Il y a un argument fort contre ce que vous dites : l’audimat.
Aujourd’hui les français ont largement le choix. C’est vous qui êtes condescendant : vous croyez que les gens se laissent hypnotiser par la propagande.
Pardon, mais vous faites la même erreur que les petits et grands dictateurs : ils croient que la propagande fanatise le peuple. Mais au final ils se font renverser.
Je crois tout simplement que les divertissements proposés par TF1 sont plus divertissants que ceux de France2. En cela TF1 est meilleur, ce n’est pas la peine de prendre cela de haut.
Et j’ajouterais que ce n’est certainement pas Koh-lanta ou la star ac qui ont fait gagner Sarko, même si c’est le plus costaud et le copain de Johnny.
Pour ce qui est des chiffres, j’en ai donné : la France est un pays qui redistribue très mal à ses plus pauvres (presque 2 fois moins que l’Angleterre et l’Irlande).
Votre argumentaire est très simpliste. En réalité, la théorie économique démontre (toujours le manuel cité de bénassy-Quéré) que, lorsqu’on taxe un contrat, celui qui finit par payer est celui qui est le moins flexible.
Alors, appliqué au SMIC, cela donne : en rigidifiant le salaire minimum, complété par le RMI, on rigidifie la demande de travail (côté patron) : le patron est obligé d’accepter de payer ce prix. Jusque là tout va bien pour le salarié.
Le problème est que, aujourd’hui, le chômage est si élevé que, ce qui est rigide, c’est l’offre de travail (les salariés) : le chômeur qui veut sortir du chômage doit accepter du temps partiel, un job au-dessous de ses compétences, un métier qu’il n’a pas choisi, une région éloignée de son home...
La meilleure preuve que le SMIC a fini par avantager les patrons : la gauche comme la droite ont du accepter de baisser les charges sur les bas salaires.
Tout ça pour dire qu’opposer des politiques de l’emploi favorables au salarié ou des politiques favorables au patron est absurde, car au final il n’y a pas d’emploi sans profits.
Le SMIC n’a rien d’obligatoire : il n’y en a pas en Suède et au Danemark, les salariés ne s’en portent pas plus mal. Le RSA non plus n’est pas nécessaire : ce qui est surtout gênant pour ceux qui reprennent un emploi en France, c’est qu’ils perdent tous les avantages annexes : transport gratuit, musées gratuits, aide municipale,... avantages venus d’un autre temps et qui ne font qu’enfoncer les RMIstes dans un faux confort.
Ce qui est nécessaire, c’est la redistribution vers les plus pauvres, et dans ce domaine la France est en retard, parce qu’elle a conservé un système qui redistribue vers les classes moyennes sans distinguer les classes moyennes aisées des classes moyennes sur le fil du rasoir.
Bon j’aimerais avoir l’occasion d’en discuter encore avec vous !
ils sont peut etre neuneux mais visiblement ils correspondent à ce qu’attendent les Français.
Ah, le mépris des bobos pour les bonnes gens. C’est vrai qu’à France2, non seulement ils sont nuls mais en plus ils ne gagnent pas d’argent : ils gardent la classe !
Mais ce que ne dit pas cet article, c’est que, dans le même temps, Béatrice Schönberg est évincée du JT de France 2, et que Jean-Marie Colombani, qui avait voulu un traitement objectif de Sarkozy (au lieu des habituels quolibets des journalistes du Monde) se fait mettre au placard par ces mêmes journalistes.
Donc : oui, les médias se politisent.
Mais : non, ils ne sont pas tous ralliés à Sarkozy.
La France découvre le pluralisme. Jusqu’ici les journalistes étaient tous de gauche. Mais, hélas, le pluralisme signifie que la droite existe. Ca fait mal à certains.
je voulais vous donner un chiffre, que vous pouvez trouver dans le manuel Politique économique d’Agnès bénassy-Quéré.
En France, les 10% de français les plus pauvres reçoivent en prestations 1,6 % du PIB et en avantages fiscaux 0,5% du PIB.
En Angleterre et en Irlande, ces 10% de plus pauvres reçoivent de l’Etat soi-disant libéral exactement 2 fois plus en prestations (3% du PIB) et un peu plus en avantages fiscaux (0,9 et 0,6% du PIB, l’Irlande étant plus généreuse).
C’est intéressant parce que le projet de Martin Hirsch révèle la pauvreté cachée de notre pays, où les pauvres sont vraiment pauvres.
Mais il faut aller plus loin : alors que la redistribution est très faible, les prélèvements obligatoires sont très élevés.
cela signifie que l’argent public va dans les poches de tout le monde sauf des plus pauvres. N’est-ce pas inacceptable ?