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internaute, étudie l’informatique, la photographie et les sciences de l’éducation, au rmi, à quelques printemps de la trentaine

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  • aurelien aurelien 14 avril 2008 22:07

    Le problème du 11 septembre est le problème de l’autorité, et le problème de l’état : il s’agit peut-être du dernier soubresaut pour nous faire croire, pour se persuader ou pour maintenir l’illusion, volontairement ou involontairement, que les états ont encore un pouvoir au sein de la mondialisation, et qu’ils constituent des entités indépendantes, autonomes et souveraines. Rien n’est moins vrai à l’heure actuelle car l’heure du pétrole touche aussi à sa fin, et l’on se rend compte que rien n’est acquis, qu’aucune puissance n’est intouchable, et que dans ce monde, tout est possible. Devant cet inconnu, toujours plus présent, les états dominants accentuent leurs politiques sécuritaires et de contrôle, se coalisent, se rassemblent, pour protéger leur fonctionnement, leurs avantages, leur mode de vie, quand bien même celui-ci est si criant d’injustice par rapport à d’autres populations vivant dans le dénuement ou l’extrême pauvreté. Le cloisonnement au sein des frontières rassurantes d’une nation est l’illusion tenace d’une obligation à perpétuer des schèmes de division, justifiant les différences de développement et la maintenance et la promotion d’un modèle de vie et de développement particulier uniformisateur, que l’on impose à l’extérieur pour se protéger soi-même : c’est ainsi que l’économie de marché mondiale s’est constituée, faisant du commerce le principal outil de communication entre peuples et nations, au-delà du langage et de la culture elle-même. Dans ce monde, la coopération n’est et ne peut être qu’« économique », résultat d’un échange, de bénéficiaires et de satisfactions communes entre puissances, ou alors, la coopération n’est pas et les rapports de force dominent, dans lesquels les plus puissants se servent, et les plus faibles triment. Le grand malheur actuel est que les nations dominantes entendent imposer la liberté, imposer la démocratie, et promouvoir leurs doctrines limitées et fragmentaires, par la force. Cette attitude est hautement contestable, mais combien s’en offusquent ?



  • aurelien aurelien 14 avril 2008 21:22

    Aux Etats-Unis, la collusion politique et industrielle est très forte, et la France est en train aussi de prendre ce chemin avec la gouvernance actuelle. Cette collusion est tout d’abord idéologique : la nation protège en dernier recours leurs entreprises multinationales des aléas du marché mondial, et les entreprises multinationales enrichissent le pays : des échanges ont lieu entre la politique et l’industrie, car tout est une question de pouvoir et d’équilibres de pouvoirs. Le pouvoir industriel et le pouvoir politique sont mêlés, et comme le dit Dominique, c’est la capacité d’occupation du terrain par les lobbys qui conditionne fortement la politique d’un gouvernement, en fonction de leurs intérêts immédiats.



  • aurelien aurelien 14 avril 2008 21:03

    C’est là où le témoignage de Sibel Edmonds, qui est sous le State Secret Privilege, donne de nouveaux éléments en ce sens : en tant que traductrice pour le FBI travaillant sur des transcriptions téléphoniques d’enquête relatives au 11 septembre, elle a été abordée par des services étrangers (turcs en l’occurence), et laisse entendre qu’il y aurait infiltration d’espions au sein des services du FBI. Il faut bien comprendre que les mondes du renseignement sont perméables, et que la nature de ce travail implique non seulement des surveillances mais aussi des contacts entre agences des différents pays. Le State Secret Privilege fait obstruction au travail démocratique d’enquête publique sur ces événements, et en attendant la politique américaine belligérante n’est motivée que par des données internes à l’administration Bush, et ce, alors que le dossier du 11 septembre a été clos de manière précipitée et non approfondie par cette même administration. Que faut-il en déduire en tant que citoyen ? Quelles conséquences doit-on en tirer ? La confiance en l’administration américaine doit-elle être aveugle, et au nom de quel principe, de quelle autorité morale, de quelles hypothèses de départ ? Cette approche politique visant à ne pas questionner l’administration américaine, à ne pas réclamer des explications, alors que les conséquences de ces événements sont énormes : guerres préventives, lois sécuritaires...etc, ne me semble pas saine de la part des autres gouvernements en présence, qui laissent la place au non-dit, dans l’opinion publique, comme en témoigne la censure systématique relayée par une grande partie de la presse (particulièrement française) de tout questionnement sur le 11 septembre, sur la légitimité des guerres actuelles, et sur le traitement de cette crise par le gouvernement américain.



  • aurelien aurelien 14 avril 2008 20:31

    Sur la forme, il ne s’agit pas d’un acte de violence isolé, mais d’un scénario complexe de violence, structuré, planifié, pensé. Une extraordinaire coïncidence a permis à ces événements d’aboutir : le matin même, l’armée de l’air américaine était en exercice, en dérangement ou indisponible pour une réaction efficace et normalisée au traitement de ces événements. Il s’agissait donc déjà d’un matin hors-normes. Le 11 septembre était inclus dans un système d’exercices de trois à quatre jours de l’Armée de l’Air, qui a lieu de trois à quatre fois par an. Est-il conceptuellement possible d’imaginer que ces exercices de l’Armée de l’Air américaine étaient une malencontreuse et extraordinaire coïncidence ce jour-là ? Ou est-il plus sensé de penser que les commanditaires de ces actes de terreur disposaient par avance de cette information liée au dérangement du service de sécurité aérienne américain, pour mener à bien leur action ? Si cette deuxième option est envisagée, il apparaît que la piste de terroristes isolés est mise à mal, car disposer d’informations aussi sensibles que celles relatives à la sécurité aérienne du pays le plus puissant militairement au monde, implique un service de renseignement élaboré, des fuites, ou une infiltration technologique ou humaine, du système de défense américain lui-même. Ces données accréditent donc l’idée d’un complot anti-Etats-Unis par des groupes ou coalitions disposant de moyens de surveillance sophistiqués. Que dit le livre de la Commission d’enquête à ce sujet ? Il me semble que la commission ne mentionne pas, ni ne se pose la question, et que ces exercices seraient une simple coïncidence : est-ce bien sérieux de la part d’une agence gouvernementale ou s’agit-il d’une position destinée à cacher une possible infiltration de leurs services, ce qui expliquerait peut-être que les informations sur le 11 septembre ont tardé à filtrer dans le domaine public, des enquêtes internes ayant été tout d’abord menées à ce sujet ?



  • aurelien aurelien 14 avril 2008 19:35

    L’on pourrait tout d’abord poser des questions très simples qui amènent des réponses pour le moins un peu moins évidentes :

    - Y a-t-il eu acte de guerre ?

    Non, aucune déclaration de guerre n’a été déclarée, et ce, par aucune faction armée régionaliste, communautaire, ou nationale, suite aux événements du 11 septembre. Deux solutions : ou bien les commanditaires de ces actes ont volontairement omis de les revendiquer, ou bien ils ont eu peur de les revendiquer. Sans commanditaire, pas de guerre. Mais il y a bien eu crime, et acte de terreur.

    - Y a-t-il eu acte de terrorisme ?

    Oui et non, car aucune revendication n’a été faite suite aux attentats. Les moyens mis en oeuvre, impressionnants par le caractère hautement médiatisé des événements sont l’effet d’un groupe suffisamment important et de radicalité extrémiste. Ces actes constituent du terrorisme d’état, par le fait qu’ils s’en prennent directement à la puissance américaine elle-même, ou c’est ce qui semble avoir été mis en scène et ce qui a été propagé dans les médias. Mais là encore, aucune revendication de ces actes de terreur.

    C’est la « gratuité de cette violence » qui en a constitué la force et l’impact dans l’esprit du public et du monde entier : un acte délibérément atroce, et non revendiqué : un acte de haine pure, sans embage, et un acte de destruction aveugle.

    Quels en étaient les motifs ? Etait-ce une folie irrationnelle et meurtrière de masse, destinée à causer le plus de tort possible et le plus de victimes possibles ? Ou était-ce une machination calculée opérant au sein d’un plan prédéfini et comprenant certains objectifs encore mal définis par les enquêteurs ou non délivrés au public ?

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