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Orélien Péréol

Orélien Péréol

Auteur, essayiste, écrit nouvelles, pièces de théâtre... Acteur. Ex enseignant, participe de la sociologie de l'Analyse Institutionnelle...

Tableau de bord

  • Premier article le 09/12/2008
  • Modérateur depuis le 26/03/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 29 mars 2011 10:08
    Je ne crois rien oncle Archibald 
    Je crois (lol) que la réponse à votre question est dans le corps de mon texte : "l’Etat n’a pas à juger de nos intentions. Si quelqu’un a des raisons religieuses de s’habiller d’une façon ou d’une autre, cela le regarde. Cela ne regarde pas l’Etat qui n’a pas à dire comment les citoyens doivent s’habiller."
    Je n’ai jamais mis de cravate. La cravate est le signe d’une oppression à laquelle, personnellement, j’ai échappé toute ma vie. Cependant, l’Etat ne légifère pas sur la cravate.
    Le jean est un uniforme de jeune et j’en ai mis très peu. Je ne souhaite pas que l’Etat oblige les jeunes à se singulariser en ne portant pas ce jean obscurantiste.
    Le T-shirt, vêtement récent, est un symbole de la mondialisation, donc du libéralisme sauvage... du danger nucléaire...
    Et tous ces enfants qui portent les Simpsons, les Mickey, les Barbies sur leur poitrine ! Quel embrigadement. Quelle domination inconsciente sur leurs esprits fragiles... etc.

    L’Etat n’a pas à nous dire comment nous nous habillons. L’Etat n’a pas le droit de juger nos intentions.


  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 28 mars 2011 15:21
    à oncle Archibald :
    Vous tentez de répondre à mes arguments et c’est déjà appréciable.
    Cependant, ne méprisez pas les points de vue que vous ne partagez pas : les passages suivants :
    - « Vous faites semblant de croire » je ne fais pas semblant et je ne crois rien, je vois et déduis. Si vous trouvez que je vois mal ou (inclusif) que je déduis mal, vous pouvez me le dire, mais n’écrivez pas que je fais semblant de croire
     -« Je trouve vos propos hypocrites » eh bien ils ne le sont pas et votre appréciation, en plus de ne pas être généreuse, est fausse.

    Ceci étant « enlevé » de votre discours, venons-en à ce qui me paraît être le centre : « Il est nécessaire de laisser la religion à sa place, dans la sphère des libertés privées. »
    Cette phrase est de l’ordre de la foi. Si vous préférez de la croyance. Elle est aussi, mais c’est du même ordre, dans l’ordre du déni de réel.
    Si vous aviez raison, il faudrait raser toutes les églises, temples... Lyon sans Fourvière ? Paris sans le Sacré Coeur, vous voyez ? Il faudrait rendre les trois départements concordataires républicain-laïques... supprimer le caractère férié du lundi de Pâques, de l’Ascension, du 15 août...etc. Je ne vois pas que vous proposiez cela, à la suite de votre assertion. Vous dites, et c’est faux, que « Il est nécessaire de laisser la religion dans la sphère des libertés privées. » Laisser la religion dites-vous dans la sphère privée (laisser)... mais elle n’y est pas, elle n’y a jamais été. Cela n’a aucun sens. C’est absurde. Cela n’a aucune réalité et n’en aura jamais.

    Si vous voulez débattre, j’ai d’autres arguments à opposer aux vôtres. (sur le texte que vous venez de mettre)


  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 26 mars 2011 21:38

    Bien peu de « réactions » réagissent à mon article.

    Beaucoup expriment comme argument la force de leur conviction.

    Je prends date avec tous et avec chacun d’entre vous. D’autres problèmes surgiront et la violence montera (la violence, c’est-à-dire l’impossibilité de se parler et la recherche de la fin du conflit dans la disparition de l’autre, disparition symbolique voire physique). Je prends date. J’en suis désolé et malheureux.

    Dans le Parisien du 23 mars 2001, on peut lire : »Selon Clément Dirson, du Snes 93, ce problème pose une vraie question de fond, que le rectorat et, au-delà, le ministère devront trancher : cette robe longue est-elle une tenue traditionnelle ou une tenue religieuse ? » L’Etat est transformé en autorité de la théologie musulmane. C’est bien une inversion du sens des valeurs qui est exprimée par ce syndicaliste. La laïcité en peut pas être le principe qui donne compétence à l’Etat de dire le contenu d’une religion. C’est absurde. 

    Il n’y a pas de citoyen laïque et l’Etat n’a pas à nous dire comment nous devons nous habiller. Quant à la nudité dans les lieux publics, ce n’est pas l’Etat qui l’interdit, c’est la société. L’Etat dit que quiconque commet un attentat à la pudeur est passible de ceci cela. L’Etat ne dit pas ce qu’est un attentat à la pudeur. C’est l’usage qui le dit. Dans les campings naturistes, on fait ses courses nus, cela ne constitue pas un attentat à la pudeur.
    Le fait que d’une manière générale on ne puisse déambuler nu dans les rues ne contredit pas le fait que l’Etat nous commandant un costumes commet un abus de pouvoir contre lequel nous devons nous indigner et surtout lutter.


  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 23 décembre 2010 21:52

    Aucun commentaire ne répond à mon argumentation. Presque tous répètent cette foi nouvelle qui viole la laïcité, selon laquelle la laïcité serait la commande que les citoyens soient coupés en deux : la religion chez soi, dans l’espace privé et un espace public sans religion apparente.
    Si là était la laïcité, il faudrait raser les églises, les calvaires aux carrefours, interdire les processions... insonoriser les églises pour que l’on entende pas les chants quand on passe dans la rue... etc. La liste serait interminable... Beaucoup de boulot en perspective...

    ART. 25. de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État : Les réunions pour la célébration d’un culte tenues dans les locaux appartenant à une association cultuelle ou mis à sa disposition sont publiques.
    Yvance77 écrit : "La laïcité c’est que l’espace public appartient à tous sans le religieux ostentatoire ou soft. Il n’a pas sa place, et il est du ressort privé. Notre modèle est celui-ci et nos pairs (qui ont bien fait) l’ont choisi en se battant pour cela." Il a historiquement tort (philosophiquement aussi).

    Si vous voulez bien circonstancié votre propos au mien, (et au réel) ce sera plus intéressant.



  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 15 septembre 2010 17:37

    Le sociologue Hugues Lagrange a écrit un livre et un article sur ce sujet : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-poids-des-origines-ethniques-et-la-delinquance_919273.html

     A la différence d’Hugues Lagrange, je ne parle pas d’hypocrisie, je ne souhaite pas rejeter celles et ceux qui ne pensent pas comme moi du côté du mal, mais d’hémiplégie du regard, c’est-à-dire de compléter l’analyse par la prise en compte d’autres facettes du réel.
    « Faute de s’intéresser aux individus dans leur globalité, les politiques publiques se privent de leviers essentiels » parole d’Hugues Lagrange apparamment. Je ne suis pas tout-à-fait d’accord. Ce sont les citoyens français, qu’ils soient de droite ou de gauche, qui refusent de s’intéresser aux individus dans leur globalité et produisent ces politiques publiques inadéquates. Ils les produisent directement par l’absence de cette globalité dans les débats... et indirectement, parce qu’ils n’en sont pas les organisateurs, au sens technique de l’organisation. C’est évidemment ce dernier point qu’ils prennent en compte.

    Suite de l’article : Mais les tenants du tout-sécuritaire, ceux-là même qui « laissent se propager les contrôles au faciès au mépris des règles élémentaires de déontologie », fustige l’auteur, refusent de communiquer aux chercheurs l’origine des délinquants. Comment dès lors disséquer la secrète alchimie qui pousse certains au pire, et en assagit d’autres ? La gauche est tout aussi coupable à ses yeux, quand « elle prétend créer une société de Bisounours »... Pour moi, ce sont les deux faces d’une même médaille. Deux hémiplégies contraires, si vous voulez. Je suis en accord complet avec Hugues Lagrange. 

    En 2005, j’avais écrit « les taiseux des banlieues » pour dire qu’il ne fallait pas projeter sur ces citoyens (ou non-citoyens, mais résidents) des explications issues d’autres moments, d’autres situations, et qu’il fallait prendre langue avec ces émeutiers, parler avec eux, les faire parler : « La fondation Copernic propose de dire « le sens que ces actes violents ont pour ceux qui les commettent même s’ils n’ont pas les mots pour les dire. » Les pauvres gens ont de pauvres mots et il est nécessaire de leur dire ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Le mépris de cette attitude échappe à ceux qui le pratique. » Ouest-France avait publié ce texte et le Nouvel-Obs un extrait.

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