"Si il y a des économies à faire sur les budgets de fonctionnement
(budget de l’Elysee par ex), l’essentiel de l’argent prélevé est
redistribué et non perdu comme trop de gens le croient."
L’essentiel des dépenses de l’Etat concerne les salaires des fonctionnaires. On peut estimer cela globalement comme de la redistribution. On peut aussi se poser la question de la pertinence réelle des postes ouverts et maintenus par rapport aux services rendus.
Libre à vous de ne pas utiliser leurs services. Il suffit de retirer de vos comptes tout l’argent déposé par votre employeur et de vivre en liquide uniquement.
« Il suffit de dénoncer la prétendue dette, et il n’y a plus de déficit public. »
Les intérêts, c’est 44 milliards en 2008, un poil plus en 2009. Le déficit c’est 140 milliards. Les 100 milliards restants, vous en faites quoi ? Vous ne payez pas les fonctionnaires pour annuler le déficit ? vous ne payez plus vos dépenses ?
Dans le même temps, annuler la dette, et sans même réfléchir au fait que techniquement cela supprimerait l’euro de fait, et entrainerait la disparition pure et simple de 18 trilliards d’actifs, ce serait annuler les PERP, PEP, PEL, CEL, LA, LDD .... bref tous les mécanismes d’épargne des petits épargnants.
Bilan : un Etat désendetté, moins de 50 milliards annuels d’économie pour le budget, et dans le même temps toutes les épargnes des plus modestes annulées.
Les riches ? Eux ont les moyens de DIVERSIFIER leur épargne, donc ne sont exposé que faiblement aux titres d’Etat qui sont garantis, mais peu rémunérateur.
Réflechissez : qui proposent des assurances vie à « 4% nets garanti » et épargne similaire (compte à terme, fond garanti, etc...) ? Pas les gestionnaires de fortune, mais les assureurs et banquiers ciblant explicitement une clientèle à petite épargne qui ne peut se permettre de voir une partie de cette épargne disparaitre en fumée.
Rappel : il y a plus de 30 millions de titulaires d’une assurance vie ou plan d’éparne assimilé (préfon, PEP, PERP, etc....). Soit ... la très grosse majorité de la population active chomeurs, handicapés et retraités inclus. Sont-ce uniquement des riches ?
1) "suppression ou plus sévère plafonnement des niches fiscales :
sur un total de 75 milliards ..."
La loi TEPA stipule de nouvelles niches
fiscales. Il y a un risque que vos 75 milliards inclus ces 15 milliards.
Par ailleurs, on pourrait allez à 50 ... Il faudrait avoir le détail des
niches pour le dire, mais, si on s’en tient aux seules niches
concernant les personnes physiques, on a :
- la PPE pour 5 milliards
- la non fiscalisation des allocations pour plus de 2 milliards
- la non fiscalisation des livrets réglementés (LA, LDD, LEP, PEL, CEL)
pour 4 milliards
- les heures supplémentaires pour 500 millions d’IR et plus de 3
milliards de cotisation
- la non fiscalisation de l’APA pour 350 millions
- les abattements pour les personnes agées ou invalides de conditions
modeste pour 300 millions
- l’exonération des plans d’épargne populaire pour 500 millions
- les dons aux associations pour 1 milliard
- l’exonération des indemnités pour accident du travail pour 1 milliard
Soit une bonne vingtaine de milliards qui sont, grosso modo,
intouchables car concernant les petits revenus. Ca laisse peu de marge
pour « descendre » les niches de 75 à 25 ...
2) "suppression des paradis fiscaux et intransigeance à l’égard
de
l’évasion fiscale et la fraude fiscale en général, qui est
estimée entre 30 et 50 milliard par an"
- Supprimer les paradis fiscaux ne se décrète pas. Ce sont des Etats
indépendant mettant en place une fiscalité interne sur laquelle nous
n’avons rien à dire.
- l’intransigeance à l’égard de l’évasion fiscale ?????? Par définition,
l’évasion est légale ... sinon c’est de la fraude fiscale. Donc
de quelle intransigeance parlez vous ?
La seule parade serait de modifier notre système fiscal, pour imposer,
par exemple, les revenus à la source et selon la localisation des
revenus, et non selon la résidence fiscale. Mais cela nécessiterait une
profonde révision de la fiscalité, et le principal problème de cette
refonte réside dans le mécanisme actuel du quotient familial qui rend difficile
le prélèvement a priori avec remboursement in fine du trop prélevé.
300 euros / mois pour la mensualité (contrat d’entretien inclus) 100 euros d’essence par mois, soit 1500 km à 1900km par mois selon le prix du carburant (1500 pour un diesel à 1.22) 46 euros / mois d’assurance
Total 446 euros par mois de dépense réelle, sur une voiture neuve d’une valeur d’un peu plus de 12000 euros qui répond à votre calcul de déduction ... Après paiement de la voiture, elle reste déductible dans les mêmes conditions, mais son coût réel mensuel devient bien inférieur.
Avec un véhicule d’occasion, on peut descendre ce coût, acquisition incluse. Et hors acquisition, même s’il faut prévoir un budget réparation, il n’atteint pas les 300 euros par mois.
Pour le repas, libre à vous de préférer le restaurant d’entreprise à 5 euros par mois avec des produits non frais qu’un repas préparé par vous même. Mais ca reste un choix (comme vos 150 euros de cigarettes mensuelles dans d’autres de vos commentaires).