Je n’ai pas de piste pour connaître la quantité que nous pourrions produire en France, mais c’est assez facile de calculer les besoins.
Vous dites qu’avec la production annuelle de l’hôpital de Miami, on faire un plein pour 10 000 voitures.
En France, nous avons un parc de 37 millions d’automobiles (je mets de côté les véhicules utilitaires, camions, cars, ...) qui parcourent en moyenne 13 000 km/an, soit environ 15 pleins chacun.
Il faudrait donc (37 000 000/10 000)*15 = 5 500 hôpitaux ayant la même "activité" que celui de Miami.
Je ne suis pas spécialiste de la question. Attendons donc les réponses à votre enquête.
Il serait intéressant aussi d’avoir le coût du carburant ainsi obtenu.
"que les bus roulent au méthane ou au diesel, les gus comme vous dites sont payés,
la différence vient uniquement du carburant. "
Pas du tout. Dans le cas du diesel, les gus sont payés par une compagnie pétrolière, disons Total. Dans celui du CVO, ils sont payés par le CVO. Ce n’est pas pareil.
je suis tout à fait d’acord avec vous pour dire qu’il s’agit d’un circuit court, local, qui ne nécessite pas de pipes-lines, tankers et autres joyeusetés. Vous en concluez que c’est moins cher , mais, hélas, je suis en train de vous prouver le contraire.
Levons d’abord une hypothèque : les chiffres que vous avez annoncés sont tout à fait exacts. J’ai recoupé ça sur internet, comme tout un chacun peut le faire. Il s’agit bien d’un centre de valorisation organique lillois, L’investissement est bien de 75 millions d’euros, et sa finalité est d’assurer l’approvisionnement de 100 bus scolaires.
Vous me reprochez de "partir dans des dédales". mais j’essaie tout simplement de chiffrer le coût du carburant ainsi obtenu ! Cela me semble la moindre des choses. Vous dites : "à l’évidence, ça coute moins cher que le diésel" ; Qu’est ce que vous en savez ? La seule façon de faire, c’est de regarder les chiffres. Je n’y peux rien. Il n’y a pas d’autre méthode.
Et lorsque l’on regarde les chiffres, on se dit que, dans ce cas particulier, il y a loin de la coupe aux lèvres. Si l’on s’en tient uniquement à l’investissement, on a déjà un litre de carburant 5 fois plus cher que le gazole !!! Je ne cherche pas à généraliser, et de dire que tout ce qui ressemble à ce type de projet est à mettre à la poubelle, mais il faudrait une explosion du prix du gazole pour que celui-ci ait un intérêt économique.
Vous me direz : mais alors pourquoi ce projet ? Je n’ai pas de réponse toute faite, amis en tout cas ce n’est pas pour des raisons économiques. Il faut poser la question aux élus, ils doivent savoir.
"je pense que si les responsables d’une région, d’un pays, d’une ville optent pour ce genre de solution, c’est qu’ils y ont un réel intéret. "
Au niveau politique sans doute. Au niveau économique, c’est beaucoup moins évident. C’est le sens de ma remarque.
Dans le cas qui nous occupe, il s’agit de faire rouler des bus. Donc le centre produit du carburant (vous me parlez longuement de production électrique mais c’est pour d’autres projets), et l’impact de l’investissement sur le coût de revient est déjà de 20 000 euros par bus, sans pour l’instant tenir compte des coûts de fonctionnement. Il y a l’organisation du ramassage des ordures, les achats, les frais d’entretien, les frais généraux, les frais de personnel, les taxes locales, les charges financières parce qu’il a bien fallu emprunter les 75 millions, etc.
Prenons simplement l’exemple des charges de personnel : vous parlez dans l’autre article d’un effectif salarié de 40 personnes, ça fait, avec les charges sociales, de l’ordre de 1 million d’euros par an, soit encore 10 000 euros par bus...
Concluez vous même, à moins qu’il y ait une erreur dans vos chiffres.
"La ville de Lille vient d’emboîter le pas, et annonce 100 bus scolaires, lesquels vont tourner au méthane, issu de la fermentation."
C’est bien ce projet de centre de valorisation des ordures dont vous avez parlé dans un autre article ? Celui dont l’investissement est de 75 000 000 euros ?
Si on amortit l’installation sur 35/40 ans, ça nous fait du 2 millions d’euros par an environ, soit 20 000 euros par bus et par an...