que vous appelez le "débat stérile". Vous dites que ma demande (de rejet de la conception violente de Dieu) "n’a plus lieu d’être" parce que "aucun catholique sincère …/… ne fait aucune lecture littérale de l’Ancien Testament ni ne pense appliquer comme "directives opérationnelles" les passages belliqueux de l’AT". C’est votre point 1.

     Il me semble que vous donnez vous-même (inconsciemment) une belle objection à cette remarque, dans votre point 3, en relevant "l’incapacité de l’Eglise, sauf quelques exceptions, à reconnaître les indiens, puis les noirs comme des personnes". Cette "incapacité de l’Église" est justement un très bon exemple de l’horreur à laquelle conduit la folle théologie de la "Parole de Dieu". Relisez le livre de Josué. Selon le pape ACTUEL, dont vous dites qu’il est porteur de la valeur "intelligence", il exprime le "véritable désir de Dieu". Quel est ce désir ? Il veut que Josué massacre tous les cananéens et, pour ça (pour que la contradiction avec son infinie bonté ne soit pas trop voyante) il invente un truc super : l’anathème. Dieu "frappe d’anathème" ceux qu’il veut faire massacrer et le tour est joué : ceux qui sont frappés ne méritent pas le traitement réservé aux hommes non frappés, qui restent en fait les "vrais" hommes.

     Ne pensez-vous pas, Jeanclaude, que les gens d’Eglise étaient très imprégnés de ce vieil enseignement (toujours authentiquement "de Dieu" selon l’intelligent Benoît XVI du troisième millénaire) sur les "hommes non-humains" quand ils bénissaient les massacres d’indiens et la mise en esclavage des noirs africains ? Ils n’avaient pas besoin qu’on le leur répète. 2000 ans après l’Ancien Testament c’était très bien imprégné en eux par la culture de la conception violente de Dieu : il y a des "hommes" qui ne sont pas des vrais hommes et qui ne méritent donc pas d’être traités comme des hommes.

    Il faut lire la Bible et le Coran comme ils ont été écrits, voir honnêtement les dégâts qu’ont provoqué la divinisation et la sacralisation de leurs passages criminogènes, puis DÉ-DIVINISER, DÉ-SACRALISER ces textes. C’est la seule manière de laisser à l’humanité l’espoir de pouvoir se débarrasser un jour de la violence religieuse effective. 

  • vote :
    Par Pierre Régnier (xxx.xxx.xxx.18) 27 novembre 2009 20:20
    Pierre Régnier

    Bon, j’ai bien observé (mais toujours pas compris) l’anomalie technique : quand je poste un nouveau commentaire je fais réapparaître tous les miens qui avaient disparu, ainsi que quelques autres que je n’avais pas lus. Quand je quitte le site, les uns et les autres disparaissent à nouveau et je ne les retrouve plus quand j’y reviens. Je vais donc poster une réponse à quelques commentaires qui sont dans ma mémoire (mais que je ne peux plus lire). Je les posterai et laisserai mon ordinateur en l’état pendant une heure. Ce sera peut-être suffisant pour que quelques-uns puissent me lire un peu.

    Un commentateur (JacquesSP ?) comprend par erreur que je demande la suppression des passages violents des textes sacrés. Non, en aucun cas : on n’a pas le droit de déformer des textes historiques, sacrés ou pas, on n’a pas le droit d’en retirer des parties.

    Jeanclaude (je crois) demande qu’on lise les textes "avec les lunettes" des responsables des religions (ceux qui présentent les pires textes appelant à la violence comme étant l’authentique volonté, l’authentique désir de Dieu). Moi je ne crois pas à cette authenticité (les auteurs de ces textes ne sont pour moi que des chercheurs de Dieu) mais, surtout, je pars de ce qui se passe dans la vie réelle, tout au long de l’histoire, depuis l’invention du monothéisme abrahamique jusqu’à nos jours. Quand des croyants maltraitent, tuent, massacrent très concrètement au nom de Dieu je cherche d’où vient leur schizophrénie criminogène et, surtout, comment on pourrait la faire disparaître. Je ne me satisfais pas du fait que ces criminels vont se faire taper sur les doigts, ou tirer les oreilles au sein de leur communauté religieuse parce qu’ils ont "mal lu" les textes sacrés.

    D’où vient leur schizophrénie ? C’est extrêmement simple ; elle vient de cette trilogie qu’on leur a enseignée depuis toujours comme étant juste lorsqu’elle est énoncée dans la religion :
    1/ Il faut croire en Dieu
    2/ Dieu commande ou a commandé des maltraitances et des massacres
    3/ Il faut obéir à Dieu qui est bon et veut notre bien

    C’est tricher grossièrement que prétendre ne pas voir ou ne pas comprendre que cette triade est criminogène.

    Comment faire disparaître cette base de la violence effective ? Là aussi c’est très simple : il faut faire disparaître cette trilogie criminogène. Faire disparaître. Pas ajouter une tricherie supplémentaire en inventant les "interprétations" tordues pour sauver à tout prix le dogme ou/et le dogmatisme (car je ne suis pas sûr que le mensonge sur la "Parole de Dieu" soit présenté quelque part comme un dogme).

    Olivier Bach, je vais vous envoyer par courriel (j’ai eu le temps de relever l’adresse que vous m’avez communiquée dans un commentaire) la dernière version du petit ouvrage que j’ai envoyé pour la première fois à un éditeur le 15 SEPTEMBRE 2001 (je l’avais alors titré "Pour en finir avec la violence religieuse". Je l’ai réduite en supprimant plus de la moitié du contenu et je l’appelle maintenant "Désacraliser la violence religieuse". Même cette version courte je n’ai pas pu la faire éditer, mais ça n’a plus aucune importance puisque nous sommes maintenant quelques-uns à faire exister sur Internet le débat que ne veulent pas les éditeurs.

    Mais surtout, Olivier, prenez bien en compte ce constat que j’ai fait et qui me paraît prometteur : les CROYANTS sont de plus en plus nombreux à vouloir faire exister ce débat AU SEIN DE LEUR RELIGION.

    Bien cordialement à tous.

     

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