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crazycaze

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  • crazycaze 15 septembre 2012 12:08

    Je ne peux connaître bien entendu l’ensemble des études publiées sur ce sujet, mais celles que je connais et qui respectent une méthodologie scientifique rigoureuse, qu’il s’agisse de l’échantillonnage ou des protocoles d’investigations, et un traitement statistique correct, vont dans le sens d’un effet nul ou très peu significatif pour ce qui est des différences sur divers plans du développement psychologique de l’enfant. Cependant, il peut en exister qui montrerait l’inverse, c’est comme ça que la recherche scientifique avance, grâce à des résultats contradictoires et des controverses. Toutefois d’un point de vue théorique et selon une approche éco-systémique, il est peu probable que les différences obtenues soient le fruit de la simple orientation sexuelle des individus assurant le rôle de parents. D’autres dimensions peuvent avoir des effets plus conséquents sur l’enfant, comme effectivement le rejet dont ils peuvent faire l’objet de par la singularité de leur situation, des pairs comme du voisinage, etc.



  • crazycaze 14 septembre 2012 22:55

    A rapprocher des différents styles éducatifs (permissif, autoritaire, ambivalent et démocratique) et de leurs conséquences chez l’enfant au plan de l’adaptation socio-scolaire, de l’estime de soi, etc. D’une certaine façon, les processus en jeu au plan d’un micro-système tel que la famille, sont par analogie les mêmes dans le système scolaire. Les études reprenant l’approche systémique de Bronfenbrenner sont à ce sujet parfaitement éloquentes. Avec mes excuses pour ce point de vue accessible aux seuls initiés, mais je m’engage à être plus explicite pour ceux que ça intéresserait... mais pas ce soir... trop fatigué !! smiley !!



  • crazycaze 14 septembre 2012 22:31

    M Spagnolo, vous avez fondé tout votre article sur des études dont j’ai montré la faiblesse... mais vous n’avez pas daigné répondre à mes objections, et je vous comprends, chacun ses compétences. Aussi, je vous saurai gré d’avoir l’intelligence de ne pas vous servir d’études amenant de l’eau à votre moulin alors que vous n’avez aucune compétence pour en apprécier la qualité et le bien fondé. Défendez vos opinions sur la base de vos croyances, de vos conceptions personnelles, mais de grâce ne cherchez pas à les asseoir sur de prétendues études.

    Je constate que bien des gens s’expriment sur la base de leurs croyances, de leurs représentations, de leurs valeurs personnelles, mais peu en connaissance de cause. Un tel sujet ne peut faire l’objet d’un référendum, car pour répondre, il faut fonder sa position sur des connaissances étayées, et pas sur des études qui même si elles sont publiées font sourire le moindre scientifique habitué aux canons de la méthdologie scientifique. Un tel choix demande autre chose que des avis partisans et passionnels, comme on le constate au travers de bien des commentaires.

    Bon nombre de psychanalystes sont de farouches opposants à l’adoption des enfants par des couples homosexuels, parce que leur connaissance est fondée non sur des faits scientifiques mais sur les conceptions freudiennes que la psychologie du développement, par son approche scientifique, a pu infirmer, en particulier le complexe d’oedipe et les processus d’identification au père et à la mère.

    Encore une fois,la parentalité n’est pas une affaire de sexualiité entre deux personnes, mais d’éducation, de possibilié de répondre de manière adaptée aux besoins affectifs, cognitifs et physiologique d’un enfant. La notion de couple n’est pas une nécessité, un groupe d’humains peut très bien parvenir à cet objectif. Les rôles attribués à l’homme et à la femme dans le cadre d’un couple de parents peuvent subir de grandes variations selon les contextes culturels (voir les sociétés matriarcales).

    Pour information, et pour éviter toute remarque sur une possible position partisane de ma part, je suis un hétérosexuel absolu, vivant en couple, et père de deux enfants de 16 et 18 ans, un garçon et une fille.



  • crazycaze 14 septembre 2012 00:09

    J’adhère complètement à votre point de vue. j’ajouterai que l’école n’est pas un sanctuaire inépendant des systèmes socioculturels dans lesquels elle se trouve. Ce qui se passe à l’extérieur est présent à l’intérieur. Pourtant, parfois, elle nie le développement psychologique de l’enfant. Ainsi, au collège, alors que le jeune adolescent aspire à plus de reconnaissance, les règles se font plus sévères et plus arbitraires encore que ce qu’il vie dans la cellule familiale. Les sanctions pleuvent sans commune mesure avec les actes, ce qui faisait l’objet d’un reproche du maître devient une inscription sur le carnet de correspondance...La peur du manque de contrôle de ces jeunes conduit à l’arbitraire absolu et sont à la base de bien des ruptures de jeunes vis à vis du système scolaire. L’absence de pédagogie dans la formation, du peu de connaissance de la psychologie de l’enfant de la plupart des enseignants ; de la gestion positive des conflits, accroît les difficultés.

    Enfin, lors d’une conférence de M. Voyazopoulos sur la souffrance à l’école à laquelle j’étais discutant, la question de l’augmentation de l’ennui éprouvé oar les collégiens a été évoquée. Pour ma part, j’ai avancé l’idée qu’il me semble qu’on oublie trop souvent dans la pratique pédagogique le décalage entre la façon dont accède aux objets de connaissance dans la vie quotidienne et dans le système scolaire et en particulier au collège. les cours sont ennuyeux parce que leur forme est restée la même depuis des décennies... un enseignant transmet un contenu de façon orale ou par écrit, parfois et au mieux dans l’échange. Cependant, les NTIC ont largement révolutionné dans la sphère quotidienne la façon dont nous accédons aux connaissances. Ce décalage est pour moi une des causes de l’ennui, avec aussi probablement l’incertitude que les savoirs et l’école constituent une planche de salut. Une plus grande diversité des méthodes pédagogiques, des classes moins surchargées, une prise en compte de la psychologie de l’enfant, devraient concourir à une amélioration de la situation actuelle.



  • crazycaze 13 septembre 2012 23:15

    Dr en psychologie du développement, je me permettrai quelques remarques, d’abord sur les études américaines présentées, du même auteur (de l’univesité d’Austin, Texas) et publiées dans Social Science Research.

    1) Les spécialistes du développement de l’enfant publient dans Child Developement, dans Social Development, Developmental Psychology, etc., mais pas dans cette revue spécialisée en sciences sociales, donc pas sur le développement psychologique de l’enfant.

    2) Et ce n’est pas étonnant, étant donné la pauvreté du traitement statistique, uniquement fait d’analyses descriptives basées sur des différences de moyennes, pas une seule analyse inférentielle, ce qui est très faible pour une étude se voulant sérieuse.

    3) Les différences statistiques significatives le sont à p<0.05, ce qui là aussi extrêmement faible, car on attend des seuils de significativité de 0.01 a minima, voire inférieurs à 0.005 ou 0.001, pour que l’on soit dans des différences notables.

    4) Enfin, plusieurs des universités participant à l’étude sont très orientées, Austin (Texas) et University of Virginia (Virginie), deux états connus pour leur largeur de vue, et the last but not least, la fameuse Brigham Young University (Idaho) université privée principale de l’Eglise de Jésus Christ et des Saints des derniers jours - tout est dit !! -

    Sur le fond... J"ai déjà écrit sur AV sur cette problématique, je ne vais donc pas me répéter, je soulignerai cependant :

    - La parentalité n’a rien à voir avec le fait d’être les géniteurs biologiques.

    - La discrimination dont feront l’objet les enfants issus de couples homoparentaux dépendra de l’acception et de la compréhension de la société dans laquelle ils vont évoluer. Elle sera la même que celle vécue par les enfants de divorcés quand ils étaient ultraminoritaires, de mères célibataires, métis, etc.

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