C’est toujours avec un grand plaisir que j’entends les hommes d’Eglise prendre la défense de l’enfant et défendre le mariage hétérosexuel... Eux qui ont couvert pendant des années un nombre effarant d’abus sexuels sur enfant par autorité, eux qui continuent à refuser le mariage hétérosexuel des prêtres, obligeant certaines d’entre eux à vivre dans le péché, eux dont les couvents recèlent dans leurs sous-sols nombre de petits cadavres d’avortements réalisés pour sauver la face de nobles ayant commis l’adultère, eux dont certains déclarent que lorsqu’il y a eu viol et qu’il ya grossesse, c’est que ce n’était pas vraiment un viol... Ce pourrait êre amusant si ce n’était pas si écoeurant d’hypocrisie... Et je n’épiloguerai pas sur le nombre important d’affaires de moeurs les concernant, ni sur le fait que la prêtrise fut un choix par contrainte de nombreux homosexuels quand la société considérait que c’était un délit.
Bronfenbrenner, U. (1977). Toward an experimental ecology of human deleopment. Amercian Psychologist, 32, 513-531.
Bronfenbrenner, U. (1979). The Ecology of Human Development : Experiments by nature and design. Cambridge, Harvard University Press.
Bronfenbrenner, U. (1993). The ecology of cognitive development : Research models and fugitive findings. In R. H. Wozniak & K. Fisher (eds.). Development in Context : Acting and Thinking in Specific Environments (p. 3-44). Hillsdale ; Erlbaum.
On peut ausi retrouver sa contribution avec entre autres Elder, Magnusson, Belsky, Cairns, etc. dans l’excellent :
Examinig Lives in Context : Perspectives on the Ecology of Human Development. (1995). P. Moen, G. H. Elder Jr. & K. Lüscher (Eds.) American Psychological Association. Washington, D.C.
L’approche ecosystémique dans un devis longitudinal sur près de 30 ans a fait l’objet d’un livre remarquable de Robert (Bob) et Beverly Cairns (Center of Developmental Scences, Chapel Hill) :
Cairns, R. B. & Cairns, B. D. (1994). Lifelines an Risks : Pathways of Youth in our Time. Cambridge University Press.
Enfin, the last but not least, l’esprit de l’approche eco-systémique figure dans un livre de mon amie et collègue Nadia Desbiens et qui je pense devrait vous intéresser à plus d’un titre :
Les Troubles du Comportement à l’Ecole : Prévention, Evaluation et Intervention (2006). Sous la direction de L. Massé, N. Desbiens et C. Lanaris. Gaëtan Morin Editeur. Chenelière Education, Canada.
L’augmentation du nombre de suicide chez les jeunes ces 20 dernières années, et ce dans de nombreux pays, est une véritable problématique sur laquelle il conviendrait de réfléchir. Il y aura peut-être des jeunes qui se suicideront à cause de cette situation, et ce sera trop, mais l’accroissement du nombre de suicides chez les 12-25 n’est assurément pas lié au fait d’avoir des parents homosexuels. A moins que la société par son rejet ne leur créée des conditions insupportables, et à ce moment, il faudra aussi se poser la question d’une responsabilité partagée. Des enfants élevés par des parents d’un seul sexe, ça a existé avant, et ça existera après.. et il vaut toujours mieux être deux que seul. Après la guerre 14-18, combien d’enfants ont été élevés dans un contexte exclusivement féminin ? Le fait de légiférer sur le mariage est une chose - personnellement, je ne suis pas marié et suis farouchement opposé à cette idée en ce qui me concerne, mais je laisse les autres libres de leur choix -, quant à la possibilité d’adopter, quand on voit le parcours de combattant des couples hétérosexuels, je souhaite bien du plaisir aux couples homosexuels dans cette démarche... Pour ce qui est des inséminations artificielles, là encore la chose ne sera pas facile.. Mais il est un fait, que nous le voulions ou non, il existe des couples homosexuels qui élèvent des enfants, et ces enfants n’ont pas à subir des différences de traitement, ils doivent avoir les mêmes droits que les autres. Et pour tout vous dire, dans mon domaine, intervenant notamment sur la maltraitance et les abus sexuels, il est coutume de dire que pour certains enfants, ne pas avoir de parents aurait été une chance. N’oubliez pas que 80% des enfants victimes d’abus sexuels l’ont été par l’un de leurs parents (davantage par des hommes que des femmes) ou par des proches (frères, soeurs, oncles, amis, voisins...) et non pas par des pédophiles embusqués derrière un fourré guettant leurs proies, comme les media tendent à le faire croire.
@papy : Je pense que pour ce qui est du terrain, vous en êtes beaucoup plus éloigné que moi, car pour produire des études, il faut aller sur le terrain chercher les données... Bien entendu que ce ne sera pas facile, encore moins avec ceux qui comme vous refusez une réalité déjà bien présente au nom de valeurs personnelles mais non fondées sur la raison. Comme ce n’est pas facile pour l’ado boutonneux, le petit gros aux oreilles décollées, celui dont les parents sont négligés et manquent d’hygiène, etc. Les causes de rejet par les pairs sont nombreuses.. encore faut-il qu’ils sachent que l’enfant a des parents de même sexe, ce qui n’est pas forcé... je constate donc que la seule objection que vous puissiez m’adresser est celle du rejet basé sur les représentations partagées entre membres d’une société, et non sur des prétendues différences dans le développement cognitif, affectif et physiologique de l’enfant... Nous sommes donc d’accord....