« Quand au gouvernement , si un chef d’entreprise gérait sa boite comme »ils« gèrent la france, il aurait fait faillite depuis longtemps. »
+ « Trop c’est trop »
Je suis d’accord. Mais les électeurs doivent assumer leur choix. Ils ont choisi les gouvernements, donc les politiques suivies.
Pour qui avez-vous voté en 2007 ? Pour des députés prônant la justice fiscale, un franc nettoyage des comptes publics pour supprimer l’inutile et renforcer l’utile, des députés prônant le bien de la nation (au sens les francais dans leur ensemble) et non delui de la catégorie truc ou de la catégorie bidule ?
Selon le cas et votre estimation du respect de votre choix, confirmez ou infirmez aux prochaines élections, sans faire de cas personnel (votez pour une politique et non pour un individu ou un parti).
"Les marchés de l’électroménager/voiture sont en renouvellement aux USA
depuis très longtemps et cela n’a semble-t-il pas eu un tel impact."
Vous avez dû remarquer que la croissance américaine a toujours été plus forte, et que, justement, les résultats de ces secteurs aux Etats Unis ont toujours été très fort. Parce que les américains sont les premiers à pratiquer ce que j’appellerai le renouvellement d’opportunité, alors que nous pratiquons plutôt le renouvellement de nécessité (on change de four lorsque celui que nous avons ne fonctionne plus).
Pour les voitures, il suffit de regarder le parc automobile hors société. Son age en Europe est largement supérieur à celui des USA : nous changeons moins souvent de véhicule. Ne nous leurrons pas, cela a un impact sur l’emploi dans ce secteur.
Et j’insiste : le passage d’une économie d’équipement à une économie de renouvellement est fort. Prenez l’informatique, qui est un exemple grandeur nature et international du phénomène : la croissance à 2 chiffres de toutes les sociétés liées à l’informatique est de l’histoire ancienne.
Dans un monde où l’usage de l’informatique explose, curieusement, le nombre d’unité vendue est relativement stagnant. Prenez les résultats des grands constructeurs, des fondeurs, des fabricants de carte mère, etc... Les ordinateurs complets se vendent moins bien, le marché se maintient sur de nouveaux usages informatiques (les netbook par exemple ont remplacé une partie des ventes de notebook, qui eux mêmes ont phagocyté le marché des desktops).
C’est normal. Il y a quinze ans, pour aller sur Internet, vous aviez besoin d’un modem, puis l’ADSL est arrivé avec ses usages, un besoin de mémoire et d’espace de stockage qui ont rendu le renouvellement du matériel nécessaire. Puis la vidéo, avec de nouveaux besoins en son et image (carte gérant le h264 par exemple).
Et maintenant ? Vous prenez un utilisateur moyen, vous lui offrez un ordinateur de base, vous répondez à 95% de ses besoins sur une durée ..... indéterminée. Pour les jeux, il peut être amené à mettre à jour son système régulièrement, mais pour les autres usages ?
Du coup le marché du matériel se tend légèrement. Et pour dynamiser le marché, on crée du besoin.
Ex : sur un ancien portable Dell que je possède, le changement de batterie cette année est .... 6 fois plus cher que le changement de batterie il y a 5 ans. Résultat, ce portable replit son rôle parfaitement, mais le changer revient au même prix que changer sa seule batterie. Si ce n’est pas un besoin induit, qu’est-ce donc ?
Idem pour nombre de pièces détachées, dont la valeur de base est telle qu’on se pose la question entre réparer et remplacer.
C’est ça le passage d’une économie d’équipement à une économie de renouvellement. Ce n’est pas nécessairement un drame (bien qu’écologiquement la question se pose réellement), mais une économie de renouvellement est moins dynamique qu’une économie d’équipement.
"Est-il vraiment raisonnable de toujours vouloir dissocier la politique
économique de cette époque avec les résultats en invoquant la
« guerre » ? En 1970 la guerre avait toujours autant d’impact ?"
La politique en question est liée à la reconstruction SUITE à la guerre. Sans la guerre, il n’y aurait pas eu de plan marshall, pas de besoin de reconstruire le pays donc des investissements liés, etc... Une grosse partie de la politique a été, justement, de reconstruire le pays.
L’autre partie a été, via l’indexation des salaires, la consommation rendue possible par l’absence d’équipement liée en partie à la guerre, et pour une part plus importante au sous équipement des ménages.
Ce sont les deux points que je citais justement : la reconstruction et le sous équipement (donc le retard).
Et justement, regardez le résultat : dès la moitié des années 60, la croissance faiblie, du fait que les besoins de rattrapage diminue.
Reprenez plus sérieusement cette décennie : en 76 déjà les barres (de HLM) qui étaient le nec plus ultra des années 60 étaient considérées comme un lieu de génération de chomage, d’échec et de désordre potentiel.
Les trente glorieuses étaient mourantes. La première crise pétrolière viendra porter un coup mortel à cette période faste, la suivante confirmera.
CAT ... Vous pensez aux CAT bonds, ou aux comptes à terme ?
Les premiers sont liés aux risques (ce sont des dérivés), les seconds ..... financent les BTF et les BTAN du trésor.
Réfléchissez : vous croyez qu’une banque vous donne des intérêts
ex-nihilo ? Elle les gagne ailleurs d’abord, en placant votre argent
sur des produits plus ou moins fiables selon le risque auquel vous avez
souscrit !
C’est valable pour tout titre. Si vous recevez un intérêt, c’est qu’il y a un titre financier derrière, plus ou moins risqué. Pour les produits courts termes, ce sont des BTAN et BTF et éventuellement des prêts bancaires vis à vis de particuliers ou d’entreprises.
Plus le produit est fiable, plus le sous-jacent le sera pour limiter l’impact sur les fonds propres de la banque (qui doit vous verser les intérêts même si le sous jacent ne produit rien). Du coup, les produits les plus fiables sont basés ... sur les titres d’Etats.
« des monétaires parmi les petits épargnants »
Vous voulez des produits liés aux monétaires ? La Banque Postale, Caisse d’Epargne, le Crédit Coopératif, et bien sur la BNP, le CA, les BP, les CM, ... proposent de tels produits. Ce sont mêmes des produits très proposés : en AV pour les adultes, en Sicav directe pour les mineurs, sous prétexte que c’est fiable et que ca rapporte un peu plus que le livret A. (et puis les conseillers sont commissionnés).
Idem pour les OATs qui sont vendus dans un package « assurance-vie à 4% net garanti en .... » dont la pub passe tous les jours à la télé.
Par contre, une assurance-vie mixant des actions de 2 zones de dynamismes différents, des obligations d’Etats fiables (ex Allemagne) et risquées (exemple Grèce), de l’immobilier, avec des arbitrages dynamiques et offrant un rendement annualisé depuis 5 ans de plus de 7% nets ... vous ne trouvez pas ca dans une banque, mais auprès d’un CGPI ou d’un GF ...... que ne rencontrent pas les petits épargnants.
Et passé un certain revenu, le conseiller ne vous appelle pas parce qu’il n’arrivera probablement pas à vous coller ces produits, compte tenu du rendement faible. Le livret A, on le propose aux faibles revenus, pas aux revenus plus élevés (à qui on proposera de l’assurance-vie plus ou moins dynamique selon les moyens, un PEA ou un PA, voire une gestion complète pour les plus hauts revenus).
« D’une part, trouver normal et accepter qu’il faille compléter soi-même sa retraite afin qu’elle soit décente »
Là n’est pas le problème. La question est : est-il légitime ou non d’épargner ? que ce soit pour améliorer votre retraite ou pour vous offrir des extras n’est pas la raison.
L’essentiel de l’épargne n’est pas constituée POUR de la retraite, mais plutôt pour des loisirs ou en secours.
L’épargne en complément de retraite, c’est un phénomène récent. La dette sous forme d’obligations, ca fait 40 ans que ca existe, vous vous doutez bien que tout n’est pas « pour améliorer la retraite ».
Quand au fait que la retraite doive être constituée par épargne, vous pensez ce que vous voulez. Cessez d’épargner puisque l’épargne n’a pas de raison d’être.
« son argent est utilisé par les grands agrégateurs d’épargnes qui vont faire dégorger à n’importe quelle entreprise du 15% »
Non. Les petits épargnants ont peu d’actions. De mon point de vue, ceux qui ont des plans actions NE SONT PAS de PAUVRES EPARGNANTS. Ce sont des épargnants AYANT LES MOYENS DE PERDRE LEUR EPARGNE.
Et ce n’est justement pas de ceux là dont on parle.
Dans le genre argument spécieux, confondre ceux qui achètent des sicavs monétaires ou obligataires indexées sur l’Etat, ou des assurances-vie « à taux fixe et faible » avec des épargnants privilégiant la rentabilité des actions mais aussi le risque de perdre leur épargne ..................
« c’est d’eux même qu’ils la retirerait fissa, leur épargne en action. »
Je n’ai jamais constaté cela, même en expliquant à ceux qui ne comprennent pas la bourse ce que c’est : ceux qui peuvent se permettre de perdre une partie de leur épargne choisisse une épargne dynamique, offrant un rendement potentiel important mais un risque de perte, quitte à ce que les fonds choisis soient des « liquidateurs », les autres choisissent une épargne plus « pépère » mais censément garantie .... tant que l’Etat paye ses dettes.
Les premiers pratiquent tout autant que les électeurs le « c’est pas de ma faute » (si le fond de placement dont j’exige 10% de rendement annuel, exige 15% à la boite qui m’emploie et qui va me licencier pour respecter ce rendement).
Les seconds pratiquent tout autant le « c’est pas de ma faute si l’Etat peut eprunter à gogo parce que j’accepte de lui prêter, même si l’Etat réduira ma protection sociale pour me rembourser mon argent plus tard ».
Pire, les salariés actionnaires de leur propre boite sont souvent les plus virulents sur les fonds imposant le dégraissage, mais aussi les plus tenaces sur la hauteur du bénéfice et du dividende.
Pour compléter sur la TVA, pour revenir à la copropriété, pour poser une antenne satellite personnelle, il vous faut (selon le réglement de copro en vigueur), l’accord des autres copropriétaires (le droit à poser une antenne étant une légende urbaine).
Par contre, pour enlever cette antenne qui défigure le batiment, nul besoin d’accord.
D’où le « certains aménagements nécessite l’accord ».