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  • xa 25 mai 2010 15:35

    « bizarre, lorsque la Grèce a décidé de la monter la TVA, personne n’a regimbé. Dans l’autre sens par contre ... »

    Non parce que l’augmentation est libre, puisqu’elle n’induit aucune concurrence avec les autres pays. Contrairement à la baisse, qui pourrait induire une concurrence fiscale avec les voisins.

    « Lorsque comme en islande le parlement adopte une mesure rejetée par 93% de sa population, il y a comme qui dirait un iatus ! »

    Je suis d’accord. Comme lorsque les députés acceptent un traité refusé par référendum.

    Mais faute de pouvoir « référender » sur tout, il faut bien un moment ou un autre décider de déléguer des pouvoirs à des représentants. Or c’est le cas de la commission. Nous avons délégué à notre gouvernement le droit de choisir des membres pour la commission, comme nous avons délégué le droit au Président de choisir ses minitres, etc...

    Dans tous les cas, ces hiatus doivent être recadrés .... lors des élections.

    On en revient au problème initial : l’électeur doit assumer ses choix. Des choix qui ont créé la dette (le refus des députés préconisant une responsabilité plus importante des choix politiques dans l’accroissement de la dette), des choix qui ont créé le problème des retraites (faute d’accepter de le traiter au début des années 90, en préférant remettre à demain une réforme comme celle que les suédois ont mis en place dès 91, 20 ans avant nous), des choix qui ont abouti à la naissance de l’Euro pour les détracteurs de cette monnaie qui ont voté pour les députés ayant défendu cette monnaie, etc....

    Malheureusement, la plupart des électeurs que je connais pratiquent le « c’est pas de ma faute ». :
    - C’est pas de ta faute si Sarkozy pratique cette politique ?
    -« Non, c’est pas ce que je voulais »
    - Mais tu as voté pour lui.
    - « bin oui »
    - alors c’est de la faute de ceux qui ont voté contre lui s’il applique la politique qu’il avait annoncé lorsque TU as voté pour lui ?
    - « ........... »

    Et depuis 3 ans que ce « c’est pas de ma faute s’aggrave », je commence à en avoir plein le ..... si vous me passez l’expression. Donc, que ceux qui ont voté Sarkozy assument leur choix. Que ceux qui ont choisi leurs représentant à la région, au département, à la Mairie assument leurs choix.

    Un électeur responsable, ca, pour le coup, ce serait un changement !



  • xa 25 mai 2010 15:24

    Ulysse

    Autre chose. Les trente glorieuses.

    C’est curieux, mais les gens en parlent comme de la panacée. Il serait peut être bon de se rappeler :
    - que les trente glorieuses sont le résultat .... d’une GUERRE MONDIALE. D’ailleurs, après toutes les guerres importantes, il y a une forte phase de croissance.
    - les entreprises ont découvert, dans les années 80, le retour de bâton des trente glorieuses : le taux d’équipement, et la chute du besoin primaire.

    Ex typique : l’électroménager était un secteur ultra porteur dans les années 60/70. Et puis, chute brutale : les ménages étaient équipés, et le renouvellement faible ne compensait pas la perte d’activité.

    L’informatique commence à connaitre ce problème. Pour maintenir sa croissance, elle fabrique le besoin (ex : les jeux imposent de nouvelles technologies graphiques qui nécessitent le renouvellement complet du système). Idem pour la Hifi (arrivée du Blue ray —> renouvellement, ce qui n’empeche pas la création d’une nouvelle techno, 3D, qui nécessitera une nouvelle mise à niveau des équipements).

    Les trentes glorieuses, c’est aussi cette consommation utile mais forte du fait du non équipement des familles. Or ce non équipement est devenu marginal. Pire, si on prend le parti des décroissants, ce non équipement devrait s’accroitre ... du fait d’une consommation raisonnée en terme de besoin réel et non de besoin induit par le marketing.

    Difficile de dire simplement « il suffit de reproduire les 30 glorieuses » sans avoir les conditions initiales.



  • xa 25 mai 2010 15:09

    Ulysse

    Ce sont deux hypothèses à part.
    1) passer au franc sans annuler la dette
    2) annuler la dette (ce qui va de fait détruire l’euro)

    Dans le cas 1, ca ne marche pas : la dette explose du fait de la dévaluation du franc qui rend cette dette (en euros), bien plus volumineuse donc dure à rembourser. Et faire fonctionner la planche à billets ne provoquant qu’une dévaluation plus importante, le problème est insoluble dans cette hypothèse.

    L’inflation ne gomme les dettes QU’AU SEIN d’UNE MEME MONNAIE !

    Dans le cas 2, le problème est alors l’explosion de l’euro dans son ensemble. 1500 milliards d’euros disparaissent du jour au lendemain du fait du refus de la France de rembourser. Sans même regarder du coté des 450 milliards d’épargne francaise disparaissant, cela induit la disparition d’une valeur tangible supérieure aux prêts subprimes défaillant depuis le début de la crise.

    Et ce sans regarder les dérivés sur cette dette.

    Pour maintenir l’euro en vie, il faudrait alors que les autres membres de l’euro reprennent à leur compte cette dette, ce qu’ils ne peuvent faire. Du coup, c’est l’explosion de cette monnaie, ce qui ferait plaisir à ses détracteurs.

    Mais l’explosion de cette monnaie, c’est alors plus de 15000 milliards d’actifs tangibles qui disparaissent.

    A votre avis, quel impact au niveau mondial ? Une simple remise à zéro sans conséquence ?



  • xa 25 mai 2010 14:57

    « monétaire à taux fixe. »

    Et bien voilà. Vous êtes exposés ... puisque les monétaires SONT basées sur les titres d’Etats ! CQFD.

    Maintenant imaginez que cette épargne est votre roue de secours ou votre complément pour une retraite décente (comme c’est le cas pour les plus « pauvres » des épargnants utilisant ces supports). Et militez pour annuler votre épargne par le non remboursement par les Etats.

    Encore plus simple : appliquez votre vision. Offrez vos titres monétaires à l’Etat par donation. Vous réduirez de fait la dette court terme de l’Etat.



  • xa 25 mai 2010 14:52

    Ethers

    « Je crains que sa suppression ne se fasse qu’au détriment de la »simplicité« de comptabilisation de l’assiette »

    Nous devons déjà comptabiliser à l’euro près les transactions. Il n’y a même pas à modifier l’apparence de la déclaration, mais uniquement le calcul des impôts via une simple addition des revenus salariaux / pension / mobiliers avant la définition du RFR.

    C’est ce qui se fait pour les revenus fonciers, et cela ne pose aucun souci. Alors pourquoi cela induirait-il une difficulté insurmontable pour les revenus mobiliers ? Mais cela impliquerait une modification profonde du rendement de l’imposition des plus-value et des dividendes. Et ca ne plaira pas aux revenus importants.

    A contrario, la modification du QF que je préconise est une réforme mille fois plus complexe, mais bien plus avantageuse pour l’Etat (et la progressivité de lîmpôt, donc sur la « justice fiscale »).

    Une imposition de 18% est atteinte pour un revenu fiscal de référence de 45000 euros. (soit 50k nets sans niche pour un célibataire). Donc si votre revenu total (salaire + revenus fonciers + mobiliers) dépasse ce seuil, le PLF est avantageux.

    Reconnaissez que les personnes disposant d’un revenu de ce niveau ne sont pas les plus pauvres. Or ce sont essentiellement elles qui profitent de cet avantage indû.

    A l’autre bout de l’échelle, un commerçant retraité qui vit grâce à ses dividendes, et qui serait imposable à 10% dans une imposition normale, peut se retrouver imposé à 18% sur ces revenus, non pas du fait de leur niveau élevé, mais uniquement de leur nature.

    Exemple : un célibataire gagnant 90k en 2009 dont 50 en salaire net et 40 en plus-value sur ses titres. Actuellement, il paye 15k d’impots (8000 d’IR, 7000 de PLF) + 4000 de contributions. Dans mon système, il paierait 20k d’IR (revenus nets de 90k) et toujours les 4000 de contributions.

    Exemple 2 : un retraité ayant 10000 euros de retraite et 10000 euros de revenus mobiliers soumis à PLF. Actuellement, il paye 1800 de PLF ... contre 1000 d’IR si les deux revenus étaient imposés dans le même système.

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