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Anka

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  • Anka 1er février 2008 18:04

    Je me garderai bien d’avoir un avis tranché sur la question, mais je constate simplement que la façon dont les faits ont été relatés a beaucoup évolué au cours de la journée d’hier. J’ai un peu de mal à comprendre que l’on prenne le parti de ce professeur sans avoir tous les détails de ce qui s’est produit dans cette classe. Sans avoir besoin de tenir compte du fait que le professeur en question aurait ou pas bu un verre ou deux, il me semble qu’entre une gifle qui "part toute seule", comme réflexe à une agression -fût-elle verbale s’en est une- et le fait de tenir un gosse par le col après avoir balayé ses affaires sur sa table, si c’est bien comme cela que ça s’est passé, il y a une grosse différence... Je ne dis pas que je n’en serais pas capable, ou que cela ne m’a pas démangé moult fois. Mais il y a une différence entre un "réflexe" et ce qui nous a été décrit ici.

    Concernant ce que vous développez, M.Villach, à propos des syndicats qui ne soutiendraient pas leurs collègues, ou à propos des directions d’établissements qui elles aussi tairaient les problèmes, je suis en désaccord. Envisager le problème uniquement sous cet angle est partisan. Vous avez cité de nombreux faits. Je peux en citer encore davantage sans avoir à chercher bien loin, où, à l’inverse, les établissements couvrent à tout prix les agissements de certains collègues pour ne pas faire de vagues. Car il s’agit avant tout de cela, dans un cas comme dans l’autre. Et ce n’est pas toujours à l’encontre des professeurs, même si cette attitude, dans tous les cas va à la fois à l’encontre de l’intérêt des élèves et de celui des personnels.

    Combien de profs ne mouilleront pas leur chemise quand un membre de l’équipe chargée du nettoyage dans les couloirs se fait insulter ? Ou quand un surveillant est mollesté ? Beaucoup trop. Combien se moquent de ce qui se passe dans les couloirs à partir du moment où leur cours est fini, parce que "hein, bon, chacun son métier et ses attributions"... C’est également une réalité, guère plus glorieuse.

    Alors, oui, j’ai tendance à trouver plus que pénible que les profs se voient pointer du doigt au moindre problème comme étant ceux qui ne font pas leur travail, ou ceux qui en banlieue n’attendraient que de pouvoir partir (j’aimerais à la fois y voir ceux qui se permettent de juger ce besoin bien légitime de souffler, et les voir constater à quel point les établissements de banlieue regorgent aussi de gens investis au plus haut point dans l’intérêt de leurs élèves, compétents, en évolution constante - bordel !!!). Je passe sur les profs "jeunes" forcément moins aguerris, moins impliqués et moins aptes... ce qui est tout relatif. Oui, les syndicats ne font pas toujours leur travail. Oui, la hierarchie de l’éducation nationale est souvent défaillante, mais il ne faut pas verser dans l’angélisme. Les profs ont une part de responsabilité dans la situation.

    Dans un des premiers commentaires, quelqu’un soumettait l’idée d’une grève de la discipline. Il y a plus efficace pour rester dans cette idée qui n’est pas mauvaise : la grève du zèle. Passer par-dessus la hiérarchie qui voudrait justement que tout se règle intra-muros (ce qui est souvent cause de bien des dysfonctionnements et n’est pas à souhaiter comme certains commentaires y invitent ici, à mon avis). Porter plainte à la moindre insulte, ne pas se contenter de faire un rapport quand un élève vous menace. Bref, refuser de rester seul face à ce problème qui concerne toute la société, pour qu’enfin on daigne se rendre compte des proportions que prennent les agressions dans nos établissements scolaires.



  • Anka 25 janvier 2008 20:13

    @ l’auteur

    Je ne vois pas pourquoi il faudrait absolument considérer un contraste entre les deux affiches, que personnellement je trouve toutes deux du même ton.

    (Je repense en passant à votre lecture d’une publicité pour Acadomia, que vous aviez critiquée pour elle-même, alors qu’en contraste avec les autres, elle ne semblait pas si choquante dans le message qu’elle pouvait potentiellement véhiculer et semblait bien plus anecdotique dans son contenu. J’y repense en lisant votre remarque, m’étant interrogée sur ces pubs acadomia au souvenir de votre article en me baladant en ville cette semaine. Avox envahit ma vie... no comment...)

    J’ai perçu de la critique et un questionnement dans chacune de ces affiches, parce que ma vision de la politique et l’obscurité première de la citation philosophique m’y invitent. Et je ne crois donc pas à un spectateur lambda, dépourvu d’a priori, de lecture donc forcément personnelle de la publicité ; même si je ne nie pas l’importance de ce qu’on appelle l’histoire des représentations. C’est tout à fait passionnant, nous sommes d’accord là dessus. 

    Concernant "les assis", on peut tout à fait considérer que la pause de "ceux qui posent" renvoie à une pensée plus mesurée, plus réfléchie, "posée" dans tous les sens du terme. Il ne me semble pas possible qu’il y ait une grille de lecture et une seule pour décrypter des photos telles que celles-ci, notamment car elles sont "incarnées" et représentent des personnages publics sur lesquels nous avons tous une opinion, des a priori.

    Je me permets d’ailleurs de m’étonner du nombre de moins qu’a recueillie une remarque de TUB, qui soulignait que ces publicités invitent à dépoussiérer notre vision de la philosophie, et à la présenter en retour comme une activité qui permet de se forger des clefs pour lire le monde et le déchiffrer, ce qui paraît juste.

    @ Mango : nous avons perçu la même ironie, cela me rassure

     

     



  • Anka 25 janvier 2008 19:07

    @ l’auteur

    Je ne suis pas du tout d’accord avec vos interprétations (ce qui ne m’empêche pas d’avoir trouvé l’article intéressant au demeurant). Je rejoins donc Icks PEY sur certains des points qu’il développe. Personnellement, lorsque j’ai vu la couverture qui représente M.Sarkozy, je me suis dit que la critique du monsieur en question était plutôt frontale... Je l’ai donc interprétée spontanément de façon inverse au réflexe de lecture que vous semblez considérer comme évident pour tout un chacun.

    Impossible pour ma part de voir autre chose dans cette photo qu’une caricature (M.Sarkozy y semble grotesque, dans sa démarche outrée, en figure autoproclamée du volontarisme qui brasse de l’air), et de lire autre chose dans cette citation de Leibniz qu’une illustration de ce qui semble l’acte de foi de notre président. Avec cette impression que nous faisons les frais d’une crise d’ego, d’un manque à être, d’une recherche personnelle de reconnaissance, qui dirigerait l’action bien plus qu’elle ne serait dictée par la nécessité sociale laquelle voudrait que le moi s’efface au profit du collectif. (Est-ce possible ou même souhaitable ? vaste débat)

    « L’homme doit agir le plus possible car il doit exister le plus possible ». Oui, c’est en effet ainsi que M.Sarkozy semble se définir, à l’écouter en perpétuelle campagne présidentielle. "Agir" pour "exister", cette citation offre questionnement immédiat, car cette relation ne se pose pas comme une évidence. De ce point de vue, elle me semble bien choisie, car elle donne envie de penser. Donc je crois que cette publicité pose une question, mais qu’en fonction de la façon dont on perçoit personnellement le personnage médiatique, le Président, l’homme, son action, sa manière de gouverner et de communiquer, personne n’aura spontanément la même lecture. Cette question est celle qui se pose en filigrane dans les médias depuis des mois, et sur laquelle les opinions et sentiments divergent. Doit-on agir vite lorsqu’on gouverne ? Doit-on le faire savoir autant, si souvent ? etc. Il ne me semble pas que cette publicité donne une réponse aussi claire -encore moins aussi clairement partisane- que celle que vous développez dans cet article.

    Ce n’est qu’une lecture personnelle de cette publicité, et je gage que quelqu’un qui connaît quelque peu la philosophie de Leibniz considèrerait ma lecture de cette citation comme complètement erronée... Mais dans ce cadre publicitaire, sans recherche supplémentaire, la lecture que l’on en fait est aussi (surtout - quand il s’agit de politique) déterminée par nos propres codes de lecture, que chez tout un chacun le publicitaire ne saurait jamais recouvrir tout à fait à mon avis.

     



  • Anka 24 janvier 2008 13:17

    @ l’auteur : Merci pour ces références que je ne manquerai pas d’explorer. J’adoooore la dame Garbarek au répertoire assez restreint encore en terme d’albums, mais à l’univers varié. Je ne connaissais pas Susi Hyldgaard, merci pour le lien.

    P.S. : A moins d’une erreur ou d’un problème sur mon moteur de recherche, votre lien sur Dame Tornkvist ne fonctionne pas.

    @ La taverne : Je ne trouve pas que Diana Krall diverge (?). Par contre, je vous rejoins totalement en ce qui concerne Norah Jones, qui a un brin de voix a priori plein de potentiel, mais qui me semble fade. Dans les références "qui divergent", j’aurais cité Rickie Lee Jones, dont le registre de voix ne semble pas celui du jazz, où pourtant elle est fabuleuse. (pardonnez mes appréciations floues, je manque de vocabulaire pour qualifier l’art musical avec davantage de précision)

     



  • Anka 15 janvier 2008 10:57

    Cet article rappelle quelque peu ce que vous semblez fustiger dans votre fiche auteur, non ?

    Si "la sexualité a été l’un des chemins de liberté de ces femmes féministes", vous semblez les limiter ici à cette voie.

    Cela m’évoque ce que l’on enseigne en fac de lettres, où la plupart du temps elles sont rassemblées sous l’expression "écriture féminine", que j’ai toujours trouvée douteuse dans la bouche de vieux profs un brin condescendants. Je ne suis pas convaincue par cette mise à l’écart immédiate, qui semble placer d’emblée les femmes auteurs dans la cour de récré pendant que les hommes feraient un travail sérieux...

    Je ne crois pas d’ailleurs que Yourcenar considérât sa sexualité (autant dire sa vie privée) comme expression artistique (si je me trompe et si vous aviez des textes à l’appui de ce que vous affirmez dans l’un des commentaires, je les lirais volontiers), ni même Beauvoir et Sagan. Il y a un monde entre l’Art et l’expression de ce que fait un nombril sous des draps de satin... Bien que nombre d’"auteurs" français aujourd’hui n’aient que cela à véhiculer comme message, fort heureusement il fut un temps où l’on avait autre chose à se mettre sous la dent que l’ego qui se raconte de façon pseudo romanesque dans les moindres détails.

     

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