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crazycaze

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  • crazycaze 14 juin 2012 23:43

    Enième débat stérile entre les adeptes de la psychanalyse et ses opposants.

    Dr en psychologie du développement, ayant enseigné durant des années l’histoire de la psychologie, un constat s’impose : l’ignorance totale des champs disciplinaires de la psychologie et des controverses qui animent ces différents champs de l’ensemble des adeptes de la psychanalyse, forts érudits dans leur domaine, mais UNIQUEMENT dans leur domaine. Vous êtes navrants de suffisance et incapables d’avoir l’humilité du scientifique qui sait que ce qu’il tient pour acquis ne l’est que dans une fenêtre temporelle plus ou moins grande. Qu’il s’agisse de ce que vous désignez par « comportementalistes » ou de la psychologie cognitive (vous avez oublié les neurosciences... smiley ), vous ignorez qu’il s’agit là de champs disciplinaires, et que cela n’évoque en rien UNE conception théorique. Ainsi, rien que parmi les comportementalistes, vous avez tout un continuum de théoriciens qui vont des partisans du déterminisme génétique (de moins en moins nombreux, même Plomin a mis de l’eau dans son vin) aux co-évolutionnistes...

    Pour comprendre l’oeuvre et les apports de Freud, il faut resituer son travail dans une perspective sociohistorique et socioculturelle. Lui même écrivait dans « Au delà du principe du plaisir » qu’il faut attendre de la biologie des découvertes qui feront peut-être écrouler l’édifice artificiel de ses hypothèses. Freud était intelligent, et surtout malin, mais aussi malhonnête, cela ne fait maintenant aucun doute, sauf pour ses disciples aveugles. La psychanalyse a montré ses limites, et nombre de ses concepts fondamentaux n’ont pu résister à l’épreuve des faits, comme le complexe d’oedipe, par exemple. Encore une fois, je préfère de loin l’approche de Erikson, qui a critiqué l’absence de référence aux contingences sociétales de l’échaffaudage théorique de Freud. Néanmoins un concept comme celui de refoulement avancé par Freud reste valide à nos jours... Nous ne pouvons donc pas rejeter entièrement l’apport de Freud dans la psychologie contemporaine, mais sa contribution est maintenant trop faible pour lui accorder une prépondérance.

    Je ne peux que confirmer les faits dénoncés par Modesto, les adeptes de l’approche psychanalytique, qu’ils soient psychologues, pédo-psychiatres ou psychiatres, font barrage depuis des années à toute autre approche qui remettrait en cause leurs croyances, et siègent dans nombre de commissions d’attribution de subventions, de recrutement, etc.

    Michel Onfray n’est pas le mieux placé pour démontrer l’obsolescence des conceptions psychanalytiques, la grand majorité des chercheurs en psychologie s’en sont chargés, amis ils n’ont malheureusement pas la faveur des medias, qui préfèrent donner la parole aux adorateurs qu’aux iconoclastes. Que d’imbécilités entendues dans la bouche de Rufo ou de Clerget... érigés en prédicateurs de la parole sacrée.

    Le problème au travers de ce que je lis, c’est la manque de connaissance de beaucoup de commentateurs, qui utilisent des concepts qu’ils maîtrisent mal, ou font des références à des conceptions antédiluviennes comme celles du « conditionnement »... même pas sûr qu’ils fassent une différence entre le conditionnement Pavlovien et le conditionnement opérant à la Skinner... Mais cela fait des lustres que tout ça fait partie de l’histoire, et pas des controverses contemporaines. Plus personne ne parle de condtionnement... et des conceptions dichotimiques comme inné vs. acquis sont en passe de devenir obsolètes et non fondées... J’invite donc les derniers gardiens du temple freudien a faire l’effort de s’instruire et de suivre quelques cours de psychologie avant de débattre. Merci d’avance !!



  • crazycaze 13 juin 2012 00:44

    J’ai enseigné durant deux ans la psychologie de l’enfant en IUFM et fait partie du premier laboratoire de recherche sur la formation attaché à un IUFM.

    Je suis complètement d’accord avec la plupart des critiques formulées.

    Absence de cours de pédagogie (savoir enseigner ça s’apprend) ; psychologie de l’enfant matière optionnelle suivie par moins de 20% des futurs enseignants ; réussite au concours corrélée avec les notes de français et de maths obtenues au bac (étude réalisée par J. Fine, statisticienne) ; formation identique que l’on soit ensuite affecté à l’école maternelle ou aux classes élémentaires (avec des maîtres-formateurs, nous avions proposé que l’on puisse spécialisé l’enseignant de maternelle : opposition des syndicats parce que qui dit spécialisation, dit revenus différents, et problème par rapport aux voeux d’affectation calculés sur barèmes : un enseignant qui a passé les 2/3 de sa carrière a enseigné en CM1/CM2 peut ainsi devenir prioritaire pour avoir un poste en maternelle qui corr ;espond à son voeu sous prétexte que ça le rapproche de son domicile - le cas est authentique) ; beaucoup de futurs professeurs des écoles réussissant le concours sont enseignants par défaut et non par vocation, quand de bons candidats ayant la fibre enseignante sont écartés (il ne sert à rien d’avoir une tête bien pleine si on ne sait pas transmettre) ; main mise des sciences de l’éducation sur les contenus pédagogiques et qui ont plus nui qu’amélioré la formation des enseignants ; etc.

    Cependant, tous les maîtres-formateurs, come tous les enseignants, ne peuvent être taxés de planqués, de fainéants, jeter le discrédit sur eux ne rime à rien et est une caricature aussi stupide que celle du fonctionnaire qui passe son temps à regarder la pendule...

    Il faut revenir à un enseignement plus proche de celui reçu par les normaliens, changer les critères d’accès à la formation, passer le nombre d’années de formation à 3 ans, avec peut-être un an de tronc commun, un an de spécialisation, et un an de formation en alternance.

    Mais tout ça ne rimera à rien si dans un même temps on continue à déteriorer les conditions d’exercice de la profession dans l’enseignement public. La surcharge du nombre d’enfants par classe, la ghettoïsation des établissements et de leurs quartiers, le manque de personnel, de psychologues scolaires et d’infirmières, etc. Tout ça participe du même problème de lamination des services publics au bénéfice du privé. Il est quand même remaarquable d’entendre un ministre de l’éducation dire que le nombre d’élèves n’est pas un problème quand en même temps on peut constater que les écoles privées mettent en avant cet aspect pour attirer les parents, en particulier en maternelle.



  • crazycaze 7 juin 2012 00:49

    Le budget consacré à la RD baisse de façon continue dans tous les secteurs depuis près de 15 ans, ce n’est pas une réalité propre à la seule recherche pharmaceutique. Elle est liée non seulement à une vision purement comptable de la gestion, à savoir attirer davantage d’actionnaires en favorisant davantage les devidendes que les RD. Mais aussi en faisant financer une partie des coûts de la recherche par les états, donc par les contribuables. En effet, en favorisant la collaboration entre l’enseignement supérieur et les entrreprises privées, ce qui était recherché c’est d’obtenir à moindre coût le fruit du travail des chercheurs. En distillant quelques clopinettes pour financer thèses et quelques investissements, le secteur privé s’approprie les résultats (les brevets) tout en ne finançant qu’une infime part des investissements réels, le reste, infrastructure, jeunes chercheurs talentueux corvéables à merci mais non salarisés, restant à la charge des états. Nous avons été nombreux à dénoncer ce qui se dessinait, mais en vain. Des chercheurs ont même démissionné de postes prestigieux comme par exemple M. Bourguignon de l’INRA pour s’être aperçu de ce marché de dupes. D’autres ont même vu leur labo, leur travail et leur poste supprimé en quinze jours pour s’être opposé à des firmes comme Monsanto parce que les résultats de leurs études n’allaient pas dans le sens voulu par le pouvoyeur des mannes devenu plus essentiel que l’intelligence, le talent, l’indépendance et l’éthique de ces chercheurs. Tout ceci est cohérent avec la doctrine de ce capitalisme crapuleux et amoral qui sévit partout, priivatisation des bénéfices, nationalisation des pertes. On peut aussi le constater dans les relations entre hôpitaux publics et cliniques privées. La plupart des investissements lourds est très majoritairement assumée par le secteur public, en revanche tout ce qui est rentable est récupéré par le secteur privé. 



  • crazycaze 5 juin 2012 16:05

    Faudrait arrêter de prendre comme ligne de réflexion le fait d’avoir voté oui ou non au traité constitutionnel européen en 2007 qui était un vrai piège à con, parce que la plupart des articles servant les intérêts financiers et affairistes, la destruction des services publics au profit du business crapuleux, étaient déjà inscrits dans les traités de Rome et de Nice, donc, voter oui ou Non ne changez rien sur ce qui était le plus inacceptable...

    De plus, répondre OUI ou NON à plus d’une centaine d’articles et à un texte de 230 pages (si je me rappelle bien) est d’une tartufferie sans nom. Un référendum est, au mieux, et dans le meilleur des mondes, utilisé pour répondre à une question simple et non ambiguë. Pour ou Contre la peine de mort, Pour ou Contre la suppression du poste de président de la république, par exemple...

    Parce que vous avez crû à l’époque que ces gens là prendraient un quelconque risque concernant leurs intérêts en se remettant au vote souverain des peuples ??... smiley !! Nooonnn ???.... Sérieux, vous avez crû ça ?? 



  • crazycaze 5 juin 2012 00:47

    Faudrait peut-être vous renseigner... Le hamas a été soutenu par le Mossad pour créer des dissensions au sein de l’état « naissant » palestinien, - diviser pour mieux régner, vous connaissez ?? - et empêcher le peuple d’être unitaire derrière son leader yasser arafat et le fatah (qui lui même a différents courants). On a aussi montré des juifs orthodoxes dansant... et de plus de nombreux palestiniens ont participé à une campagne de don du sang (non, pas contaminé...) pour les victimes du 09/11... mais vous avez peut-être déjà oublié. Il ne faut pas tiré des conlusions hâtives de ce que nous présentent les medias. Apprenez à différencier ce qui est de l’ordre de la communication (propagande) des états ou des lobbies divers qui ont pignon sur les principaux medias, du langage diplomatique, de la réalité des faits - il vous suffit de regarder l’histoire, telle qu’on la connait à présent, et telle qu’elle a été présentée au moment des faits ou enseignée sur les bancs de l’école. Quant à la démocratie israélienne, elle est aussi en danger... renseignez vous sur la liberté de la presse et des medias (télé, radio) - pire qu’en france sous sarko - beaucoup d’israéliens se font berner par ces medias aux ordres comme le quidam français qui regardait exclusivement les infos sur TF1... Quant aux autres pays, s’ils ne sont pas des démocraties, ils essaient d’y parvenir, et c’est pas grâce aux pays occidentaux ni à l’état israélien. Un pays qui réplique à des tirs de roquettes minables qui font quelques morts par des bombardements et des milliers de morts dont vieillards, femmes, enfants, qui détruisent des objectifs qui n’ont rien de militaire, qui érige un mur comme naguère les cocos à berlin, qui refuse d’appliquer les lois internationales, bafoue les directives onusiennes, bel exemple de démocratie en effet !! Longue vie aux citoyens israéliens, aux juifs de tous les pays du monde, qui combattent la politique hégémonique et ultra-nationaliste du gouvernement isréalien actuel, aux déserteurs, aux objecteurs de consciences, aux pacifistes !!

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