alors, au delà du bref résumé de la biographie de Karl Marx, quel est ton avis sur l’article, notamment la remise en question, l’actualisation des idées de Marx, Engels, Smith, Keynes et Ricardo ?
C’est toujours utile de revoir les bases pour les adapter aux réalités du présent.
« En effet, dans la société capitaliste que Marx dénonce, le propriétaire des moyens de production profite de l’obligation de rémunération pour payer le travailleur moins de ce qu’il rapporte, il y a vol du travail. » C’est pour cela que Proudhon disait : « la propriété (individuelle des moyens de production, ) c’est le vol (de la propriété collective)). Le libéral »pur« dit : le salaire du travailleur est la différence entre la plus-value réalisée par son travail et le risque (qu’il faut rémunérer) du propriétaire (chef d’entreprise) qui n’est pas sur de vendre le bien ou service produit. C’est en réalité un moyen de rémunérer son capital.
Et c’est là que ça part en vrille. Pourquoi produire plus que le nécessaire ? Pourquoi, à population constante, la croissance serait-elle nécessaire ? (Pour emprunter »moins cher« et permettre aux états de financer des budgets mal calculés ?)
»...si la demande de travail qui émane des producteurs est supérieure à l’offre de travail...« C’est actuellement l’inverse : la demande de travail des producteurs est inférieure à l’offre de travail, des chômeurs, dit-on en 2014.
Il manque toujours la moitié du raisonnement, tant chez Marx que Smith : le propriétaire, oui ; le travailleur, oui ; mais qu’en est-il du consommateur, celui qui achète toute cette production et qui fait »boucler la boucle économique« ? Car il est tant bourgeois que prolétaire, même si ce dernier est majoritaire en nombre et quantité de consommation.
Quels que soient les besoins des uns et des autres, le prolétaire/travailleur (avec ou sans emploi) est le moteur de l’économie actuelle qui réalise 70 % du PIB de la consommation intérieure des pays riches.
Si le travailleur ne reçoit pas assez, il consomme moins, et c’est la crise. Sauf si l’état finance du travailleur-consommateur, producteur de plus-value ou pas, en empruntant, ce qui oblige à la croissance pour profiter non seulement de meilleurs taux mais aussi pour rembourser la dette supplémentaire.
»On est vraiment dans un système à la con" dirait un ami africain de qui vous savez.
La morale de cet article est-elle que le « recruté 2.0 » est d’avantage sélectionné pour son aptitude à manier les réseaux sociaux, blogs, et autres blabla internet que ses réelles compétences professionnelles ?
Une question pour l’auteur : si tous les « chercheurs d’opportunités d’emploi » s’inscrivent sur tous les sites sus-cités, les recruteurs ne risquent-ils pas d’engager de purs mythomanes ?
Pourquoi envoyer en orbite des satellites qui observent de la terre ce qu’aucun de nous ne pourrait percevoir ?
Pour le fameux sixième sens. Notre « intuition » humaine qui nous enseigne que si nos cinq sens ne suffisent pas, il suffit de rajouter d’autre instruments de mesure. Mesurer le champs magnétique terrestre comme le font de nombreux oiseaux migrateurs, mesurer la température des mers comme les font les saumons et les baleines, etc.
Le sixième sens humain, c’est notre aptitude à la contemplation. Ce qui différencie les 99% d’ADN commun des « singes » avec nous. Et qui nous donne une partie de cerveau supplémentaire qui nous force à l’analyse critique.
On dit que si le singe a fini par marcher sur ses jambes, c’était pour pour pouvoir regarder plus loin, au dessus des herbes, n’était-ce pas aussi pour pouvoir regarder plus haut, vers les étoiles ?