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Anka

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  • Anka 9 janvier 2008 16:13

    @ Gazi Borat : merci pour ce rappel, qui prêterait presque à sourire, si tout ce fatras n’était pas si lassant (pour ne pas être vulgaire).

    @ l’auteur - Je me suis dit, "tiens encore un sarkotruc à propos de carla-sarko-yoyo", et puis finalement, votre article apporte un décryptage intéressant, sur le discours et non sur les faits. Il pointe autre chose que le bout des seins de Carla ou le m’as-tu vu de Sarkozy. La relation de notre président aux médias est en effet sidérante.

    Comme la plupart des commentateurs ci-dessus, j’espère que les journalistes cesseront de prêter le flanc à ce qui ne fait que permettre à M. Sarkozy de verser dans un registre pseudo-intimiste où il excelle, alors qu’il ne devrait intéresser personne. De cette conférence, il ne reste que ce passage dans les mémoires. Le plus fou est sans doute qu’en fin de compte les médias qui n’ont pas évoqué cette mascarade de l’intime n’en auraient presque paru que plus bavards. Enfin, c’est une vague impression... 

    Ce qui est lassant, à la longue, c’est de voir se profiler une chaîne étrange : une rumeur - la confirmation de la rumeur avec article croustillant sauce barbecue (même sur AV) - "analyse" des faits - ces faits ne se prêtant à aucune analyse finissent par trouver substance à force d’articles - les journalistes pondent un memento - on critique les journalistes qui ne font pas leur travail (sur AV, revu et corrigé, etc.) - etc. - et je finis moi-même par commenter un article à partir d’un "fait" dont je me contrefous... [je passe sur la dérive des commentaires où se profilent au choix : le nazisme, la montée des extrémismes, le comment on "plusse" comment on "moinsse" et tutti quanti —> cette parenthèse pour atteindre le point Godwin dans les commentaires, ça, c’est fait !]

    Ca rappelle un peu ces émissions de télé qui expliquent à la télé comment on fait des émissions de télé sur les émissions de télé...

    Encore une fois, cet article m’a semblé bien écrit et habile, et je n’ai absolument aucune critique à adresser à son auteur, mais j’espère tout de même sincèrement qu’avec Carla et Sarko on en aurait presque fini... jusqu’à la prochaine valse. ;)

     

     



  • Anka 9 janvier 2008 14:47

    MDRRRRR

    Je connaissais pas. Rhaaaaa un buzz qu’j’avions raté. Merci pour le rattrapage bachottage. ;)



  • Anka 9 janvier 2008 14:19

    @ l’auteur : merci pour cet article, qui, même si je m’apprête à le critiquer, a le mérite de poser quelques questions intéressantes.

    @ ceux qui estiment que M.Bilger n’a pas voix au chapitre ou ne "pondrait" que des articles à ne pas lire sous prétexte que ses opinions politiques seraient critiquables, ou qu’il aurait tort ici ou là : heureusement que nous ne vivons pas dans un monde manichéen. Notez que vous êtes de ceux qui notamment défendent une certaine idée de l’Humanité, perfectible. Et vous dédaigneriez la capacité à avoir, parfois, des vues justes, ou à se tromper, à faire évoluer sa pensée ? Un peu paradoxal, non ?

    Pour en revenir au contenu de l’article...

    Concernant Badinter, ceci semble résumer assez bien votre opinion : "Intellectuel, il jouit de la considération qu’on offre à l’engagement.". L’"engagement", fort heureusement, n’a pas à voir uniquement avec la baillonnette. Badinter, a permis, avec d’autres, l’abolition de la peine de mort, a fait preuve d’engagement en allant contre la voix populaire, pour faire adopter malgré l’opinion publique, ce qui nous permet à tous de ne pas voir en notre nom des hommes mis à mort. Ce n’est pas rien comme "engagement". Vous qui semblez aimer, d’ailleurs, la littérature, et notamment le théâtre, devez bien reconnaître tout de même que certains combats de mots ont valeur d’actes, nous engagent.

    Si je ne partageais pas par exemple, l’opinion de Badinter sur l’adoption du traité européen, et trouvais que l’on présentait alors son opinion comme parole d’évangile (dans les médias s’entend, Badinter n’ayant jamais il me semble revendiqué tenir un discours de Vérité absolue), je ne vous rejoins pas lorsque vous semblez trouver choquant qu’il s’exprime sur le sujet actuel. Badinter me semble compétent dans ce domaine, et son opinion -sans être la seule valable- importe, ne serait-ce que parce qu’il a travaillé ces matières plus que nous ne pouvons ordinairement le faire.

    Je souscris aux avis de Julien, Alpo47, Masuyer, Gangloff, entre autres. Ce qui se profile à l’horizon est une double peine. Notre loi prévoit il me semble la prise en charge du condamné dès le début de sa peine, mais faute de moyens, bien entendu, le soin en vue d’une éventuelle réinsertion n’est pas réellement mis en oeuvre. Je ne sais plus qui soulignait que nos prisons seraient une "école du crime", et cela appartient à la même problématique. Voilà pourtant qui serait un "engagement" : imposer l’idée selon laquelle l’argent destiné aux prisons n’est pas un ’privilège’ offert à certains, mais un moyen vers le Bien commun, qui concerne et protège notre société toute entière.

    Concernant les récidives pour des actes aussi innommables, il y a en effet des réformes à engager, et je ne prétends pas détenir la solution. Mais condamner quelqu’un pour des faits qu’il "pourrait" commettre n’est pas juste et va à l’encontre de notre Droit. Accorder plus de temps à l’évaluation de la première peine, permettre un réel suivi des prisonniers, notamment médical, commencer en bref par mettre en oeuvre ce qui normalement devrait déjà être fait mais ne l’est pas "faute de moyens", serait peut-être un début.

     



  • Anka 8 janvier 2008 12:55

    Merci pour votre article fort intéressant.

    Je ne connais malheureusement pas bien ce sujet, mais j’ajouterais que cela m’évoque un thème de conversation récurrent, notamment en classe. Il est plus que courant d’entendre les élèves expliquer qu’en cas de « problème » il leur faut ABSOLUMENT le téléphone, au collège, pour pouvoir appeler leurs parents. Au-delà de l’argument facile qu’ils opposent à leurs parents pour se voir offrir ces bibelots, je me demande si certains n’y croient pas réellement. Certains adultes, tout à fait sensés par ailleurs, tenant le même discours...

    Cette digression (j’espère point trop hors sujet) pour se réjouir : Nous l’avons échappé belle ! smiley



  • Anka 7 janvier 2008 13:20

    Merci de votre réponse. Je me demande, pour reprendre ce que Léon remarque ci-dessus, dans quelle mesure l’amélioration des conditions de détention n’est pas subordonnée à une refonte totale de la façon de penser la peine carcérale dans ce pays.

    A moins de repenser la peine et d’en faire enfin le chemin vers la réinsertion (ce qui ne semble être le cas que dans les discours), on manque au devoir que devrait remplir la prison pour protéger la société : permettre l’absence de récidive, une réelle réinsertion. A mon sens, la réinsertion devrait faire partie intégrante de la peine de prison, et ce débat, que l’OIP ne manque pas d’agrémenter, nous engage à refondre l’ensemble de notre vision judiciaire. Ceci implique donc la totalité de la politique pénale, puisque cela touche à son sens même.

    Vous semblez considérer l’OIP (et ce n’est pas un reproche, juste un constat) comme un appareil qui viserait uniquement à améliorer les conditions de détention, pour schématiser, et je ne comprends pas dans quelle mesure cette frontière entre les conditions de la peine et son efficacité vous paraît légitime. A moins que vous ne pensiez que pour être efficace dans ses objectifs l’OIP doive se montrer plus précis et restreint dans ses applications ?

    Au contraire, il me semble que les conditions carcérales sont subordonnées au rôle que nous prétendons léguer à la prison, au sein du système judiciaire tout entier. Tant que la peine est considérée comme une simple mise à l’écart d’individus considérés comme dangereux pour l’ordre public, en effet, personne ne se soucie des conditions dans lesquelles ce retrait s’effectue (je le déplore mais c’est l’impression que cela donne). Mais si elle était pensée réellement comme un moyen d’améliorer en acte le vivre ensemble, tant pour les prisonniers que pour le reste de la société, on n’accepterait pas d’y traiter nos semblables, de cette façon. Et cela me semble concerner la justice toute entière, dans ses finalités notamment.

    De plus, je crois sincèrement que les fonds accordés à l’univers carcéral en disent long sur ce que l’on croit bon d’attribuer à la justice toute entière en termes de moyens, comme si un pays ne méritait pas de donner) la justice un budget à la hauteur de l’importance de son rôle.

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