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  • Bracam Bracam 4 novembre 2013 23:16

    Voilà, c’est mieux exprimé smiley



  • Bracam Bracam 4 novembre 2013 22:57

    C’est vous le moinsseur ? Au fait, passer à autre chose que la critique du style alors que c’est vous qui mettez en exergue nos réticences sur la forme du discours de Jean-Luc (je vais faire camarade pour vous faire chevrer, on ne choisit pas ses camarades voyez-vous, c’est un drame), voila qui pourrait faire rire, si ce n’était pas si étrange. Je trouve ça caractéristique d’un manque de compréhension qui met le Breton à des années lumières au dessus du militant de base politique, tous bords confondus. Et c’est magnifique, parce que cela ne sert en rien ni le FDG, ni Jean-Luc, qui devrait écouter aussi ses militants navrés du fait que sa parole est dénigrée principalement sur la forme. On l’a bien compris, ceux qui détestent Mélenchon détestent avant tout sans doute son discours ; or, si la forme était inattaquable, nous, vous, moi , Fergus, nous aurions tellement plus de facilité à renvoyer les aigris et les nigauds dans les filets. Mais voilà, comme tant de militants, vous passez outre le fait que par ailleurs, un grand nombre de personnes entièrement acquises au programme « l’Humain d’abord » sont tellement heurtées par le discours de JLM que leur rejet devient viscéral, leurs forces perdues pour le parti, et parfois pour la cause. Je me sens une grande envie de vous proposer le qualificatif de nigaud. En toute camaraderie.



  • Bracam Bracam 4 novembre 2013 19:49

    Hé bien c’est à dire que votre billet est tellement caricatural, très bien écrit je trouve (ceci explique-t-il cela ?), qu’il me semble exemplaire en la manière tout aussi virulente que celle de Jean-Luc Mélenchon de s’exprimer. Aussi, ne demandez pas aux mélenchonniens et à ceux qui partagent tout ou partie de ses analyses de rester sans réaction. Pour ce qui est des « moins », je considère cette réaction comme propre à un niveau d’intelligence relativement moyen, mais il ne faut jamais dire une chose pareille, ça froisse l’égo de ces commentateurs tellement…, enfin bref.

    Ce que je comprends parfaitement dans le propos de JLM, la manière étant outrageuse dès l’instant où l’on s’arrête à l’ego froissé, pourquoi pas, c’est qu’il est impensable de continuer à produire de la viande industrielle dans des goulags animaux, dans lesquels les salariés sont des variables d’ajustement, au prix des pires compromissions avec les multinationales de la chimie et de l’agro-alimentaire, au pire détriment de l’environnement. S’il est imaginable de contester l’eco taxe qui vient encore grever le coût de production breton (mais c’est vrai dans tant de régions européennes, les producteurs de fruits et légumes par exemple vous en diront des nouvelles), je demande à ce que vous expliquiez comment vous pensez possible de mettre fin à la démence du système industriel de production de malbouffe et au totalitarisme de la grande distribution. Je voudrais savoir à quel prix le porc à 5 euros sera vendu une fois la taxe appliquée (sans douter que c’est la grande distribution qui en tirera un nouveau profit).

    Conjointement, qu’on m’explique quel sens il peut bien y avoir dans l’obligation qui serait faite à la collectivité de subventionner, peut-être pour moitié des coûts de fabrication, des produits issus de la surproduction de biens divers, avec pour corollaire la destruction des ressources, l’esclavage des animaux et des humains. On connaît bien désormais les coûts du productivisme pour la santé au sens général, l’environnement, la dignité humaine, et les bénéfices prélevés sans la moindre notion de moralité par les gros industriels et le capital. Il est donc bien question d’une guerre contre l’injustice qu’il est impossible de reporter : l’éco taxe est l’un des outils possibles dans la quête d’un monde plus juste, mais évidemment que nos gouvernements donnant l’impression de poursuivre de toutes autres idéologies, comment y croire.

    Il en va dans ce domaine comme dans celui du nucléaire : la catastrophe écologique en terre et sur les côtes bretonnes est connue, expliquée, tout comme on a entendu quelque considérations émouvantes sur le cul-de-sac représenté par le nucléaire après Tchernobyl et Fukushima (au fait, les Bretons si rancuniers aiment-ils le nucléaire ?). Mélenchon, dramatiquement incapable de s’exprimer en termes choisis, défend une certaine idée de la vie sur cette planète aux ressources en péril. Au cœur de la ressource, il suffit d’écouter Mélenchon pour comprendre son combat et ses convictions, il y a les femmes et les hommes, ce que certains Bretons à la très courte vue semblent ignorer, nommons-les puisque c’est sur ce terrain identitaire que se déroule la polémique pour eux. Ses arguments contre la révolte des gens ulcérés par l’éco taxe sont précisément en faveur du rétablissement de la dignité des producteurs respectueux du besoin de la société et de l’environnement. Il rappelle souvent que le défi d’aujourd’hui n’est pas de sauver la planète, mais le seul environnement compatible avec la vie humaine.

    En définitive, la question bretonne est donc un problème qui intéresse la collectivité tout entière, et les pays européens. J’ai vu samedi sur C+ un petit producteur de porc qui expliquait qu’il puisait depuis plusieurs années dans ses fonds pour payer ses cinq employés, nourrissait ses animaux avec des produits locaux, convaincu de pratiquer un élevage de qualité, et allait « crever » sous peu puisque son travail ne couvrait pas ses coûts de production. Impressionnant, douloureux, révoltant : depuis quand est-ce l’acheteur qui décide du prix qu’il paie ? Vous le savez, le combat est ailleurs que dans la question de la taxe. Mais c’est une guerre économique que le gouvernement a perdue, et s’apprête à perdre encore avec le scandale de l’accord transatlantique. Mélenchon a, hélas, de mauvaises manières qui coûtent cher à sa cause, mais il est trop facile de se tromper de cible : son credo vise à établir un équilibre social et écologique dans lequel justement les peuples devrait retrouver leur dignité et un espoir pour l’avenir. Sinon, c’est un processus de guerre qui s’amorce. Bretons bornés ? Ne donnez pas raison à ceux qui se contenteraient d’un tel piètre jugement.



  • Bracam Bracam 1er novembre 2013 21:58

    Merci Alinea (au fait j’ai tout lu, pensée à vous)



  • Bracam Bracam 1er novembre 2013 18:44

    Et vous, ne quittez pas des yeux vos tableaux de marche ; puisque vous savez tout de moi, je sais tout de vous, évidemment, et alors je vous trouve médiocrement inspiré par une bien triviale vision de la société. Je me demande ce qui resterait de gens utiles en proportion de la population, une fois que vous et moi aurions écarté les « nuisibles ». Vous me réservez un sort peu enviable, et je vois bien que nous serons quelques dizaines de millions dans ce cas, auxquels j’espère que vous voudrez bien ne pas appliquer de plus sévères sanctions que celle-là : la tentation des mesures violentes gagne si vite. Ils sont toujours aussi ridicules, navrants, ce mépris pour l’interrogation et la réflexion (sans parler de l’esprit), cette morgue à l’encontre des « intellectuels », qui discréditent foncièrement ces personnes qui s’arrogent la jouissance de la seule raison possible, leurs manières pragmatiques qui en feraient les fins connaisseurs de « la vraie vie ». Et tant de pseudo révolutionnaires, qui forment ces masses gueulardes trop connues, détestent le poète (que je ne suis évidemment pas), le musicien, le compositeur, le peintre, l’écrivain, le philosophe, le conteur, le Maître : je travaille, MOI, arguent-ils (suivent, ordinairement, des considérations sur la France qui se lève et ne veut plus entretenir les nuisibles).

    Ce qui rappelle crûment l’existence de toute cette cohorte desdits inutiles que le chômage, l’invalidité, la jeunesse ou la vieillesse ont mis à la merci du bon vouloir de « ceux qui font tourner la machine », certains d’entre eux leur réclamant grossièrement des comptes. Le débat commence à exister, champ réservé aux « spéculateurs », difficile à faire entendre. Il s’agit d’évaluer ce que la société voudra bien concéder d’humanité et de légitimité à ces parfois proscrits, alors que nombre d’entre eux assurent travaux non rémunérés ou à peine défrayés, ou tâches bénévoles indispensables et que, croit-on savoir, ils font partie encore de la communauté humaine.

    Bref, le nombre de gens qui ont besoin de détester leurs semblables est toujours un sujet d’incrédulité abyssale pour les naïfs auxquels je revendique d’appartenir, puisqu’il semble que tels soient mon statut et ma place. On peut, par infortune, être malheureux dans un océan de malheur, cela n’oblige pas à exécrer les autres : la dignité, cela existe, plus pratiquée je l’espère que le spectacle communément rapporté par les médias ne donne à le craindre. Il n’est pas besoin non plus d’appartenir à la classe des damnés de la terre pour prendre la défense de la justice sociale : je n’en reviens toujours pas de l’interdit que certains individus prétendent opposer à ceux qui luttent contre le malheur sans y être forcément plongés à en crever : c’est incontestablement stupide. Si j’en crois mon doigt mouillé, quand je le trempe dans la bave de crapaud, la faute à tout cela pourrait bien en revenir à Jean-Luc Mélenchon. Je vais changer de fontaine, vite.

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