@Olivier Cabanel
"je n’ai jamais prétendu que l’on pourrait remplacer tout le pétrole consommé dans ce pays par la "graisse issue de la liposuccion", mais je vous répète que si cela permet d’en économiser une partie, pourquoi s’en priver,"
Je n’ai jamais dit que vous l’aviez prétendu. Et quand vous dite "économiser une partie", il faudrait prendre un microscope à balayage pour l’observer. C’est le sens de mon intervention.
A mon avis, il faut laisser ces chimères et il est préférable d’examiner d’autre projets, a priori plus intéressants, comme la récupération d’huile végétale pour faire tourner les diesels.
"vous revenez sur le méthane,
d’abord, petite erreur que vous commetez, il ne s’agit pas de "déchets animaux", mais de déchets végétaux,"
Ne dites pas n’importe quoi. Vous avez écrit textuellement, dans un commentaire de votre article "D’autres énergies pour sortir de la crise" la phrase suivante :
"Si l’on s’en tient à récupérer le méthane produit par l’activité animale, la production serait chaque année de 90 millions de tonnes équivalent pétrole. "
Mais qui vous dit que je refuse de faire des économies de carburant ?
Qui vous dit que je vais faire la gueule si on me propose une voiture qui consomme deux fois moins ?
Je vous dis simplement : c’était une idée à creuser, mais hélas, elle n’est pas à l’échelle de nos problèmes. Dans un autre post, vous vous faisiez fort de démontrer qu’on pouvait complètement se passer des énergies fossibles avec des renouvelables. Vous ne m’avez toujours pas convaincu, et ce n’est pas avec ce genre d’exemple que vous allez le faire.
A ce propos, vous nous aviez promis une explication détaillée sur les 93 MTEP que pourrait produire le retraitement de certains déchets animaux. Vous y pensez ?
Désolé une fois de plus de jouer les trouble-fête, mais pour la récupération de la graisse humaine, je suis au regret de vous le dire, circulez, y a rien à voir.
D’après l’auteur, il serait possible de récupérer dans un hôpital à Miami environ 560 000 litres de carburant en 1 an, de quoi faire un plein pour 10 000 voitures. OK
Quelles sont nos ressources en France ?
je vais supposer qu’il y a 20 millions d’obèses (estimation... large), et qu’il possible de récupérer disons 3 litres par personne en moyenne, donc après 20 millions d’opérations (!). Ca nous fait un stock théorique de 60 000 000 litres en principe récupérables de cette façon (je pense être vraiment très généreux dans cette estimation).
Sur cette base, on a de quoi faire un plein pour un peu plus d’un million de voitures, soit moins de 3% du parc (37 millions). Ou bien, si on suppose qu’une voiture fait une quinzaine de pleins par an, de quoi faire rouler pendant un an 70 000 voitures (0,2% du parc).
In cauda venenum, c’est à l’évidence un fusil à tirer à un coup. Une fois qu’on a dégraissé tout le monde, il n’y a plus de ressources pour l’année 2, à moins d’imaginer un régime adapté pour reconstituer le stock, et faire repasser les gens sur le billard chaque année. Je sens que ça va encore créer des emplois, tout ça, tout en faisant les affaires de MacDo.
Je prends en effet le problème par un bout différent, puisque je suis soucieux, comme beaucoup d’entre nous ici, de nous libérer des énergies fossiles. J’essaie donc de remettre cette idée en perspective, par rapport à une partie de nos besoins nationaux.
Pour cela, je donne simplement, pour information, les ordres de grandeur des dits besoins, en me limitant au seul parc automobile . Et pour l’instant, Miami = 0,02% c’est à dire que, à supposer que ça marche, on est dans l’épaisseur de l’épaisseur du trait. Affaire à suivre.
mais comme disaient les Rohan, point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.