[Tous mes messages vont se coller les uns aux autres (voir plus haut) et ne se mettent pas dans l’ordre de la discussion... Why ?]
Je souhaite revenir sur la notion de terrorisme, terme employé de façon surabondante par l’auteur de l’article.
Le terrorisme, c’est la terreur organisée par un ou des groupes clandestins en temps de paix ; attentats, assassinats, menaces de mort et de destructions visant à semer la panique et le désordre dans une société, à paralyser l’économie, à faire basculer une société, à renverser un pouvoir etc... IL peut se limiter à la simple menace, si elle est crédible ; ainsi à Paris, à plusieurs reprises ces dernières années, il y avait une réelle menace entraînant la présence de policiers et militaires armés de pistolets-mitrailleurs dans toutes les gares, les métros, lieux sensibles etc.
Le groupuscule dont parle l’article mériterait plutôt d’être qualifié de ce terme légèrement péjoratif employé par les services officiels : des activistes ou même activistes radicaux ou ultra-activistes. Du point de vue du concept, ça n’a donc strictement rien à voir avec le terrorisme. Après, on peut être pour ou contre, c’est un autre problème.
Personnellement, je pense que « l’activisme » de type GreenPeace ou Act-Up peut faire avancer les choses parfois (mais on peut légitimement penser le contraire), en créant une prise de conscience dans le public. Mais je pense que l’ultra-activisme est contre-productif et dessert sa propre cause.
Quant au terrorisme, il me révulse.
Cepandant :
- en France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.(= + de 100 morts par an).
- le gazole, selon un rapport scientifique officiel commandé par le gouvernement français fait 31 700 morts par an (année 2 000) , soit plus que le tabac, à comparer avec les attentas du 11 Septembre.
Zen, merci pour ces précisions et le lien dont je donne un extrait ;
« On reproche à certains inculpés de s’être comportés de manière »conspirative" : ils auraient mené des conversations sans avoir leur téléphone portable sur eux ; ils auraient donné un rendez-vous sans nommer date et lieu.
Bigre ! Moi qui oublie la chose un jour sur deux à la maison !
Effectivement l’article que nous commentons est très peu informatif. Sur le plan juridique, c’est du très très flou.
Quand son auteur parle « d’incarcération à Berlin », est-ce de la garde à vue, de la préventive, une peine prononcée par un tribunal ? Aucune précision et pourtant c’est une donnée absolument fondamentale !
Quant à la formule ; « responsable d’une vingtaine d’incendies criminels », elle laisse pantois.
Le droit civil et le droit pénal se percutent violemment ,qui plus est, dans une tournure redondante ! La formule juridiquement juste serait : « auteur d’une vingtaine d’incendies volontaires ».
Aujourd’hui, AV c’est mieux que de jouer au flipper.
Je crois que je vais devenir accro !
J’espère faire -10 juste sur ce commentaire.
Mais les « Courageux anonymes » (comme on dit ailleurs) vont être déçus, car je déserte l’écran pour un bon petit bout de temps. (Samedi soir : J’ai des trucs louches à faire !!!).
Surtout qu’ils sont très « courts » sur la définition du mot terrorisme - et d’ailleurs sur l’ensemble du sujet traité...
Voici un lien vers un article d’ Eric Rouleau du « Monde Diplomatique » : « Le Bien, le Mal et le »Terrorisme« » qui peut alimenter la réflexion de ceux qui s’intéressent au sujet.
Pour l’instant, je suis à -5. Ça m’éclate complètement, j’aurai aimé avoir encore plus de moins. Je vais peut-être voter contre moi...
Rappelons que pour les nazis, les résistants étaient des « terroristes ».
Ce mot « terroriste » étai tabou, très chargé sur le plan émotionnel il y a encore peu de temps. Mais, à force de l’entendre tous les jours, il s’est banalisé et on l’emploi à tort et à travers.
Etant personnellement opposé au terrorisme, je suis très attaché à ce que ce mot soit utilisé dans son vrai sens, ça me paraît logique.
Un des trucs les plus précieux dans la vie, c’est un bon dictionnaire et je recommande les outils en ligne de l’office québécois de la langue française, à mettre dans ses « bookmarks » (c’est de l’humour) :
[c’est dommage que le gouvernement français et l’administration ne soient pas aussi doués que nos amis québécois pour défendre notre langue. Mais de ce côté de l’atlantique,c’est blablabla, beaucoup de parlote et peu d’action efficace et suivie dans la durée... et ça n’a pas l’air de s’arranger ces derniers temps...]