Le sens de la causalité que vous proposez dans votre titre, « si le singe est moins intelligent et moins dément que l’homme, c’est à cause des méthylations » me semble contraire à une vision relativement contemporaine de ce qu’est le développement.
Lerner (1978, 1991, 1998) suggère dans son modèle de l’épgenèse probabiliste que le développement d’un organisme résulte des interactions dynamiques entre la maturation, l’expérience physique, autrui, le contexte socioculturel et en fin de compte avec lui même. Ainsi, les différentes interactions entre niveaux d’organisation - des gènes dans leur milieu intracellulaire à l’organisme dans l’environnement - peuvent aussi bien résulter en facteurs de continuité et/ou de discontinuité selon le processus ou la fonction envisagé à un moment donné de l’ontogenèse et/ou de l’histoire. Aucun niveau d’organisation particulier n’est considéré comme étant à l’origine d’un comportement ou comme source du développement. Le système biologique peut limiter ou élargir l’éventail des comportements possibles mais l’acte qui se produit dépend des circonstances environnementales dns lesquelles se trouve l’individu.
Gottlieb (1991) introduit les concepts de sélection et de canalisation expérientielle dans e modèle proposé par Lerner. Il suggère ainsi que durant le développement d’un individu, ce sont les influences bidirectionnelles entre des systèmes de différents niveaux (des interactions géniques dans leur milieu cellulaire aux interactions de l’individu dans son milieu physique et social) qui canalisent l’ontogenèse des modes d’adaptation et restreint l’éventail des potentialités adaptatives initiales.
Ces approches sont compatibles avec la théorie générale des systèmes dynamiques de Bertalanffy. A savoir que les modifications introduites à n’importe quel niveau d’organisation de systèmes enchâssés (voir à ce sujet le modèle écosystémique de Bronfenbrenner) peuvent résulter en modifications à plus ou moins longs termes aux niveaux inférieurs comme supérieurs. On retrouve ici au sens phylogénétique la conception de la co-évolution en lieu et place de l’évolution, d’où la difficulté d’attribuer un sens causal à une différence biologique et à son corollaire comportemental.
@ filo : Cette fausse infirmière était la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington, et son faux témoignage avait été imaginé et rédigé, pour le cabinet Rendon Group, par Michael K. Deaver, ancien conseiller en communication du président Reagan (source : article du Monde Diplomatique « Mensonges d’Etat » d’Ignacio Ramonet. http://www.monde-diplomatique.fr/2003/07/RAMONET/10193#nb15 ) !
Ne pas admettre que faire une merde pareille ne pouvait qu’exarcerber la haine anti-américaine d’ignares complètement trompés par des fanatiques avides de pouvoir sur ce qu’est l’islam et les principes défendus par Mahomet, c’est ne pas comprendre grand chose au film !! Ce film est évidemment destiné à plomber la campagne américaine d’Obama et faire pencher la balance du côté des républicains... Les auteurs savaient que ce film aurait pour conséquence de mettre le feu dans tous les pays où sévissent ces fous fanatisés et mettraient en péril la vie des américains y vivant, militaires comme civils... Mais ils ne sont pas à quelques morts de leurs compatriotes près pour arriver à leurs fins, ils l’ont montré à plusieurs reprises par le passé, chacun sa notion de martyr pour la cause. N’oublions pas qu’aux Etats-Unis des médecins pratiquant l’avortement ont été assassinés par des fanatiques chrétiens...
Merci Morice pour cet article très bien documenté.
Quant aux caricatures de Charlie Hebdo, dont je suis un fidèle lecteur, je m’étonne qu’ils aient choisi de provoquer les intégriistes islamistes, et non les auteurs de ce film... En agissant ainsi, on se demande effectivement s’ils ont réfléchi qu’ils se mettaient finalement du côté des intégristes chrétiens, qu’ils donnent l’impression de cautionner ce film - ce que je ne pense pas, bien entendu. Comme je l’ai écrit par ailleurs, souffler sur les braises n’éclaire pas forcément les consciences. Autant les précédentes caricatures étaient tout à fait pertinentes à publier dans le contexte d’alors, autant je suis moins convaincu par l’intérêt de ces dernières.
Ce qu’ill faudrait montrer, c’est le très bon documentaire « La vie de Mahomet » en trois parties sur la chaîne Histoire, avec de nombreuses interventions de théologiens, d’universitaires spécialistes de l’islam, de religieux comme de croyants de toutes obédiences et de tous courants, des plus « modérés » aux plus orthodoxes, aux plus radicaux, aux plus intégristes... On y comprend comme certains déforment les écrits, interprètent de façon erronée le Coran et ses écrits. Parmi les nombreuses oeuvrant présentées des premiers siècles après la mort de Mahomet, on constate que le visage du prophète a été effacé, ce qui démontre que la prétendue loi qui interdit la représentation du visage de Mahomet est récente et non inscrite dans le Coran. Ce documentaire, présenté dans les collèges et les lycées, mettrait sans doute un terme à bien des préjugés et des fausses idées sur le message de Mahomet et le Coran.
Précision utile. Je suis non croyant et reste persuadé que les religions n’ont rien amener de bon dans l’humanité.
Absolument !! Je ne dis pas autre chose (cf : voir mes commentaires sur le même sujet à propos de l’article de spagnolo dit papy). Je vous ferai néanmoins remarqué que les chiffes établis ne concernent que ce qu’on sait, pas ce qui est... mais je ne peux qu’être d’accord avec vous !