Qui décident des règles s’appliquant aux banques ? Les banques peut être. Il me semblait que le code monétaire et financier avait été voté par des parlementaires. On m’aurait menti ?
Qui décident de la fiscalité s’appliquant sur l’activité économique et permettant de la réguler ? Les banques peut être ?
Réfléchissez 2 minutes si vous le pouvez encore. L’Etat décide de ses recettes et de ses dépenses, vous voudriez qu’en plus il puisse décider de s’emprunter à lui même et peut être même de ne pas se rembourser plus tard ?
Mais alors pourquoi dénoncez vous cette unicité du pouvoir de l’Etat lorsqu’il décide de vendre les autoroutes, de vendre GDF, de transférer la pub vers les chaines privées, ....
"Et oui, avec les états, il y aurait ENFIN des règles, effectivement définies par les représentants de la nation, c’est à dire dé-mo-cra-ti-qu-ment, contrairement à aujourd’hui où ne rêgne qu’une seule loi ; celle de la jungle, et des intérêts privés des vampires de la finance."
Exactement. Des règles définies par les représentants de la nation et contraignant les représentants de la nation. Ca marche toujours ça. D’ailleurs, le président ne peut pas s’augmenter de 170% sans l’accord de ... euh, de lui même.
LE code monétaire et financier. Les réglementations internationales, les lois pénales régissant les dérives des activités économiques, etc....Ce sont sans doute des règles décidées par les banques pour les banques ?
Et l’Etat qui peut créer sa propre monnaie ne le fera qu’à bon escient ? Vous y croyez vraiment ?
Déjà, je constate que logan a progressé, il a compris que les banques ne pouvaient pas créer indéfiniment de la monnaie.
Bon, la description du problème des liquidités est simplifiée (limitations en fonction des liquidités et de la couverture qui nous aurait amené à l’emprunt sur l’interbancaire et la titrisation du risque dont je pressens, suite à ses différents postes, que c’est en fait cela qui gêne l’auteur dans ces mécanismes).
Cela dit, logan, il y a un point que je ne comprends pas dans votre article, et que vous n’aviez pas exposé clairement auparavant.
"Ce que j’entends par retirer le pouvoir de création monétaire aux banques privées est tout simple, c’est de revenir pour les banques privées au système le plus sain qui soit, elles ne pourront plus prêter que l’argent qu’elles possèderont ... Ce que les banques ont toujours fait quand elles n’avaient pas ce pouvoir de création monétaire"
Vous voulez dire que la banque ne doit prêter que ce qu’elle possède en propre ? (et pas en dépôt par ses clients).
Si oui, alors les banques francaises globalement ne disposent pas assez de fonds pour financer les prêts immobiliers des logements de la région parisienne, une fois ces prêts effectués, il ne serait plus possible de prêter ni pour les entreprises, ni pour les particuliers et encore moins à l’Etat, le temps que les fonds se reconstituent (par remboursement des prêts avec intérêts, donc).
Vous imaginez l’impact sur l’économie d’un tel système.
Si non, vous estimez que la banque peut prêter les fonds mis en dépôt, donc les fonds mis à disposition par ses clients. Dans ce cas, le mécanisme de création monétaire persiste. Vous conservez alors un mécanisme bancaire existant depuis .... Les banques du 18ème fonctionnaient déjà comme cela, c’est dire que cette partie ne date pas de 73.
Donc vous ne changez pas le fonctionnement pour les banques privées lorsqu’elles financent le monde privé. Vous cherchez peut être à limiter cette possibilité en enlevant la possibilité de prêter plus qu’elles n’ont (via l’interbancaire et les mécanismes de couverture). Ce qui, in fine, revient aussi à limiter l’investissement des entreprises et des particuliers (rappelez vous, sur les 12% de création monétaire moins de 3 concernent le secteur public).
Avec quel impact sur l’économie ?
Reste la possibilité que vous vouliez uniquement retirer aux banques le pouvoir de créer la monnaie dont l’Etat a besoin. Dans ce cas, vous voulez juste que l’Etat soit seul maître à bord et sans contre pouvoir sur ce sujet là.
Comme Sysiphe dolit le penser lorsqu’il dit "Il faut être : soit du côté des intérêts privés soit totalement obtus pour ne pas le comprendre"
Il est curieux de voir un fervent défenseur de la séparation des pouvoirs en démocratie (si j’en crois certains postes de Sysiphe) militer en parallèle pour que l’Etat soit seul maitre à bord et sans contre pouvoir en matière de finance (il déciderait des recettes, des dépenses et créerait la monnaie dont il aurait besoin pour compléter son budget comme bon lui chante).
Non non, il serait soumis à des règles .... définies, je suppose, par les représentants de la nation, non ? donc .......... l’Etat ?
Pour prendre l’exemple de l’avion, si le pilote sait qu’il n’a pas les moyens de mettre suffisement de kérosène dans le réservoir pour aller de Paris à Toulouse, il ne tente pas le voyage jusqu’à New York. Est-ce l’avion le responsable ? le coût du kérosène ? ou le pilote qui passe outre et tente le tout pour le tout ?
"Avant la mise en place de ce nouveau système les gouvernements n’étaient pas plus responsables, n’avaient pas moins envie de se faire réélire, ils cédaient tout autant à la facilité de l’emprunt ... Et pourtant ..."
Ils ne cédaient pas à la facilité de l’emprunt, ils cédaient à la facilité de la planche à billets. Reprenez les données économiques du début du siècle dernier, puis entre les deux guerres. Les gvts n’ont jamais hésité à faire tourner la planche à billets. Les conséquences ? Si vous ne les voyez pas, j’en suis navré.
J’ai regardé les deux graphiques avec intérêts ( :)) mais il y a un truc que je ne comprend pas, et que vous allez pouvoir m’expliquer.
En 80, les intérêts de la dette sont inférieur au déficit public. Donc comment peut on avoir une dette inférieur l’année suivante ? Le reste du déficit disparaît ?
Idem en 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 88... non, pas en 88. En 88, on a un solde stabilisant (la dette ne progresse pas, les coûts financiers de la dette ne changent pas).
Je n’ai probablement pas été assez loin dans mes études mathématiques pour comprendre ce concept du déficit hors intérêts qui réduit la dette.
Je ne dédouane pas les banques et les épargnants de leur responsabilités. Mais je trouve choquant que vous dédouaniez l’Etat des siennes (relisez vos postes, l’Etat n’y est pour rien, ce sont les banquiers qui ont tout fait).
Encore une fois, on peut blâmer le barman, mais il faut dédouanner l’alcoolique de sa propre responsabilité.
De 73 à 2007, seuls 8 budgets (74, 78, 79, 4 années sous Chirac/Jospin, et 2006 puisque le déficit a été tout juste inférieurs aux intérêts) présentent un déficit inférieur aux intérêts de la dette. Sur 35 budgets, 27 ne peuvent justifier le déficit que par les intérêts de la dette.
27 / 35 = 77%. Ce n’est pas certains budgets, c’est les 3/4 des budgets pour lesquels on ne peut pas dédouanner l’Etat de ses choix.