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Orélien Péréol

Orélien Péréol

Auteur, essayiste, écrit nouvelles, pièces de théâtre... Acteur. Ex enseignant, participe de la sociologie de l'Analyse Institutionnelle...

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  • Premier article le 09/12/2008
  • Modérateur depuis le 26/03/2009
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Derniers commentaires



  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 14 juillet 2010 20:41

    à Douglas Barr

    Vous n’arrêtez pas de dire que vous n’avez pas dit ce que vous avez dit.
    Vous n’êtes pas dans la réflexion, vous êtes dans l’affectivité, et l’affectivité négative.

    Vous écrivez : « 
    Lévi-Strauss ne parlait certes pas de la burqa en France, dans la mesure où elle n’y existait pas du temps où il s’exprimait encore. Il s’inquiétait plus généralement de certains excès de l’islam... »
    Donc est d’accord vous l’instrumentalisez dans un combat qui n’est pas le sien.

    Vous écrivez : « Ensuite, le problème de la burqa n’est pas de nombre, mais de principe. Ce serait une concession (si elle était tolérée) qui serait la porte ouverte à de nombreuses autres revendications du même type (communautariste), et d’ailleurs il y en a déjà. De revendications en revendications, et de concessions en concessions, on transforme une société. » Ben voyons ! C’est du délire de persécution, dit très naïvement. (vous êtes tellement sûr d’avoir raison).
    Vous écrivez : « Je ne doute pas que »la société« survivra à tout, mais ce sera une autre société que celle que nous connaissons, et elle ne me fait pas envie. » Eh bien je n’ai pas envie d’une société où vous seriez gardien des « valeurs », et où vous m’interdiriez très rapidement. Il faut débattre, c’est une valeur.
    Vous écrivez : « 
    Je pense que ce laxisme (politique) est à l’origine de beaucoup de problèmes actuels, et du communautarisme qui malheureusement sévit dans certains quartiers. » Vous vous sentez tellement sûr de vous et de ce que vous pensez que vous voulez imposer aux autres votre point de vue. Pas de laxisme !
    Au secours ! Vous êtes danger bien plus grand que celui que vous nous décrivez, et qui n’existe que dans une certaine présentation des choses, qui est largement créé par vos fantasmes, et auquel je ne crois pas du tout. En revanche, je vois bien l’irrationalité de votre point de vue et les contorsions de langage que vous êtes prêt à mettre en œuvre pour lui garder un semblant de logique.



  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 14 juillet 2010 17:44

    à douglas Barr
    vous écrivez : « Pour vous, épargner à toutes les femmes françaises de porter la burqa, c’est de l’exclusion culturelle ? »

    Vous vous donnez des buts d’une générosité à faire peur... Vous croyez vraiment que les femmes françaises sont en danger de devoir être voilées entièrement ? Toutes les femmes françaises ?
    Vous vous racontez des histoires effrayantes qui vous font cauchemarder. Ce n’est pas crédible du tout. ça n’existe pas. Sauf votre respect, vous êtes un Don Quichotte.



  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 14 juillet 2010 17:26

    A Douglas Barr

    Je vous remercie de votre réponse qui argumente sur mon argumentation, ce qui n’est pas toujours le cas sur ce site.

    Cependant, pour moi, vous êtes dans le déni et dans le procès d’intention.

    Vous dites que vous n’instrumentalisez pas Lévi-Strauss parce que vous le citez ! L’argument ne tient pas dans le cas général. Instrumentaliser un auteur n’est pas falsifier les citations. C’est leur donner des connotations intéressées. Autrement dit, laisser accroire que Claude Lévi-Strauss aurait dit que la burqa serait du côté de l’excès, du trop grand écart à l’acceptable, voilà l’’instrumentalisation. Mais c’est un point mineur. Quand vous écrivez : « La burqa, c’est clairement au-delà de ce que notre société peut admettre, si elle veut survivre (ce qu’évidemment elle n’est pas forcée de vouloir...). » c’est absolument insensé. Les femmes sous voiles intégrales, combien de divisions ? Avec 2000 femmes sous voiles intégrales, la société ne peut pas survivre ? Vous croyez vraiment ce que vous dites. ? Cela me rappelle dans un tout autre domaine que le Président Pompidou avait prophétisé une Révolution si les chômeurs de France dépassaient le nombre de 500 000. La société, pour parler comme vous, est beaucoup plus forte que vous le pensez, (et les valeurs beaucoup moins). Quand vous dites : « Je ne suis pas sûr de mes valeurs, comme vous le prétendez et je ne veux certainement pas les imposer aux autres par la force … » puis au terme de votre paragraphe : « Le seul problème, c’est que leurs valeurs sont absolument incompatibles avec les miennes et celles de la majorité des Français et des Européens. Le « vivre ensemble » avec eux, qui souhaitent imposer notamment la burqa, me paraît impossible. » C’est incompatible. Vous voulez imposer vos « valeurs » en déclarant que les valeurs des autres (non-Français et non-Européens si je vous suis) sont absolument incompatibles. Que faire devant cette incompatibilité absolue, telle que vous la déclarez ? Votre solution est d’imposer vos valeurs, me semble-t-il.Les projections sont nécessaires à ce type de discours : la plupart des musulmans auxquels vous vous opposez sont Français, ce que vous ne prenez plus en considération sitôt qu’ils sont musulmans et pas comme vous voudriez que les musulmans soient. Autre procès d’intention : « Le « vivre ensemble » avec eux, qui souhaitent imposer notamment la burqa, me paraît impossible. » Où voyez-vous qu’ils souhaitent imposer la burqa à l’ensemble de la société ? Vous êtes exactement à l’envers : Vous voulez imposer l’interdiction du voile intégral en prétendant que celles et ceux qui sont intéressés par cette pratique souhaitent imposer le port de la burqa et qu’on ne peut donc pas les considérer comme des êtres de parole, qu’on doit agir envers eux par la force. En ce qui concerne l’effet de cette inversion, c’est aussi une inversion. Les musulmans vont renforcer le sentiment identitaire du fait de la violence des condamnations qu’ils subissent. J’espère que nous n’aurons pas à débattre de la lapidation. Mais si un jour, la lapidation venait dans le débat public, ce qui serait très malheureux j’en conviens, il faudrait débattre ; il ne faudrait pas ressortir la guillotine pour guillotiner celles et ceux qui seraient pour la lapidation.



  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 14 juillet 2010 10:44

    Il faut toujours débattre.

    Vous avez l’air de croire que vous portez la valeur selon laquelle vous êtes assez sûr de vos valeurs pour les imposer par la force.
    Cette valeur là, c’est vraiment la pire de toute.

    Vous instrumentalisez Lévi-Strauss à votre cause. Vous avez tous les toupets. Tous les abus, dont cette instrumentalisation de Lévi-Strauss, sont dans cette valeur si agréable à vous-même.

    Il faut débattre, il faut toujours débattre.


  • Orélien Péréol Aurélien Péréol 12 juillet 2010 19:36

    à Sylvain Reboul (et à cathy 30)

    Une des caractéristiques de la perversité de cette attitude d’ostracisme est que la victime est énoncée comme victime mais le bourreau jamais ou presque jamais.

    Donc il est aisé de dire que celui qui s’y reconnait à des raisons de s’y reconnaître, qu’il se désigne et qu’on a donc peut-être bien fait de viser tout le monde sans dire qu’on visait qui que ce soit.
    C’est le principe de la perversité, (le renversement, l’inversion).

    Pas d’essentialisme dans mon texte, ni dans ma pensée.

    J’appelle à un féminisme partagé, qui construit une égalité et je dis que la dénonciation des hommes, la plupart du temps calomnieuse et dissimulée, ne conduit pas à cette égalité, ce que je regrette.

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