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Bracam

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  • Bracam Bracam 8 octobre 2013 00:22

    Vous m’avez l’air très en colère, cher Printemps (entre parenthèse, on va plutôt vers l’hiver, et peut-être bien celui de l’humanité ; tiens, pas même envie de H grand). Je suis un peu étonné qu’il vous soit permis de déterminer qu’il y en a qui parleraient trop, et d’autre coupables également, qui se tairaient. Comme Keiser, je ne sais plus que dire. Ah oui, j’adore le « plus jamais ça » :( Pour un peu, j’en étais venu à croire que plus personne n’écrirait jamais une pareille c...ie. C’est beau d’être aussi naïf. Je vois aussi que les moinsseurs vous agacent. Qu’il est réconfortant pour moi de trouver un commentaire de cet ordre. C’est qu’on a sa petite sensibilité, et que ni les massacres, ni le mépris, ni la haine, ni la laideur, ni la bêtise, ni la veulerie, ni rien des tentations les plus viles de l’individu ne nous laissent encore indifférents. 



  • Bracam Bracam 5 octobre 2013 01:23

    Alors là Appoline, votre propos est vraiment énorme. Autant je suppose que nous sommes d’accord sur le constat de la déchéance morale et spirituelle de cette société, autant je trouve que le recours au principe magique du péché originel que vous situez en 68 est désolant, car sans valeur aucune. Aucune société n’est immuablement figée, ni coupable de vouloir rompre avec une oppression parfois telle que les révolutions passent par là. A cet égard, les analyses de mai 68 divergent souvent à tel point qu’y voir le germe du désastre vers lequel la société d’aujourd’hui se rue n’a pas de fondement. Il y a trop d’éléments sans rapport du tout avec les espoirs revendiqués par la génération 68 pour que ceux-là puissent être mis en cause. La liberté de pensée, celle de se déplacer, d’exercer un métier de son choix, d’aimer, de s’affranchir de normes hyper moralisatrices et castratrices, l’espoir, l’espoir tout simplement d’une refondation de la société, rien de tout cela ne signifiait en soi la disparition des valeurs fondamentales de la vie respectueuse d’autrui. Je ne sache pas qu’il soit décent de confondre anarchie et rêve d’un lendemain différent.

    Il n’y a rien pour moi d’acceptable dans la condamnation de quelque révolution que ce soit lorsqu’elle est pacifique, et mai 68 ne coûta pas la vie à des dizaines de milliers de citoyens. Était-ce même une révolution… Par contre, je situe pour ma part le début du délitement des valeurs et l’offensive montée de l’individualisme, de la compétition à outrance, de la violence de la mondialisation et de l’injonction à devenir consommateurs décérébrés aux années 70, qui s’accompagnent de la corruption et de la bestialité des marchés et des Etats dont on voit aujourd’hui les plus sinistres effets, et dont je ne peux imaginer quels malheurs épouvantables ils nous promettent. Et rien de ces cyniques et immondes dérives ne trouvent leur source dans les rêves sincères de nombre d’acteurs de mai 68, car il y en eût. Il serait temps de balayer devant la porte de nos bourreaux, plutôt que d’accuser sans le moindre espoir d’en tirer un profit quelconque la génération de nos parents ou grands-parents. Les coupables sont masqués, mondialisés, soutenus par nombre de larbins de toute obédience, et ils vivent ici et maintenant, parmi nous. Parfois même... nous leur prêtons la main.



  • Bracam Bracam 3 octobre 2013 13:51

    Tout dépend sur quel plan on se place, et quel entendement est le nôtre en matière d’ironie (désespérée, ou non). J’hésite à prendre votre message au second degré, vraiment je ne sais pas... Moins pire est bien la meilleure manière de décrire la pire des situation, avant faillite générale, ou guerre, ou réchauffement, bref, toute cette sorte de choses qui ne donne pas au malade la meilleure perspective de guérison.



  • Bracam Bracam 2 octobre 2013 21:17

    Le mépris et la violence du discours dominant dont cette radio et tant d’autres sont les aboyeurs sont renversants. Ce « journaliste » dans ce rôle là est à vomir : qui osera dire qu’il a éclairé le débat, avec sa morgue et sa volonté implacable de faire taire son « invité » en lui infligeant son point de vue unique ? Avec ceux-là, l’esclavage , l’aliénation et la peine de mort sont au programme. Vous ne comprenez donc pas que c’est la crise, dégueulent-ils ? Oh si, mais sa pire expression se trouve dans leur tête, dans la perte des repères moraux et sociétaux dont ils sont les fossoyeurs. 



  • Bracam Bracam 17 septembre 2013 01:00

    Je me suis bien marré. Je regardais une vidéo dans laquelle Zemmour s’exprimait, qui disait combien il avait peu d’estime pour les mous, et plus d’admiration pour les soldats de Napoléon qui allaient ne se plaignant point. Voulez-vous mourir ? Mourrez donc, nous sommes quelques milliards à avoir déjà passé par là sans voir laissé la moindre trace, souvent esclaves, malades de la peste ou du choléra. Voulez-vous vivre ? Alors confrontez-vous au principe de la sélection naturelle, qui fait le bonheur selon que nous sommes puissants (j’entends au moins maîtres de notre existence), ou notre médiocre et banal malheur, et alors taisez-vous à jamais. Moi médiocre, n’allez pas croire, j’irais bien dans votre sens, j’y ai tout intérêt. Mais l’Humanité, qui court à sa fin, n’en veut guère.

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