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Baltha

Cadre de santé en secteur médico-social

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Derniers commentaires



  • Baltha 21 juillet 2015 15:18

    @La Voix De Ton Maître


    J’ai l’écho tout à fait inverse ! Il faut dire que j’appartiens au monde du travail (milieu de la santé) et je n’entends de commentaires vomissant l’UE par des personnes ancrées dans la réalité quotidienne. Dans mon milieu, nous sommes bien conscients que l’Europe a pour objectif de tout casser, notre outil de travail en premier, mais aussi tout acquis social et les services publics, les retraites,la Sécu, et j’en oublie...

    Alors, non, je ne connais pas de travailleures autour de moi qui adorent l’UE, c’est le moins que l’on puisse dire !


  • Baltha 18 juillet 2015 23:53

    "Les entreprises préfèrent rémunérer les actionnaires au lieu de développer l’investissement. »


    Cette tendance n’est pas nouvelle, c’est même ce qui gangrène l’économie depuis 1/3 de siècle au moins.

    En 1980, sur 100 FRF produits, 70 % servaient à la rémunération des salariés + recherche + investissement, et 30 % à la rémunération du capital.

    En 2008, le rapport était inversé (30 / 70) et la richesse avait doublé depuis 1980.
    Résultat : le premier secteur est passé d’un indice 70 à un indice 60 et le second secteur (rémunération des actionnaires) est passé d’un indice 30 à 140.

    Comme la finance a tout bien compris le mal qui la rongeait, a su tirer les leçons de la marmelade de 2008 et a su corriger la chose, aujourd’hui le rapport tend vers 25 / 75, d’où la limitation nécessaire des dépenses « inutiles » (santé, éducation…) pour détourner la richesse produite vers l’actionnariat.

    Une conséquence pratique : pendant cette période, l’industrie pharmaceutique française s’est hissée au premier rang européen en volume de vente. Or elle dépense davantage en pub qu’en recherche, au point qu’elle n’a pas créé de molécule majeure… depuis 1986 (29 ans).




  • Baltha 18 juillet 2015 15:46

    @Jeff84


    Nier la casse de la FP relève simplement du déni de réalité… ou plus idiotement du méconnaissance du terrain, des conditions de travail, de la précarisation des salariés ayant à prendre un charge un service rendu aux usagers de plus en plus dégradé.

    Réductions imaginaires de budgets publics ? Pourquoi imaginaires ? Revenez dans la réalité, prenez le temps de vous intéresser à ses missions de service public, de discuter avec ceux qui l’assument dans des conditions de plus en plus indigentes (rien qu’à l’hôpital public, et on en reparlera).

    Toute cette casse délibérée des services publics de santé, d’éducation, etc. sont font au détriment de la motivation au travail, s’accompagne de stress, de burn out, de dépressions chez les salariés et d’une dégradation de la qualité des prestations offertes aux usagers.

    C’est une réalité, et qui plus est s’aggrave de façon exponentielle.

    Accepter ceci (ou refuser de le prendre en considération) ne peut être que le fruit de la porosité des esprits à une propagande réussie (assez primaire car reposant sur le mépris de l’autre le plus souvent et sur des préjugés immatures) ou alors émanent de personnes qui vivent coupées de toute vie sociale, n’ayant pas d’enfants, n’étant jamais malade... ou de mauvaise foi.

    Je penche clairement pour cette dernière option pour ce qui concerne les fossoyeurs idéologiques des services publics pouvant se montrer ça et là sur les différents forums. Ils sont peu nombreux, mais à court d’arguments chiffrés, de témoignages, se contentant de proférer des « c’est pas vrai, la FP est de plus en plus riche et gave des fonctionnaires fainéants ».

    Ces idéologues de la casse sacrée,lorsqu’ils devront justifier une réalité encore plus preignante, n’auront bientôt plus d’autres arguments que de nous dire que l’organisation de la société autour de prestation collectives, tels qu’ils se sont développés avec la civilisation, sera destructrice de la société car ne permettant pas aux marchés financiers de se gaver.

    Leur argumentaire sur les forums en prend toucement le chemin. En fait, ça y ressemble déjà. 

    Leur priorité ? La finance sur l’humain.




  • Baltha 18 juillet 2015 13:35
    « Régulièrement, on entend cette petite musique à propos de ces fonctionnaires, planqués, paresseux et bien payés. » 

    Précarité des fonctionnaires
    (INSEE, 2013, saufs militaires et emplois aidés) :

    FP d’Etat (FPE) : 2,075 M dont 0,546 M non titulaires (26,31 %)
    FP Territoriale (FPT) : 1,879 M dont 0,426 M non titulaires (22,67 %)
    FP Hospitalière (FPH) : 1,153 M dont 0,317 M non titulaires (27,49 %)

    Toital : 5,107 M dont 1,289 M non titulaires (25,24 %)

    Globalement, 1 fonctionnaire sur 4 n’est pas titulaire de son poste, ne bénéficie donc pas de la sécurité de l’emploi, de droits à l’ancienneté, d’avancement en échelon, de certaines primes, du choix de son affectation et n’est généralement pas prioritaire pour la formation continue. Et corvéable à merci.

    Témoignage perso :
    Etant alors infirmier nouvellement diplômé d’Etat, j’ai fui la FPH dans les années ’90 car à l’époque, déjà, j’avais été embauché avec le statut d’auxiliaire, il fallait attendre 2 ans pour espérer passer stagiaire et 4 ans de plus pour être titularisé. Je me tapais tous les mercredis, tous les samedis soirs et lundi matin, ce qui m’amputait largement TOUS les weekends sans toucher la (maigre) prime de dimanche qui était réservée aux titulaires par la direction. Je me suis barré lorsqu’on m’a contraint de travailler à Noël ET le jour de l’an pour quelques euros de plus. Et on me baladait allégrement d’un service à l’autre, me faisant alterner jours et nuits (on peut travailler de nuit en continu, mais faire plusieurs séries de nuits parmi des postes de jour, ça déglingue bien et ça pourrit la vie privée). Et mon sort n’avait déjà rien d’exceptionnel à l’époque...

    Voici le shéma de carrière type imposé à l’époque et il suffit de lire les témoignages des sites professionnels pour constater que ça ne s’est pas amélioré depuis lors : suppression de postes, surcharge de travail, flexibilité, tentative de suppression des RTT à l’AP-HP pour imposer 38 H payées 35 H, etc.

    Le tout pour être payé avec des billes : en 2010 j’ai été amené à remplacer quelques mois dans la FPH : 1 560 € nets en travaillant 1 week-end / 2 et 1 jour férié / 2. C’était un remplacement de congé de maternité (CDD) et à l’issue, malgré le manque de soignants, il m’a été proposé de recommencer un CDD à 30 Km dans un hosto du même groupement. J’ai dit Niet !

    Qui dit manque de personnel dit remplacement à la volée d’un collègue absent sans qui le service ne peut plus tourner à ce stade de sous-effectif, donc rappel au domicile parfois le jour-même.
    Ce qui amène un pression psychologique : on se sent obligé de continuer de travailler dans ces conditions pour espérer être titularisé un jour.

    Sans compter les nombreux collègues en arrêt de travail, pas pour « convenances personnelles » si chers aux propagandistes-fossoyeurs de la FP, mais pour troubles musculo-squelettiques ou burn out, apanages des soignants lorsque les conditions délétères de travail sont méprisées.








  • Baltha 17 juillet 2015 18:18

    L’Indice de Développement Humain (IDH) - prenant en compte les niveaux de vie, la santé et d’éducation pour chaque pays - reflète l’état des lieux : jusqu’en 2009, la France était au 8ème rang mondial pour l’IDH, gràce à des dispositifs mis en place après guerre (sécurité sociale, salaires différés sous forme de prestations d’entraide, etc.) permettant de compenser des salaires nets très moyens tout en ne laissant personne au bord du chemin.


    Depuis le virage ultralibéral les revenus stagnent, la pauvreté s’étend, le chômage de masse et l’exclusion sociale ravagent des vies et les finances publiques, les systèmes d’éducation et de santé sont laminés. Tous les garde-fous sociaux mis en place depuis 1945 - et qui faisaient l’exception française - sautent.

    Le bilan à ce jour du virage ultralibérail est sans appel : l’IDH de notre pays est passé du 8ème au 20ème rang mondial entre 2009 et 2013 (derniers chiffres connus), l’indice déclinant pendant ce temps de 0,961 à 0,884.


    « Les politiques de réduction des budgets sociaux, des dotations des collectivités territoriales, du système de santé, de l’école publique, aggravent les conditions de vie des classes populaires. »
    La casse ne concerne pas que l’école publique mais tout le champ de la transmission du savoir : les différents niveaux de l’éducation nationale, l’université et la formation professionnelle.
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