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Accueil du site > Actualités > Médias > Principes d’une société de stigmatisation

Principes d’une société de stigmatisation

La lutte contre la stigmatisation est essentielle - ou, si vous préférez, contre les discriminations. En effet, quand on stigmatise, on appose un stigmate sur une personne, une étiquette qui blesse, par ostracisme. C'est-à-dire qu'on étiquette en pensant pouvoir (se) situer, mais alors - évidemment - sous l'étiquette se retrouvent des personnes qui n'avaient rien demandé. Déjà que quand les personnes le demandent (se revendiquent, s'affirment, telles ou telles) on les affuble - assez vite - de tous les clichés dont l'étiquette se charge ! ... Mais, au-delà des civils, s'est-on interrogé sur le monde entrepreneurial et politique courant ?

 

La segmentation entrepreneuriale publicitaire

Après avoir instauré les mass media comme il advint sociohistoriquement, il faut « libérer » les possibilités de se faire connaître à travers eux : c'est de bonne recette commerciale. C'est-à-dire que, au-delà des bonnes vieilles « réclames » de mamie - qui présentaient les avantages d'un produit sous son meilleur angle statique, - il faut pouvoir mettre en oeuvre tout un storytelling (c'est le nom de la technique) efficace : narration d'histoires.

Que cette narration d'histoires ait un impact sur les moeurs, son auteur le sait, l'essentiel étant de se plier (dans sa communication) au politiquement correct. Le politiquement correct, à savoir : le degré zéro du civisme - d'où évidemment le civisme est absent, puisqu'il s'agit d'abord et avant tout de lucre.

Mais un impact, cette narration d'histoire en a, quoi que les citoyens ne soient pas non plus si dupes. En effet, comme narration d'histoires, le storytelling a fatalement un impact culturel. C'est toute une écologie culturelle, qui est à penser là derrière, avec donc les influences sur nos moeurs, nos façons de faire, nos manières, nos espoirs, nos visions. A commencer, évidemment, par l'incitation à l'achat. Or, c'est que le commerce parle même de publicité comportementale - pour nous entre-conditionner.

Au-delà, puisque les ciblages publicitaires procèdent de la segmentation, demandons-nous quelle différence il y a avec les discriminations, et plus généralement la stigmatistion ? ... Là-dessus, la narration d'histoires et le comportementalisme appliqué, font leurs effets : bien plus que de l'achat, ça stigmatise, en cultivant les clichés d'un groupe social. Et, ce, mais pour encenser le politiquement correct, à vous vanter la valeur dudit groupe social : les commerciaux et autres mercateurs entre nous, provoquent les divisions, qu'ils le veuillent ou non.

C'est-à-dire que, au-delà des bonnes vieilles « réclames » de mamie - qui présentaient les avantages d'un produit sous son meilleur angle statique, - nos modes de communication stigmatisent.

 

L'entreprise, mais aussi la politique, à l'heure du commerce des big data

En plus des éléments dégagés ci-dessus, voici que le marketing politique (c'est son nom) est en plein essor, grâce au big data (1, 2, 3, 4, 5, etc.). C'est-à-dire que, au-delà du comportementalisme appliqué publicitairement aux masses - quitte à faire de la discirimination positive et autres politiques de quotas (« positive », « neutre » ou « négative », c'est toujours discrimination !) ...

... au-delà du comportementalisme appliqué publicitairement aux masses, disions-nous, voici que les personnes censées gouverner procèdent de même, sur la base de toutes ces catégorisations et tous ces critères stigmatisants. Le précepte est le même qu'en bas de l'échelle sociale : « pourquoi se priverait-on ? on ne peut pas faire autrement, tout le monde fait ainsi, si ce n'est pas moi ce sera un autre ». (On appelle cela une « décision » ... )

Mais, comme disait le père d'Albert Camus, de plus en plus rapporté sur Internet et ailleurs - symptomatiquement pour notre époque débridée : « un homme, ça s'empêche » - une femme aussi, naturellement. C'est-à-dire que votre valeur doit se constater à travers le civisme de votre démarche. Or, à l'heure du politiquement correct, ça n'est pas le civisme qui anime les démarches - évidemment pas l'incivisme, non plus, et bizarrement nous vivons une sorte de déshonnêteté raisonnable (emblématiquement : Emmanuel Macron comparant l'économie des foyers pauvres, avec le courage du colonnel Beltrame, sans souci pour les grandes fortunes jamais concernées par le terrorisme ni la pauvreté).

Tous nos bons sentiments surmédiatisés hurlent à la haine de la haine, par peur de la peur (anti-phobies et autres anti-misos) tandis que factivement, nos méthodes et autres pratiques - du haut en bas de l'échelle - plaident en faveur de la stigmatisation. L'esprit de contradiction réserve parfois des surprises ...

Comment le tribalisme postmoderne et autres communautarismes, ne seraient-ils pas entretenus par telles logiques simili-nazies ? où l'on demande : comment les sociétés n'en subiraient-elles pas un choc antisocial à cause de telles logiques, malgré elles ? ...

 

Principes d'une stigmatisation

Aussi aboutit-on à de la stigmatisation à bonne conscience, sur la base du politiquement correct. Or, fondamentalement, rien ne bouge et - justement - rien ne peut bouger.

Des boucles méthodiques sont en place : les masses que nous sommes tous émettent des données => ces données sont traitées, catégorisées, discriminant ainsi bureaucratiquement (dans les Etats comme dans les Firmes) le monde, ruinant par principe les sociétés qui sont normalement sociales, associées => des publicités et des campagnes sont ainsi menées, qui cultivent les données traitées => sur quoi les nouvelles données émises par les masses se ressemblent de plus en plus.

On vante ouvertement des innovations futuristes dans des films communautaires, or c'est le présent des innovations qui restreint tout futur (tels que lesdits films communautaires, par exemple). La stigmatisation au nom du politiquement correct même.

Et au final, le politiquement correct accuse l'extrême-droite (1, 2) afin de mettre un filtre Instagram entre son visage et un miroir. C'est que le politiquement correct est tellement artificiel ... et adieu les vérités, si nécessaires à nos sociétés.

 

A l'adresse des moyennes statistiques, la pseudo-communication règne

Finalement, les communicant·es peuvent aussi bien s'adresser pile-poil à la moyenne statistique, cela produit les mêmes boucles méthodiques, dans le sens d'une moyennisation des personnes. Médiocratie générale.

Mais en s'adressant à une silhouette statistique, les communiquant·es - en définitive - ne s'adressent plus à personne. On appelle communication, dégénérativement, l'incommunication. C'est le fake world des mass media.

Et remarquez bien que chaque groupe social ainsi ciblé, ne l'est lui-même jamais (ciblé) qu'à l'adresse de sa moyenne statistique segmentée. Les communiquant·es communiquent ainsi leur vide bureaucratique au vide médiatique, et de cela i·elles remplissent le monde ...

Désastreuse écologie culturelle - donc désastreuses moeurs, désastreux comportements de masse - strictement cultivée par cette pseudo-communication.

Mal' - LibertéPhilo

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.71/5   (21 votes)




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85 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 9 mai 09:19

    Salut, pas vu passer en modération et déjà là.... smiley


    • Mal' Mal’ 9 mai 17:29

      @Hecetuye howahkan. Alors je vous laisse imaginer ce qu’un tel dispositif a pour impact, lorsque des mercateurs formés ciblent des petites gens - des enfants et adolescents en cours de formation.

      (L’article est en modération depuis avant-hier.)


    • Le421 Le421 9 mai 19:09

      @Hecetuye howahkan
      Visiblement, la liberté d’expression vous ennuie.
      Il a quoi de rédhibitoire cet article ??


    • Mal' Mal’ 9 mai 20:22

      @Le421. Merci.


    • Meshuggah Cyrus 9 mai 21:12

      @Mal’


      C’ est justement l’ intérêt des jours férié , 

      les modérateur qui ne vont pas a la pèche sont bien plus ouvert que ceux qui censurent ce qui ne leur plait pas 

      Courage continuez , ça vaut le coup a lire même pour un cancre en philo ;)




    • Mal' Mal’ 9 mai 22:35

      @Cyrus. Merci.


    • Bloquée par Bernard Dugué, j’aimerais apporter quelques corrections à son Site qui rejoint parfaitement l’article sur la stigmatisation. Manifestement, Dugué ne sait pas ce qu’est un ASPERGER ou un autiste. Ces personnes, même si dans le meilleur des cas, développent des qualités particulière, artistiques, intellectuelles se caractérisent avant tout par leur absence d’empathie et de capacité à communiquer avec autrui. Le fait d’être en dehors ou intégrés dans les système ne fait pas de vous un Asperger. Plus bel exemple d’ASPERGER ou autiste : Zuckerberg qui est l’exemple type du personnage hors-norme, mais parfaitemnt intégré au système « normalisateur ». Dugué manifestement ne maîtrise pas son sujet. Hitler pouvait être considéré comme un asperger ou un autiste. Ce ne sont pas les qualités du psychisme d’une personne qui la définissent comme autiste, mais son incapacité à relationner.


      • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 9 mai 11:21

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Salut

         dans un monde mature le hors norme n’a pas de qualité spécifique, genre bien / mal...

        la norme est une statistique , un chiffre...

        nous ne sommes pas dans un monde d’être matures, alors dans un tel espace le hors norme devient alors soit le haut du panier de crabe, soit celui qui doit être détruit ...

        comme toujours ceci nous renvoie invariablement là ou la pensée humaine ne veut pas aller fouiner : en elle même..

        bon etc bien sur


      • @Hecetuye howahkan

        Le monde fonctionne sur un mode binaire : est ou n’est pas. A ou n’a pas, maman ou putain. .... bon ou mauvais. Incapable de passer à un niveau supérieur et plus mature, donc complexe.

      • @Hecetuye howahkan


        Bach est l’exemple type d’un surdoué atypique qui avait une vie affective et sexuelle harmonieuse (17 enfants dont beaucoup n’ont pas survécus,..très bon père de famille vu sa descendance,...)

      • Mal' Mal’ 10 mai 17:35

        @Mélusine ou la Robe de Saphir. OuI.


      • zygzornifle zygzornifle 9 mai 15:39

        Avec l’augmentation de la CSG les retraités sont stigmatisés etc ....


        • Mal' Mal’ 9 mai 17:31

          @zygzornifle. Oui.


        • Le421 Le421 9 mai 19:12

          La politique du « bouc émissaire » est la grande spécialité des partis extrêmes ou en mal de notoriété.
          Il ne me semble pas que LFI cherche des responsabilités dans des franges de la société. Je dis ça, je dis rien, hein !!
          Nous cherchons plutôt des solutions que des responsables.
          Mais évidemment, c’est beaucoup plus difficile.
          Et quand la nature ne vous a pas mis la lumière à tous les étages...  smiley


          • Mal' Mal’ 9 mai 20:33

            @Le421. Donc, si l’on vous suit bien, LREM est extrême, puisqu’il cherche des responsables - par exemple - chez les cyniques et les fainéants, etc.


          • Meshuggah Cyrus 9 mai 21:27

            @Mal’

            Ne peut t’ on parler d’ extrême centre ? 

          • Mal' Mal’ 9 mai 22:39

            @Cyrus. Si, tout à fait.


          • Meshuggah Cyrus 9 mai 22:58

            @Mal’

            et pour tant en faisant cela , on stigmatise également un groupe de personne peut etre de bonne foi , sur le seul jugement porté sur le leader politique .

            La république ce n’ est pas forcement la démocratie directe , nous sommes guidé dans nos choix ...
            Quid du libre arbitre ou du verdict des urnes quand une masse a qui on as refusé l’ education critique mais que l’ on as gavé de masse média confisque l’ élection en pensant sincèrement « bien voter » recrache le bulletin qu’ on leur as programmé a coup de promesse illusoire .

            N’ est ce pas la tyrannie des idée reçu , qui est notre pire entrave a nous la masse ?(par opposition aux élites )

          • Mal' Mal’ 10 mai 16:15
            @Cyrus. Non, ce qui serait stigmatiser, précisément, ce serait de dire que tous les ressortissants d’LREM sont aussi stigmatisants. Or, je ne fais pas d’amalgame. Il se trouve toutefois, qu’LREM a un fonctionnement disciplinaire-autocratique-managérial, contre tout bon sens représentatif parlementaire. A ce titre, on aurait eu vite fait de les mettre tous dans le même panier, s’il n’y avait eu des dissidences : c’est comme pour tout.

            Pour ma part, par exemple, et pour vous dire, je constate que le FN, aussi détesté soit-il, est un parti admis par la République. J’en déduis qu’il est républicain, par-devers les associations d’idées avec le néo-fascisme, etc. Naturellement, un auditeur lambda ne peut pas le savoir et, habitué aux stigmatisations de masse auxquelles nous sommes habitués, peut bien s’imaginer une stigmatisation d’LREM de ma part ; et pourtant, il faut décrire ce qui est. Constater qu’LREM est une forme d’extrémisme, aussi paradoxal soit-il.

            Quand M. le Président dit « les cyniques et les fainéants », il cultive les clichés sur les critiques et les inactifs, tout le monde le sait. Naturellement, officiellement, M. le Président ne parlait que de traits de caractères ... mais quand bien même ? n’est-ce pas la liberté, qui l’autorise ? Bref.

            Ce sont des discussions complexes, et effectivement les médias ne se donnent pas le temps de les mener - cet article l’illustre.

          • Meshuggah Cyrus 10 mai 18:55

            @Mal’

            Ca me semble assez juste , même si ça demande réflexion .

            Peut être faut il se repencher sur l’ origine du terme , 
            Un stigmate peut être une plaie ou cicatrice durable au masculin pluriel

            Mais cela peut être aussi l’ extrémité du pistil qui va porter la vie et devenir graine si on lui accorde le féminin .





          • Mal' Mal’ 11 mai 09:37

            @Cyrus. Un peu d’humour : à ne pas confondre avec l’astigmate.


          • Meshuggah Cyrus 11 mai 14:22

            @Mal’


            Merci pour l’ humour , ça ne fait jamais de @Mal’ .
            A très bientôt pour votre prochain article.



          • izarn izarn 10 mai 01:13

            Quand on ne veut plus parler de société de classe (Il parait que les classes sociales ça n’existe plus ! smiley ), alors on stigmatise à la place.
            C’est pire.
            Vous ne voulez plus de stigmates ? Revenez à la lutte des classes.
            Relisez Lénine, c’est mieux que d’écouter Macronibus.


            • Jean Roque Jean Roque 10 mai 08:20

               
              2 qui ne se branlent pas aux vertus pour baiser le peuple :
               
              « Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se séparent de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. » A. Peyrefitte. C’était De Gaulle
               
              « Quant à la Loi, à la piété [antiraciste] et à la Religion [droitdelhommiste], qui elles aussi ont prêché ce principe de solidarité, nous savons qu’elles l’ont simplement escamoté pour en couvrir leur marchandise - leur prescription à l’avantage du conquérant, de l’exploiteur, [du Seigneur Mondialiste], et du prêtre [le prébendier ONG négrier du Capital, payé par lui à coté de la journalope...] »
               
              Piotr Kropotkine - La morale anarchiste [modernisée]


              • Mal' Mal’ 10 mai 16:16

                @Jean Roque. Vous n’avez pas compris le sens de l’article.


              • Jean Roque Jean Roque 10 mai 17:29

                @Mal’
                 
                En général je ne lis pas, mais effectivement, sans exemple ad hominem il est difficile de vous suivre, même en survolant.
                 
                « Comme l’explique Stuart Ewen, une 1ère pub pour du lait spécial bébé, montrait la gogochonne pleurant à Noël devant les petits chaussons, ses gogochonnets morts de n’avoir pas consommé du lait industriel.
                Maintenant on ne vante pas le produit pour la gogochonne, on ne la culpabilise plus non plus, mais on flatte la gogochonne elle-même, en disant par ex qu’avec le 4x4 elle accompagne ses enfants faire du raft branché, intégrée, dynamique, où elle va rejoindre son groupe de bobo mondains géniaux faire un branling quelconque avec le coach sportif (colon comme de bien entendu) »
                Gogochon l’indécent mattuvu, Feric Jaggar


              • Mal' Mal’ 10 mai 17:34

                @Jean Roque. « En général je ne lis pas » Ah voilà.


              • Jean Roque Jean Roque 10 mai 17:47

                 
                La convivialité, la bien-pensance, l’éco-responsabilité, l’ouverture généralisée, bref le sourire béat de mise, voilà l’idéologie pratique du Capital.
                Quand César est maître de la grammaire, il est aussi celui de l’axiologie. Et le statu-quo exige des bisounours extrêmement centrés... où des gogochons gueulards de service, opposants préférés, des collabos idiots utiles comme La Baudruche négrière.
                Mais on peut dire la même chose de tout processus, gogochon est un processus, que les nombres vont analyser et paramétrer. Après il suffit de ne gérer que l’intendance, l’intendance de l’économie, l’intendance du gavage de gogochon en biens où idées, et le processus se déroule sans roi sur le trône. Le complot qui domine gogochon, c’est gogochon lui-même... Comme disait Marx, les plus gros capitalistes sont eux-mêmes des aliénés sur un bateau ivre. 


              • Jean Roque Jean Roque 10 mai 18:01

                LES TRACES DE PISSE VIRTUELLE DU GOGOCHON
                 
                « L’Iphone est au gogochon, ce que le doudou est au petit enfant : un objet transitionnel, fétiche rassurant nécessaire à son endormissement" WinniCott
                 
                Les traces de pisse virtuelles servent à assurer la bonne marche de la fourmilière, gouverner l’incertitude du futur, gouvernasse que Zuck nomme “l’économie comportementale”.
                Ce n’est pas de la statistique, qui demanderait l’entrée préalable de “catégories subjectives” déjà pensées (type social, ethnique, lieux etc...), pour seulement ensuite classer, hiérarchiser des données. Mais, à l’inverse, ce sont les données de l’immanence naturelle du virtuel totalisé amorphes (La Nature Big Data) elles-mêmes, qui génèrent spontanément leurs propres catégories, mystérieuses souvent dans l’IA.
                Ce sont les phéromones qui créent les pistes à fourmis, chez les gogochons ce sont les traces de pisse InerBEnet.
                 
                Ces pistes ne “répondent” pas à des “désirs” exprimés intentionnellement, mais anticipent suscitent pour guider elles-mêmes (“anticiper vos désir” dit la pub...) de façon totalement immanente à la Nature capitalistique de la fourmilière.
                Le Capital totalisé se branche ainsi directement sur l’inconscient libidineux du gogochon, pas sur sa volonté où son entendement qui doivent être nanifiés pour assurer le statu quo reproductif.
                 
                Mais, les phéromones numériques font plus, elles formatent aussi la fourmi. Pour avoir reconnaissance des autres fourmis d’InterBEnet, beaucoup de “likes”, la fourmi gogochonne va d’elle-même adapter son comportement virtuel, modifier son profil fesses-boucs etc. Elle s’auto-optimise : le numérique se clôt sur lui-même. Par là, cette forclusion gère et gèle l’autobiographie même de l’animal dans le stau-quo du Capital Total (et même la sélectionne génétiquement par la parade sexuelle fesses-boucs).
                 
                La classique dialectique sujet-objet fait donc intervenir un 3ème larron chiasmatique : la sélection virtuelle et son dessein intelligent caché, que l’animal gogochon ne peut comprendre, mais qui assure la pérennité des gènes du Capital Total.
                La fourmilière est ainsi immunisée automatiquement, naturellement, écologiquement, par les phéromones numériques pissées par les fourmis vertes gogochonnes.

                 


              • Mal' Mal’ 10 mai 19:56

                @Jean Roque. Vous n’avez pas compris le sens de l’article.


              • Jean Roque Jean Roque 11 mai 14:23

                @Mal’
                Alors c’est que vous n’avez pas compris les commentaires.
                 
                « La modernité est la finitude de la circulation hypostasiée et libérée par les réformistes. C’est un néo-conservatisme du faux mouvement limité aux marchandises, capitaux, et personnes, justifié par un empirisme soumettant du ‘il faut faire avec’. Le capitalisme doit apparaître naturel, et tous doivent se soumettre à la Nature. »
                 
                Alain Badiou


              • arioul arioul 10 mai 08:39

                Mon petit Malcom , faut que t’arretes de te prendre la tete , çà te fatigues les neurones. Tout les livres que t’as lu , se brouillent dans ton cerveau. Je te donne un conseil , sois con comme moi et tu verras la vie devient simple comme bonjour. A trop vouloir exploiter son savoir on sombre dans la dépression.


                • Mal' Mal’ 10 mai 16:19

                  @arioul. Votre souci est touchant, et un peu navrant. Enfin, « merci », je suppose ? ... Que cela vous fatigue et déprime, fort bien. Ne projetez pas sur tout le monde ; à se demander pourquoi vous avez pris le temps de me lire et de commenter.


                • @Mal’

                  Vous devriez être flatté, il ne s’attaque qu’aux clairvoyants. Essayant de les entraîner dans les eaux noires de l’obscurité. Simplement pour nous rappeler que se rapprocher du soleil n’est pas sans risque. Mais je vous sens suffisament armé. 

                • Preuve qu’il s’est pris un coup de soleil sur la tête. Il oublie ses chapeaux.


                • Mal' Mal’ 10 mai 17:33

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir. Je ne connaissais pas @arioul.



                • Mal' Mal’ 11 mai 09:38

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir. A chacun·e ses crocs, et l’usage de ses crocs.


                • Sur le site de Bernard Dugué, Colibri a parfaitement saisi le problème du véritable autiste (ou psychotique). Certains contribuent à l’enrichisement culturel, artistiques : Bataille, et bien d’autres,.... Mais la plupart, bien plus nombreux hélas auront effectivement un destin comme dit Dugué : HITLER, STALINE, DE NOMBREUX PDG, DES HOMMES POLITIQUES A LA NUQUE D’ACIER,...Il s’agit de bien distinguer : Elite mortifère et Elite clairvoyante. Un véritable Asperger n’est pas à l’extérieur de la caverne (selon PLATON) : IL L’A DETRUIT. 

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