« Les traces de la guère de sécession ne sont pas vraiment cicatrisées, et un éclatement n’est pas à exclure. »
C’est tout de même assez loufoque comme perspective, les geeks, les yuppies, les nerds, les hipsters, les invertis et les LGBTQ friendly, chaussant les bottes de Jefferson Davos et enfourchant les montures de Robert Lee et de... Thomas Jonathan Jackson, dit... Stonewall Jackson
« A la réflexion, les USA sont trop
vastes pour espérer une Révolution à la mode de la vieille Europe... »
La
Russie était bien plus vaste que les Etats-Unis, mais actuellement, aux Etats-Unis,
les clivages sont transversaux et ils s’établissent sur des bases raciales,
sociologiques, institutionnelles, démographiques.
« Si
quelque chose devait advenir, il me semble que ça ne peut se produire qu’à
partir d’un seul des 50 États et faire tache d’huile par la suite. »
L’éclatement
qu’évoque Kent est lisible sur la carte du vote des comtés en 2016. Les
démocrates dominent sur les côtes Est et Ouest, là où se trouvent grandes
concentrations de population, et où les Blancs tendent à devenir minoritaires,
s’ils ne le sont pas déjà.
A
New York en 2010, les Blancs non Hispaniques ne représentaient déjà plus que le
tiers de la population. Dans l’Etat, Clinton l’a emporté avec 58.8 % des voix, dans
le comté de New York, elle a recueilli 87.2 % des voix, mais Trump a recueilli
la majorité du vote masculin blanc.
En
Californie, la proportion de Blancs non Hispaniques n’était plus que de 40 % en
2010. Clinton y a obtenu 61.7 % des voix, et c’est là qu’elle fait la
différence en voix qui lui permet de passer Trump dans les résultats nationaux.
Alors qu’au total, elle l’a devancé de 2.5 millions de voix, elle l’a surpassé
de 4.27 millions de voix dans la seule Californie et, pourrait-on ajouter, dans
les comtés côtiers de la Californie
« Vu
de ce côté de l’Atlantique, je ne vois pas lequel et comme je ne connais pas les
particularités de ces États… »
La
Californie pourrait envisager de faire sécession. Certains y songent, mais ça
ne paraît pas très sérieux, eu égard à toutes les dispositions constitutionnelles tant
américaines que californiennes qu’il faudrait surmonter.
Cela
dit, il reste que l’élection de Donald Trump a révélé une déchirure, qu’il n’a
pas provoquée. Elle venait de loin, puisque dès 1994, Bill Clinton disait que,
dans l’avenir, le plus grave question de sécurité nationale serait celle de « l’identité
avec l’immigration, l’évolution des communautés et des minorités… ».
Ce
qui lui donne, du point de vue de l’intelligence politique, des dizaines de
longueurs d’avance sur les présidents français qui, se shootant à l’universalisme
républicain depuis tantôt cinquante ans, « pensent » que ça finira par se tasser
tout seul, sur fond de renforcement du communautarisme musulman.
« On
pourrait espérer qu’un putsch en interne réussisse et que les USA stoppent leur
politique expansionniste, mais je n’y crois pas trop (Les vampires Rothschilds
veillent aux grains). »
Putsch, je ne pense pas, mais élimination
progressive des éléments du Deep State qui ont été glissés dans son entourage.
La tâche n’est pas simple, mais il est dans une posture totalement inédite :
en guerre contre l’Etat Profond, il est l’élu du Pays Profond, c’est-à-dire de
dizaines de millions d’électeurs dont plusieurs millions (rednecks, membre de
la NRA, « pitoyables » en tous genres) pourraient réagir par la
violence, si on tentait de les dépouiller de leur président.
« Je
me demande ce qui va se passer dans les semaines à venir mais, à mon avis,
elles vont être importantes pour l’avenir de l’humanité. »
Nous vivons incontestablement une période
charnière où, à chaque instant, peut se produire un événement aux conséquences
déterminantes pour la suite du devenir de la planète. Au niveau de l’Europe
également, dans la foulée de la victoire électorale de Viktor Orbàn
« En
attendant Trump sape grandement l’image US et ça il le fait bien ! »
J’imagine que c’est le cadet de ses soucis.
Du point de vue de la caste libéral-socialo-médiatique, qui est l’arbitre des
élégances bien-pensantes, les Etats-Unis étaient déjà l’abomination de la
désolation sous Bush II. Ils se réhabilitèrent en élisant un métis, que la
caste interpréta comme le signal du début de l’ère post-raciale. Comme si les
Américains qui, jusque-là, avaient une opinion globale calamiteuse de leurs
voisins afro-américains allaient en changer parce qu’un américano-kényan avait
été porté à la Maison Blanche…
En réalité, il est apparu que si Obama a été
la conséquence du double mandat de George W. Bush, Trump a été la conséquence du
double mandat d’Obama. Quid des conséquences à venir ?
Dans ce choix de sources particulièrement « orienté », il ne manque que Rolf Hochhuth. Quant à moi, je préfère me référer au témoignage de l’ex-Grand-Rabbin de Rome, Israël Zolli (1881-1956) qui a écrit, dans son autobiographie « La rayonnante charité du Pape, penché sur
toutes les misères engendrées par la guerre, sa bonté pour mes
coreligionnaires traqués, furent pour moi l’ouragan qui balaya mes
scrupules à me faire catholique. », parce que j’ai beau cherché, je ne discerne pas la moindre arrière-pensée dans ces propos d’un homme de 72 ans, publiés en 1954.
"...pendant cette période l’église catholique soutenait la lutte des nazis
contre le « bolchévisme » en s’accommodant très bien du sort réservé aux
juifs."
On imagine mal qu’elle aurait pu s’accommoder du sort réservé aux chrétiens par la vermine communiste de l’époque. Aujourd’hui, avec un Bergoglio, ce serait pensable, mais pas à l’époque.
Pour ce qui est de s’accommoder de la persécution des juifs, je laisse un catholique vous répondre, il y en a certainement qui ont de solides arguments. Je note simplement que Pie XII, qui a été énormément vilipendé a eu, à l’égard des juifs italiens, une attitude telle qu’à la fin de la guerre, le Grand Rabbin de Rome, Isräel Zolli, s’est converti au catholicisme en adoptant le double prénom du souverain pontife Eugenio (Pacelli) et Pio.