Il y a 50 ans, dans mon petit village charentais, la plupart des gens étaient travailleurs indépendants : les paysans, les viticulteurs, le forgeron et Maurice le bourrelier. Les seuls salariés étaient l’institutrice payée par l’état, le cantonnier payé par la commune et quelques salariés agricole. Le travail n’était donc pas pour l’essentiel dépendant d’un employeur.
Ensuite, l’exode paysan (auquel j’ai participé) est venu de l’abondance de l’offre d’emploi générée par les 30 glorieuses, d’où la généralisation du couple employé/employeur.
Je suis d’accord avec l’analyse que l’emploi salarié public ou privé sera dorénavant une denrée de plus en plus rare. Il sera bien inéluctable de se créer soi même son activité rémunératrice et je suis persuadé qu’il y a beaucoup de possibilités ; mon activité d’accompagnant à la création de micro-entreprises me montrant des expériences très réussies.
Plutôt que se lamenter, il faut s’y préparer en favorisant des structures d’accompagnement efficaces et moins bureaucratiques qu’aujourd’hui. Il est aussi urgent de modifier le logiciel scolaire pour revaloriser l’image de l’entrepreneur et de favoriser la créativité au détriment de l’empilage de connaissances intéressantes mais oubliées aussitôt l’examen passé. Un gros travail d’explication est à faire aussi au niveau des parents pour qu’ils encouragent leur progéniture à prendre des risques.
Les français sont des bâtards : de par sa situation géographique, sa diversité des paysages, ses facilités de communications, la France a toujours été envahie à travers les siecles par une multitude de voisins : Jules Cesar, les tribus germaniques, les maures, les anglais, etc.
Les différents pouvoirs ont développé une stratégie de résistance à ces envahisseurs en créant d’un amalgame de peuples encore très typés aujourd’hui (bretons, basques, catalans,...) un concept appelé « nation » juste après que l’on ait racourci le roi. C’est une construction assez artificielle imposée par l’état et l’école, alors que chez certains voisins (anglais, suisses) ce sentiment d’appartenance à une communauté vient des citoyens et d’ailleurs ça ne prête pas à des débats stériles comme Besson et Sarko essaient de lancer.
Lorsque Dieu a créé l’Europe, tous les peuples se sont plaint : Angleterre trop humide, Allemagne trop froide, Espagne trop sèche, alors que la France avait toutes les qualités. Après réflexion, Dieu décida que pour rééquilibrer les choses, il avait trouvé une peuplade de râleurs, fainéants et sales qui avaient pour nom : français.
De Gaulle, la pire caricature du nationalisme haine ayant généré 2 guerres mondiales atroces, tuant en 50 ans plus de personnes que dans les 10 siècles précédents de conflits.
Louis 14, Napoleon et De Gaulle sont les incarnations de l’état nation, jacobin et anti démocratique qui a fait des français des veaux (De Gaulle dixit) incapables de se comporter en citoyens responsables comme les suisses ou les anglais.
Nous lui devons aussi cette 5ieme république qui fait du président un monarque républicain tout puissant, sans contre pouvoir sinon celui inneficace de la rue.
Quelle belle réaction républicaine de la cour constitutionnelle italienne !
A part les républiques bannanières, il n’y a plus que dans l’état français que le monarque républicain est hors du champ de la justice, sauf pour attaquer tous azimuts alors que lui même est inattaquable. Ceci n’est relevé par aucun journaliste !
C’est ce que je ressent de l’expérience de mes enfants : beaucoup d’heures de présence, mais un ennui profond : « un long tunnel noir de la 6ieme à la terminale » selon mon fils.
Les solutions existent, il est évident que notre système basé sur la quantité de savoir doit être basé sur la qualité. Il devrait exister un droit de retrait pour les profs des matières intéressantes mais secondaires (hist/geo, économie,....) pour que si 1 seul élève ne sait pas lire, écrire ou compter, le cours s’arrête et on reprend les fondamenteaux. Le 4 heures de cours en Finlande assurent que ces fondamenteaux sont acquis pour tous. Une fois ces bases acquise, les élèves deviennent libres d’apprendre dans les matières qui les interessent sous la conduite éclairée des profs.
J’aime beauxcoup le dessin de l’article : le savoir académique est certes important, mais il ne devrait peser que pour 1/3 dans le recrutement des profs ; ausi importants sont l’empathie ou l’envie de transmettre ainsi que la capacité de travailler en équipe. Bien sûr que par ailleurs l’évaluation des profs devrait être basée non sur leurs performance pédagogique pendant 1 heure d’inspection tous le 3 ans, mais sur l’acquis réel des élèves au bout d’un trimestre d’enseignement : valeur ajoutée par élève.