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Claude Gracée

Claude Gracée

Je m'intéresse aux affaires judiciaires, plus particulièrement aux affaires de moeurs.

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  • Premier article le 20/10/2018
  • Modérateur depuis le 18/05/2019
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Derniers commentaires



  • Claude Gracée Claude Gracée 23 novembre 2019 13:04

    @colibri
    C’est une très bonne chose pour une victime de pouvoir s’exprimer. C’est même probablement souvent indispensable. Mais pourquoi le faire dans un média ? ? Elle peut le faire dans sa famille, chez son thérapeute, dans des associations de rencontre entre victimes, ou entre victimes et agresseurs (qui ne se connaissent pas, voir http://ange-bleu.com/), ou même dans une rencontre personnelle avec son agresseur (quoique dans ce cas les possibilités de dialogue sont réduites puisqu’il plane la menace d’une détention prolongée pour l’agresseur)... Si une victime le fait dans un média, cela ressemble à une vengeance et un appel au meurtre social de son agresseur. Je ne sais pas si c’est une démarche constructive. On retombe sur le vieux débat de la légitimité ou non de la répression.



  • Claude Gracée Claude Gracée 23 novembre 2019 12:55

    @Albert123
    Christophe Ruggia n’a jamais « avoué » qu’il aurait un désir pour Adèle. Et elle avait 12 ans ! Ce n’est pas forcément un âge où la reproduction de l’espèce humaine est une priorité... !



  • Claude Gracée Claude Gracée 23 novembre 2019 12:40

    @colibri
    Christophe Ruggia semble être effectivement « tombé amoureux » d’Adèle lorsqu’elle avait 12 ans ! Mais ce n’est pas sûr car c’est ce que raconte son ex-compagne avec ses mots à elle peut-être. Mais bon, admettons que Christophe Ruggia soit « tombé amoureux ». Il ne faut alors pas du tout confondre « amour » et « désir » qui n’ont rien à voir : une personne peut tout à fait être amoureuse d’une autre sans avoir aucun désir sexuel (j’en connais...). Et il ne faut pas non plus confondre « désir » et « passage à l’acte » qui n’ont strictement rien à voir non plus. Si quelqu’un tombe amoureux d’un enfant, je ne vois pas où serait le problème à partir du moment où il reste respectueux de l’enfant. Combien de personnes tombent amoureuse d’une autre sans jamais oser leur dire et sans que jamais la personne en question ne s’en rende compte ? Quant à l’emprise, c’est une notion très confuse : ne sommes nous pas d’abord et avant tout sous l’emprise de nos propres sentiments pour l’autre lorsqu’il s’agit d’histoires d’amour ? Et cette notion d’emprise me paraît vraiment délicate à manier, dans la mesure où elle ne tient pas compte d’une vision paranoïaque possible de la part de la « victime ».



  • Claude Gracée Claude Gracée 23 novembre 2019 12:29

    @Albert123
    Oui, c’est assez étrange. Il y a une sorte de « culture de la victime » où la parole de celle qui « dénonce », qui fait des « révélations », semble être intouchable, et où le sort de l’accusé n’a finalement pas d’importance. En fait, c’est un peu comme si le courant de pensée dominant considérait que les femmes ont tellement souffert du patriarcat, que les hommes ont une telle dette, que finalement si un homme est détruit désormais, il ne fait que très partiellement rembourser la dette de ses prédécesseurs. Il doit y avoir peut-être quelque chose de ce genre en jeu.



  • Claude Gracée Claude Gracée 23 novembre 2019 09:17

    @Roubachoff
    Merci pour le compliment ! Il ne faut pas trop attendre des journalistes : souvent ceux-ci n’ont pas les qualités requises pour mener des enquêtes rigoureuses, ni le temps, ni l’argent. Cela coûte très cher une bonne enquête : il faut mettre plusieurs enquêteurs sur le coup, afin de faire jouer l’intelligence collective. Une personne seule ne va pas penser à vérifier tout ce qu’il faut vérifier. Et en ce qui concerne des affaires de moeurs, c’est sans doute le genre de sujet où les journalistes vont être les moins bons : dans le cas d’Adèle par exemple, ils sont obligés de partir sur le principe que leur témoin principal (Adèle) dit vrai. S’ils ne le font pas, alors le témoin principal... il le sent... et il se barre ! Partant de là, l’enquête qui suit ne peut aboutir qu’à une confirmation de ce qui avait été supposé au départ : on le voit bien dans cette enquête, les journalistes ont analysé les témoignages de l’entourage comme des preuves de la culpabilité de Christophe, alors qu’en réalité personne n’a rien vu qui soit du harcèlement sexuel. Ils ont juste été choqué qu’un adulte soit affectueux avec une môme qui se collait à lui ( Vincent Rottiers, l’autre jeune acteur dans Les Diables, déclare : « Adèle n’arrêtait pas de le coller, comme une première de la classe avec son prof »). En fait cette enquête n’aura servi qu’à démontrer le degré de défiance qui existe désormais à notre époque dans la population française concernant les contacts physique entre un adulte et une enfant. Il suffit qu’il y ait proximité entre un adulte et un enfant pour que l’adulte soit vu comme un pédophile qui abuse de l’enfant. C’est cette mentalité chez les français que montre l’enquête, rien de plus.

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