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crazycaze

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  • crazycaze 17 octobre 2009 01:55

    Merci pour votre article, car sur tous les blogs où je suis passé, j’ai dû bataillé pour qu’on s’intéresse davantage à la victime qu’à la notoriété de l’agresseur.

    Etant moi-même assez informé sur les dégâts des abus sexuels, il me paraît effectivement plus important de s’intéresser à l’histoire de cet enfant de 13 ans, pour ensuite examiner l’affaire Polanski.

    Comme l’a fort justement souligné pigripi, what about the parents ??

    Un abus sexuel sur mineur est condamnable, et les sanctions varient en fonction des circonstances plus ou moins aggravantes. Toutefois, il me semble qu’en France cela serait prescrit.

    Maintenant, Roman Polanski fut-il le premier, ou est-il UN après tant d’autres dans une enfance brisée par des parents malades (abuseurs, pervers, maltraitants, etc.), ou négligents ? Car ça fait une grosse différence en terme de responsabilité.

    Et quand je lis que « elle avait déjà eu des rapports sexuels », « elle avait posé nue dans Vogue Homme », je ne vois pas en quoi cela minimise les faits... En rien s’il s’agit d’un viol, même si c’était une prostituée nymphomane de 60 balais, un viol reste un viol. Le fait qu’elle a déjà eu des rapports sexuels ne nous dit pas si ses précédents partenaires étaient des ados ou des adultes. Le fait qu’elle a posé nue n’en fait pas pour autant une fille facile... dans les années 70, si David Hamilton a pu autant photographier des lolitas de 12 ans plus ou moins nues, c’est que des parents l’ont voulu, et que peut-être ces filles en ont été fières... Un nu artistique reste un nu artistique... c’est pas du porno. Et une fille de 13 ans, aussi mature soit-elle, reste une fille de 13 ans. D’ailleurs, tous ces grands défenseurs de Roman Polanski, quelle est leur attitude par rapport aux mariages forcés des gamines de cet âge ?? Je suis sûr que pour le coup, ils vont être moins cool...

    Le fait qu’elle a retiré sa plainte, qu’elle ne tient pas à ce qu’on reparle de cette histoire et se retrouver sur le devant de la scène ne dit rien non plus sur les motivations de sa décision. Elle peut très bien ne pas tenir à rouvrir une plaie béante qui a bousillé une partie de sa vie, comme estimer que c’est réglé. 

    En général, pour qu’il y ait pardon de la victime, il faut que les statuts de coupable et de victime soient déterminés par un représentant légal, que le coupable reconnaisse sa faute et sa responsabilité, le tort qu’il a causé et exprime des regrets vraiment sincères, en tout cas perçus comme tels par la victime... ensuite il faut le temps de la reconstruction... et ce n’est qu’une fois que la victime se sentira forte par rapport à son agresseur qu’elle pourra éventuellement accorder un pardon.
     
    Cette affaire ne doit pas être abordée en fonction du coupable, mais de la victime, et de son histoire avant, pendant et après. C’est en considérant la victime que l’on peut estimer l’ampleur des dégâts psychologiques générés par un abus sexuel, et donc la responsabilité plus moins aggravée de l’agresseur.



  • crazycaze 2 octobre 2009 01:08

    Le loup est de nouveau en France depuis une quinzaine d’années au moins (Sauf dans lesAlpes où effectivement des meutes de Loups des Abbruzzes s’y sont oujours baladées). Si certains loups dans les pyrénées puissent être d’origine espagnole, il semble que des loups italiens aient aussi pu rejoindre les pyrénées orientales via la Lozère.

    Le silence de ceux qui ont relevé sa présence s’explique par la mauvaise image véhiculée par les contes enfantin au sein de la population et l’effroi sans fondement que suscite la seule évocation de se présence en un lieu. Révéler la présence du loup va se solder en effet par un tollé.

    Pourtant le loup n’est pas dangereux, et il faut des conditions très particulières pour qu’il s’en prenne directement à l’homme. Si l’été il se contente de petites proies, l’hiver les loups forment des meutes plus conséquentes pour s’en prendre à des gibiers plus conséquents (cervidés et autres).

    Quelques lynx espagnols viennent se balader sur les versants français des pyrénées (j’avais relevé une de leurs empreintes il y a une vingtaine d’années).

    Les vautours sont à présent vus comme des prédateurs potentiels suite à des observations d’attaques sur des vaches, mais pour la plupart il s’agissait soit de vaches vêlantes ou soit souffrantes (blessées). Ces observations inhabituelles, le vautour étant capable d’attendre plusieurs jours pour s’en prendre à une carcasse, sont la conséquence de l’arrêt du nourrissage sur sites des vautours sur le versant espagnol.

    Il ne faut pas confondre ces cas là de reconquête du milieu par des espèces avec les cas de réintroduction forcée.

    Originaire des Pyrénées, j’ai grandi avec la présence de l’ours, les histoires fantasmatiques du copain qui le week-end a vu l’ours au cours d’une randonnée avec son père, ou de l’oncle qui..., etc. Et les photos de presse, présentant un groupe de valeureux chasseurs et bergers qui posaient autour de la dépouille de l’ours qui terrorisait leurs troupeaux... Lou Moussû (le monsieur) comme on dit chez nous, inspiré à la fois la crainte, le respect d’une montagne sauvage abritant encore un fauve dans l’hexagone, et parallèlement un sentiment de fierté, celui de vivre dans la région de l’ours. Après les coupures de presse relatant les exactions du moussû et les battues qûi s’ensuivaient, vint le temps des articles sur la raréfaction de l’ours dans les endroits où il avait toujours vécu, s’éloignant de plus en plus vers les massifs des pyrénées centrales, et le triste compte à rebours de leur nombre.

    En 1986, alors que je passais une estive en montagne, j’ai eu l’occasion de trouver des traces de sa présence en vallée d’Aspe, pourtant le vacher qui passait toutes ses estives entre 1800 et 2200 depuis une quarantaine d’années ne l’avait plus vu depuis une quinzaine d’année. Et quand il le voyait, il s’en était quitte d’une sacrée frousse lors des rencontres nez à nez, ou se limiter à le regarder à distance, depuis sa cabane, se servant de ses griffes comme un peigne pour se gaver des myrtilles, sans même s’intéresser au troupeau de vache dans les enclos juste à côté. Il suffisait parfois que les patous interviennent pour qu’il s’en aille.

    Il aurait été possible de protéger l’ours, mais pour cela il fallait protéger la montagne, ses forêts et ceux qui y vivaient il y a une quarantaine d’années. Lorsque la population des ours pyrénéens est tombée à moins d’une vingtaine d’individus, c’était déjà presque fichu. A ce moment là une réintroduction aurait pu vouloir dire quelque chose, l’économie éco-pastorale d’alors était encore compatible avec l’ours. Ce n’est plus le cas. Les troupeaux de brebis sont maintenant souvent livrés à eux-mêmes dans la montagne, les éleveurs se contentant de les surveiller à distance à leurs jumelles depuis leur 4x4. Les orages, les chiens lâchés par des touristes inconscients, sont davantage responsables des pertes de brebis que l’ours. 

    Vouloir réintroduire l’ours à présent fait plus l’office d’un alibi écologique que d’autre chose. Réintroduire l’ours ne peut se faire sans un retour des bergers au côté de leurs troupeaux... et c’est cette vie que beaucoup d’éleveurs ne veulent plus. Les bergers qui sont les moins hostiles à l’ours sont ceux qui aiment et connaissent le mieux la montagne parce qu’ils continuent à la vivre, quand d’autres veulent juste en vivre, car la passion d’une vie de berger a dû mal à le faire vivre. D’ailleurs, les bergers que l’on voit sont souvent des salariés des grands propriétaires des troupeaux.
     



  • crazycaze 30 septembre 2009 17:30

    C’est vrai que je n’ai aucune compétence en matière de résistance des matériaux ni en construction, par contre je ne suis pas dénué d’une culture scientifique ni d’une capacité à lire et à entendre. Et c’est pourquoi je trouve votre point de vue simpliste quand on accède aux argumentations des spécialistes en faveur d’une ou l’autre des opinions sur la VO.



  • crazycaze 30 septembre 2009 17:13

    A lire également, sous format BD, pour mieux connaître l’homme qui est entre autre journaliste d’investigation :
    L’Affaire des affaires : Tome 1 l’argent invisible« , Denis Robert, Yan Lindingre & Laurent Astier, chez Dargaud, 206 pages pour mieux comprendre...

    Quand on connaît leTRAVAIL et le PARCOURS de Denis Robert, on ne peut qu’avoir du respect !!... Il est de ceux qui rendent leurs lettres de noblesse au journalisme à l’époque des porte-voix des pouvoirs, valets serviles chargés de faire passer les plats et autres animateurs journalistes auto-proclamés, dont le talent à dénicher l’info se limite à la lecture d’un prompteur !!

    Soutien à Denis Robert  : http://lesoutien.blogspot.com/.

     »Les paroles s’envolent, les écrits restent"... Toute la différence entre l’art de communiquer selon nos gouvernants et selon Denis Robert.



  • crazycaze 30 septembre 2009 02:01

     mika.baila-girl : Je crois qu’il y a quiproquo, j’aurais dû mettre des guillemets à « bien fondé ». 

    Si tu as l’occasion de lire mes autres commentaires sur ce sujet, tu t’apercevras que je suis plus que sceptique concernant la VO et pour ce qui est des véritables motifs de la guerre en Irak, je les connais, ça n’a rien à voir avec le terrorisme, la délivrance du peuple irakien du dictateur Saddam Hussein, ou même d’une prétendue lutte du bien contre le mal (ou des chrétiens contre les musulmans).

    La deuxième guerre contre l’Irak a été décidée et préparée bien avant les attentats contre le WTC, et au-delà de la main-mise sur le pétrole irakien, il suffit de regarder les marchés gagnés par Halliburton (Dick Cheney) et ceux de la reconstruction raflés par les entreprises américaines (d’où l’on comprend mieux la destruction d’objectifs non militaires). Je l’ai déjà écrit ici et ailleurs et depuis longtemps.

    Je fais juste l’hypothèse que pour ce qui est de la démolition contrôlée, elle n’était peut-être pas un objectif du scénario de base, mais une éventualité admise et prévue.

    Si tu as des doutes concernant mes opinions, tu peux toujours lire mon commentaire du 8 septembre dernier (14h25) sur le sujet : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/chateaux-de-cartes-2e-partie-61213 ; et ceux qui suivent.

    Cordialement

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