D’autant plus gaullien que nous n’avons pas eu comme le co récipiendaire Peter Grünberg l’outrecuidance de breveter l’invention pour ne pas pervertir la recherche avec de l’argent sale !!
Je voudrais juste citer mon fils, avec une mère anglaise et un père français, donc parlant les 2 langues depuis sa naissance :
« le fait d’avoir une opinion différente du même fait*, la version anglaise et la version française - toutes les 2 respectables - m’a oblige très tôt a me construire ma propre opinion, d’où le développement de capacités d’analyse et de synthèse qui m’ont certainement servi en sciences »
(extrait de son courrier de candidature d’école d’application suite à Polytechnique)
J’ajoute que ayant opté pour l’allemand en LV1 en 6ieme et bien qu’ayant des facilités pour le vocabulaire, il était incapable de s’exprimer dans les magasins lors d’un voyage en Allemagne 3 ans après. Le problème est bien plutôt la faillite du système scolaire français incapable d’enseigner correctement les langues surtout à l’oral. Apprendre l’anglais 4 h par semaine pendant 7 ans et être incapable de s’exprimer correctement est une faillite inexcusable et dans n’importe quelle entreprise vaudrait la mise à la porte immediate du responsable.
*ex : le verre a moitie rempli est vu à moitie vide par le français et a moitie plein par l’anglais.
J’adore les anglais, lors de mon mariage avec une anglaise en 1973, ma nouvelle famille se réjouissait de rentrer dans le marche commun.
Depuis, ils profitent a fond de ce marche ouvert, comme ils l’on toujours fait historiquement en prônant le « free trade », ils se sont debarasses de leurs industies puantes et sales en se concentrant sur la finance. Politiquement et culturellement, ils sont de plus en plus proches des etats unis.
Pour eux, l’europe est un reservoir de fournisseurs, de main d’oeuvre et une source d’enrichissement grace a leurs jeux financiers ; c’est aussi dans sa partie sud un formidable exutoire pour leur jeunesse avide de soleil et de biere.
Mais ce n’est que ça : pas question de politique monetaire ni de politique commune. Et je ne vois pas dans la jeunesse actuelle anglaise de raison pour que cela change : leur horizon d’expatriation, ce sont les etats unis ou l’Australie, mais pas les voisins europeens qui ne sont bons qu’a acceuillir leurs retraités.
En ce sens, ils sont de plus semblables aux suisses : egoistes tirant tous les avantages possibles sans en payer le coût.
Il est donc inutile de les associer plus longtemps a la construction européenne : ni le labor ni les tories ne signeront le nouveau traite. Hâtons nous d’élaborer une active gouvernance en europe sans s’occuper des anglais ni des suisses et fixons leur des règles de coopération plus équitables.
Ceci dit, j’adore toujours les anglais et ne hais point les suisses.
ps : je distingue bien l’angleterre du royaume uni et suis convaincu que les écossais pourraient faire de bons européens une fois indépendants a l’instar de l’irlande.
Non, Europe 3 points. En attendant les decisions a prendre sur l’actionariat, il etait urgent de donner des responsabilites claires aux managers en sortant des systemes de doublons typiques des politiques qui ne veulent pas decider.
Les francais (Forgeard et baby Lagardere) ayant fait preuve de leur amateurisme et de leur incompetence, ce n’est pas choquant que l’on cherche de meilleurs profils sans tenir compte des nationalismes retrogrades.
Les commandes sont là, il faut retrousser les manches et livrer le plus efficacement possible les avions commandes. Si ces managers se plantent, pourquoi ne pas prendre des managers performants en espagne ou en angleterre - participants au programme airbus - pour sortir de cette guerre franco allemande d’un autre age ?