Suivant ce raisonnement, on peut aussi viser l’intégration de la Chine qui apportera dans la corbeille de mariage, population et capitaux illimités.
Sans compter que l’Iran ou tout autre pays n’oserait dès lors pas s’attaquer à un si gros morceaux que constituerait l’Europe comprenant la Chine.
Et pourquoi ne pas viser l’intégration de l’Iran si on considère qu’ainsi l’Iran n’aurait pas lieu de pointer ses missiles sur l’Europe, c’est à dire elle-même ?
C’est bien gentil de penser l’intégration en terme de protection et de défense extérieures... mais si c’est pour que les problèmes se déplacent à l’intérieur même de l’UE, je n’en vois pas l’intérêt.
D’accord avec toi en ce qui concerne la logique de Blair (et de Bush).
Quand je parlais des pro-européens, je pensais par exemple à Rocard, Cohn-Bendit, ...
Quelle est leur logique à eux s’agissant de l’intégration de la Turquie ?
Que l’Europe n’est plus d’identité distincte (hormis une dimension démocratique, droits de l’homme, etc.) et qu’il ne puisse pas se former une identité euro-européenne et un nationalisme du même nom (comme il y a eu des identités nationales fortes, etc.) ?
Ou que l’intégration de la Turquie dans l’UE empèche toute opposition de se déclarer et de dégénérer en conflit entre le bloc européen et le monde musulman ?
Merci à l’auteur pour ses articles sur les relations entre l’UE et la Turquie.
Enfin, pour être franc, je n’ai pas encore vraiment bien compris pourquoi des pro-européens sont fondamentalement pour l’entrée de la Turquie dans l’UE (même si celle-ci présente ou semble offrir quelques avantages).
Parce que si l’UE vient à ressembler à un Empire disparate, comment un véritable sentiment européen (au même titre qu’il existe un sentiment national en France, en Italie, etc.) peut-il raisonnablement exister ?
Pour ma part, je suis opposé à l’entrée de la Turquie parce que c’est un pays musulman (ou de tradition musulmane) avec une population nombreuse... intégrer la Turquie reviendra à replacer, plus encore qu’aujourd’hui et en permanence, les religions (avec leurs différences culturelles, dans le champ politique, etc.) ou leur instrumentalisation au centre de la plupart des débats européens.
Du retour de Jospin sur l’île de Ré ? Bof... il arrive après les grandes marées et pour les prochaines il faut attendre le mois d’août. Même pour les palourdes et les pétoncles, jamais où il faut et quand il faut.