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  • xa 3 juillet 2008 10:31

    C’est lié, mais je pense que c’est surtout lié au besoin de revoir généralement la fiscalité française, qui est, de mon point de vue, beaucoup trop complexe.

    Je pense d’ailleurs qu’une telle remise à jour du système des prélèvements permettrait de trouver des marges de manoeuvres conséquentes pour l’Etat. C’est dans cette optique que c’est un vaste et autre débat (celui des prélèvements dans leur ensemble, et de fait des dépenses). Mais on peut le prendre en sens inverse : le problème des dépenses donc la modification du mécanisme des recettes.



  • xa 2 juillet 2008 17:49

    ouh là, vous n’y pensez pas... et pourquoi pas diminuer le nombre de fonctionnaires pour gérer les différents étages pendant que vous y êtes



  • xa 2 juillet 2008 17:27

    Mais dans le système bismarck, vous n’avez droit à l’assurance que si vous avez cotisé pour obtenir ces droits. Dans les faits, en France, la santé est prise en charge quoiqu’il arrive. Vous n’avez pas à travailler pour être soigné.

    Du coup, c’est un système qui marche un peu sur la tête : tout le monde a à peu près les mêmes droits à la santé (sauf que les plus pauvres sont pris en charge à 100%, les autres ont besoin d’une complémentaire), ce qui est plutôt bévéridgien, mais la sécu reste financée sur un système de cotisations plus que d’impot, ce qui est plutôt bismarckien.

    Du coup, chaque fois qu’on a besoin de ressource supplémentaire, on doit créer toute une mécanique incompréhensible (augmentation des cotisations, mais comme c’est trop pour certains, on crée des allègements et des exonérations, et comme ca fait trop d’avantages pour certains, on fait des plafonnements d’allègemets et des exceptions à l’exception).

    Franchement, si indirectement je n’avais pas à me préoccuper du casse-tête que les députés français ont l’art de créer via mon boulot (quand je bosse sur des produits pour vous par exemple) ...............

    Du coup, je me dis que la France aurait un système plus simple, lisible donc cohérent si on disait une bonne foi pour toute, la sécu, c’est financé sur les revenus, peu importe leur provenance, puisque tous ont droit à la sécu. Enfin bon, ca ne me concerne pas vraiment...




  • xa 2 juillet 2008 17:14

    Très simple.

    Le secteur, vous vous en doutez, non ? Je suis en Suisse. J’ai été frontalier durant un temps, et devenu résident (contraintes légales de mon poste). Du coup, je connais la Lamal, ainsi que la tarification des médecins, puisque j’y suis soumis. Je connais aussi les motifs de retour en statut frontalier de certains de mes collègues qui le peuvent, puisque leur position ne les oblige pas à être résident.

    Sur les assurances frontalières, oui, il y a des conditions de refus. Dans ce cas, le seul recours, c’est de cotiser à la CMU française (12% du revenu total de la personne) selon le principe des expatriés (donc pas droit à la couverture 100%).



  • xa 2 juillet 2008 16:08

    "cette irresponsabilité des agents de l’État n’est pas une fatalité"

    Je ne crois pas que quelqu’un ait dit que l’irresponsabilité de l’Etat est une fatalité. Juste que c’est l’irresponsabilité passée qui est responsable de la situation.

    On peut accuser le barman de tous les maux, reste que ce n’est pas forcément lui qui boit.


    Lorsque vous dites, comme logan, que ce sont les intérêts de la dette qui crée la dette, c’est faire bien peu de cas des budgets déficitaires des années passées, lorsque le déficit dépassait les intérêts (donc que les intérêts seuls ne pouvaient justifiés ce déficit). Logan nous soutiendra que si on retire les intérêts, alors les budgets sont en excédents, pourtant ce n’est pas le cas (comparez la charge de la dette chaque année avec le déficit, le déficit n’est inférieur à la charge que depuis quelques années, restrictions européennes obliges).


    Mais il est vrai que les intérêts sont devenus un problème aujourd’hui. A qui la faute ? A celui qui a emprunté alors qu’il était déjà très endetté ou à celui qui aurait dû dire "non, vous avez trop d’emprunt, on ne peut plus vous prêter d’argent" ? Est ce la faute de l’alcoolique, qui estime moins fatigant de continuer à boire, ou au barman qui continue à le servir ?


    Si vous pensez à la deuxième option, alors vous devriez expliquer aux épargnants pourquoi ils doivent cesser d’acheter des obligations d’Etat (cela inclut bon nombre d’AV, d’autres fonds de placements utilisant fortement les obligations d’Etat, etc...).

    Lorsque vous dites "
    ni la moindre démonstration de ce que l’intérêt général avait à gagner à contraindre ainsi l’État, c’est-à-dire nous, à payer des intérêts non nécessaire", en oubliant que l’essentiel des dettes sont des obligations d’Etat, les sicavs monétaires, ... dont sont très friands les petits épargnants , qui sont donc coupable, et en oubliant que les intérêts, par le frein qu’ils imposent sur l’accès au prêt participe de la limitation de l’inflation.

    Mais peut etre êtes vous partisant d’une inflation forte (ce qui aurait le mérite de rembourser la dette, même si les citoyens devaient par ailleurs en souffrir personnellement).



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