"Demandez aux personnes qui sont dans une SCI. En pratique dès que l’on
est plus de 3 ou 4, rien ne peut être décidé, tout est bloqué et avoir
l’autorisation de faire un simple trou avec une perceuse devient un
parcours du combattant.«
C’est vrai.
»Celui qui est réellement le chef dans cette
configuration, c’est le syndic«
??????????????????
Le syndic n’est responsable QUE de la gestion de la COPROPRIETE. Il n’est décisionnaire que si votre trou concerne une partie commune.
Et dans ce cas, SCI ou non, c’est la copropriété dans son ensemble qui donne son accord, via le syndic s’il est mandaté pour (cf assemblée générale donnant différent pouvoir au syndic), via le conseil syndical sinon (le conseil élu représentant les copropriétaires), sous réserve que le trou en question soit plus important et nécessite une décision en Assemblée Générale (ex : changer une fenetre).
Mais vous pouvez comparer l’Europe à une copro : il faut l’accord de la majorité des copropriétaires pour faire certains aménagement interieurs à votre logement (dans le cas des Etats, par exemple, pour modifier la TVA).
»la commission, instance non élue faut-il le rappeler."
Les ministres non plus. Les directions générales (publiques comme privées) non plus.
"personnellement, je me déclare sec de compassion pour les personnes qui
se sont précipités sur ces supports assurance vie tout avides de faire
une super affaire."
Sauf que les avides de super affaire se sont précipités sur des assurances-vie utilisant des fonds actions (dynamiques, rémunérateurs), produits destinés à des personnes ayant une épargne importante et diversifiée.
Les assurances-vie basées sur les OATs sont celles à taux garanti. Des petites assurances-vie de quelques centaines à quelques milliers d’euros. Des Plans d’Epargne Retraite Populaire, des Plans d’Epargne Populaire, etc ...
Et puis, dans la dette totale de la Nation, il y a .... les livrets A, LDD, CEL et PEL et les LEP (réservés aux non imposables).
Libre à vous ne n’avoir aucune compassion pour l’instituteur dont le plan de retraite complémentaire repose sur les OAT. Libre à vous de n’avoir aucune compassion pour les ouvriers qui ont péniblement mis de côté sur une vie entière dans des placements sécurisés (38 millions de détenteurs sur 55 millions de personnes majeures).
Question : avez vous une épargne et sous quelle forme ? Vérifiez si vous êtes concerné ou non, et revenez nous dire si vous êtes libre de toute compassion.
"L’argument principal, si je l’ai bien lu c’est : l’euro est une bonne
couverture sous laquelle on peut faire toutes les bêtises. N’enlevons
pas la couverture !"
Je ne sais pas si c’est la thèse de l’auteur (je ne l’ai pas pris comme cela), mais c’est, semble-t-il, la thèse de nos dirigeants depuis longtemps.
Or c’est l’un des problèmes de la zone : l’euro nous protège de fluctuations monétaires difficiles à encaisser pour des zones économiques restreintes, mais ne nous dédouane pas de nos turpitudes monétaires.
Pour partager une même monnaie, il est nécessaire d’avoir un semblant d’uniformité économique, ce que le pacte de stabilité devait fournir en encadrant la dérive monétaire des états composant l’union. Or c’est la France qui a balancé aux orties toutes les règles encadrant la zone monétaire, actant de fait qu’elle considérait que la couverture permettait de laisser faire.
« le déficit est il réellement de 3 fois les intérêts ??? »
Le déficit est de 162 milliards au dernier décompte. Les intérêts de la dette sont à 48 milliards. Donc ....
« la réponse se fait sur 2 plans »
La réponse DOIT se faire sur ces plans même sans prendre comme hypothèse le non remboursement de la dette (qui au passage mettrait sur la paille les plus pauvres des 38 millions de détenteurs d’assurance-vie en France, qui ne sont pas tous des riches sauf à que me démontriez que 60% de la population est riche).
Donc, même en ASSUMANT nos choix passés (qu’ils soient bons ou mauvais), doit se poser la question : - des dépenses utiles ou non - des recettes incohérentes.
QQ exemples : - les intérêts d’emprunt, on supprime. Ca coute cher et ca ne sert à rien. - les scellier, robien et touti quanti, idem. - Les allègements de charges sociales, on les supprime intégralement. Ensuite, on réfléchit à lisser les taux de prélèvements globalement pour un montant similaire. Bref on modifie la structure de ce prélèvement, au lieu d’ajouter 350 couches d’exceptions sur un principe général. Idem pour le bouclier : si on veut limiter l’imposition maximal, on le fait par la construction d’une fiscalité générale, et non par l’ajout d’exceptions sur exceptions dérogatoires à des exceptions. - la TVA à 5.5 dans la restauration : on supprime. Ca coute plus de 6000 euros par emploi « sauvé » (on ne parle même pas d’emploi créé). - les retraites : on passe aux comptes notionnels. Ca reste de la répartition, et ceux qui veulent partir tôt choisissent eux mêmes d’avoir une retraite amputée. On crée un contrat particulier, en sus du contrat de travail classique, permettant à un employeur et à un salarié de fixer une durée minimale de travail, afin d’éviter le coup du « j’embauche pas à 57 ans, parce qu’il va me claquer dans les doigts dans 3 ans ». - on supprime les CDD et autres contrats stupides. Le CDI redevient un contrat à durée INDETERMINEE (ce qui signifie plus de souplesse pour le licenciement). Pour compenser cette souplesse, on prend en charge IMMEDIATEMENT les chomeurs, et non après 2 mois de galère.
etc ...
J’ajouterai surtout 3 points totalement crétins de la fiscalité francaise : - le quotient familial est surdimensionné. Son coût global est de 38 milliards par an (cour des comptes). Il doit être revu à la baisse pour ne pas pénaliser les célibataires plus que de raison. - le plf doit être supprimé. Les revenus mobiliers sont des revenus ... donc doivent être taxés comme des revenus à l’Impôt sur le REVENU. - la CSG, qui est un impot minimal sur tout revenu, doit être supprimée et intégrée dans l’IR, quitte à imposer au pemier euro.
Toutes ces questions, point besoin de se poser la question du montant de la dette pour y répondre. Il faut FAIRE UN CHOIX, comme l’ont fait les suédois (qui, tient, curieusement, ont sû régler leur problème de dettes), les finlandais (idem). Mais il faut reconnaitre qu’ils n’ont pas attendu 2010 pour prendre ce problème en compte.
Mais ce choix, les électeurs ne le feront pas. Ils n’ont pas plus le sens de la Nation que ne l’ont les hommes politiques actuels : ils voteront essentiellement par rapport à leurs propres intérêts, sans se poser de questions sur le reste. (« pourquoi devrais-je me priver quand les autres .... », « c’est pas de ma faute si j’ai choisi un gvt pour un programme qu’il avait annoncé mais que je ne voulais pas en fait », etc ...)
A un moment, il faut aussi que les électeurs ASSUMENT leurs choix, et les décisions qui découlent de ces choix.
« Ce qui signifie donc, qu’en retrouvant notre souveraineté, nous n’avons plus besoin d’emprunter sur »les marchés« . »
Question : la dette en 1950 était de 0 ? en 35 ? en 23 ? en 1912 ?
Pourquoi donc un service spécialisé dans la gestion de la dette a-t-il été crée en 1814 si la dette était nulle lorsque l’Etat battait sa propre monnaie ? Pourquoi donc Blum a-t-il du recruter du personnel en raison de la complexité de la dette de l’Etat en cours en 36 ?
Mince. C’est peut ’etre parce que la dette nulle en 73 est uniquement due à une période de croissance exceptionnelle directement liée à la reconstruction du pays suite à, un détail de l’histoire sans doute, une guerre mondiale ayant ravagée le pays ?
« Mais, au fait, pourquoi donc, les Etats doivent ils emprunter au »marché« (banques) ? »
Pour éviter de faire comme avant les deux guerres mondiales, l’Etat s’étant à ces deux périodes reposé sur sa capacité à fabriquer de l’argent pour dépenser plus que ce qu’il aurait pû sans cela. L’idée était d’instaurer un contre-pouvoir à l’Etat : il ne peut emprunter que si on accepte de lui prêter, ce qui devrait en théorie limiter son appétit.
D’ailleurs, les premières années, l’Etat a eu du mal à emprunter de cette manière (d’où le grand emprunt giscard).
Le résultat est loin de l’idée initiale, puisque l’Etat peut manifestement emprunter comme bon lui semble. Donc le contre-pouvoir ne fonctionne pas.
Rappel : à l’époque, l’idée que la Banque de France soit INDEPENDANTE de l’Etat était totalement inconcevable. D’ailleurs, cela l’est toujours, si l’on regarde les critiques sur l’indépendance de la BCE.
Mais point de contre-pouvoir sans indépendance.
Après, libre à vous de voir des complots partout. Répondez juste à une question : les personnes les plus à même de comprendre un problème (politique agricole par exemple, politique de l’emploi) sont-elles les personnes de terrain (agriculteurs et métiers de l’environnement pour le premier, employeurs-syndicats et chomeurs pour le second), oui ou non ?
Si oui pourquoi le reprocher quand le domaine est la gestion des finances d’un Etat ?
« Faux, si la France fait défaut, il est plus que probable que tous les investisseurs se presseront au portillon pour prêter. » + « . A ce sujet, le cas de l’Italie fasciste »
Révisez votre histoire financière italienne. L’Italie ne financait pas ses déficits publiques par OAT sur les marchés. Par ailleurs, les investisseurs qui se sont précipités en période mussolinienne sont ceux liés à la reconstruction suite à la guerre et à la préparation de la suivante ... comme en Allemagne, d’ailleurs, et comme en France après chacune des deux guerres.
Or nous ne sommes pas en suite de guerre. Pas de reconstruction à venir. Voudriez vous une petite guerre mondiale, histoire d’avoir une nouvelle période de forte croissance suite à la reconstruction ?
(note : certains esprits chagrins estiment que c’est l’une des raisons de l’intervention en Irak : la part de croissance interne issue des deux guerres américaines, via les colossales dépenses militaires)
Un détail : sortir SEULS de l’Euro ne modifiera pas la dette actuelle libellée en Euro. Elle est due en Euros et sera remboursée en Euros.
Si le franc passe de 6.55957 pour 1 euro à 8 pour 1 euro (soit 18% de chute), alors les 1200 milliards de dettes de l’Etat seul passent de 7870 milliards de « francs liés à l’euro » à 9600 milliards de francs non liés à l’euro.
« D’un autre coté, si la France n’a plus à régler des intérêts de dette »
Dans ce cas, c’est considérer que la France refuse de rembourser la dette .. ce qui signifie aussi que la France ne peut plus emprunter.
Question : le déficit étant de plus de 3 fois les intérêts, comment financez vous, dans ce cas, les dépenses restantes ?