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  • DACH 4 avril 2008 20:41

    Bonjour, si vous écoutiez les généraux en 1940, on devait aller à Berlin en 15 jours... On sait ce qu’il en a été. Et puis, vous avez d’autres officiers supérieurs qui pensent autrement. Mais tous s’accordent pour dire que la situation n’y est pas facile, qu’elle est complexe, et qu’il est de l’intérêt des occidentaux de ne pas permmettre ce que on a laissé faire par désinté&rêt avant 2001, en dépit des avertissements de A Shah Massoud. Bien cordialement. Namaste. DACh



  • DACH 4 avril 2008 20:29

    Bonjour à l’auteur. Je laisserai sur la touche toutes vos expressions visant à déconsidérer, en vous rappelant que « vouloir faire croire à sa vision des choses et des acteurs » par des qualificatifs de cet ordre amoindrit ce que vous souhaitez démontrer. Même si cela est toujours l’occasion du plaisir de faire de bons mots... Mais liberté d’expression, donc d’opinion, donc du droit à l’erreur, ce que nous partageons tous, et respect pour votre démarche.

    .

    Pour aller à l’essentiel : la France et le NATO (OTAN) mènent-ils une guerre coloniale en Afghanistan ? « Guerre d’agression contre l’Afghanistan ? » La réponse et démonstration que non a été faite dans ‘’C dans l’Air’’ de Yves Calvi de ce jour par les réponses des intervenants, spécialistes reconnus. Je ne la referais pas, à chacun de se forger son opinion par lui-même.

    Plus généralement, un des attributs d’une guerre coloniale est qu’une force armée s’installe sur un territoire donné contre le gré de ses habitants pour les maintenir sous exploitation et asservissement plus ou moins fort et éventuellement pour aider une population étrangère à prendre la place de la population autochtone. (C’est d’ailleurs le cas au Tibet avec l’arrivée en masse des Hans qui sont déjà démographiquement majoritaires en 2008.) Et il n’y a pas de pétrole ni d’uranium dans ces montagnes afghanes, ce qui est en rapport avec un certain désintérêt du State Dpt, et les autorités afghanes vous diront : on ne sait pas ce que veulent les américains ! Pour un pays sensé être occupé, il y a d’ailleurs eu il n’y a pas si longtemps des premières élections considérées comme libres, en dépit de nombreuses imperfections par rapport à nos critères occidentaux. Maintenant le bilan sur place ne semble pas globalement bon, même si certaines régions tournent, d’autres, sud et est, s’avèrent de plus en plus dangereuses pour des raisons bien identifiées. Et puis la stratégie américaine de départ fondée sur la supériorité technologique a fait des dégâts et montré ses limites. On est passé à des actions d’APM (= actions civilo-militaires) qui rencontrent davantage l’assentiment des populations, associées à des PRT (=Provincial Reconstruction Teams), actuellement 23 équipes de reconstruction provinciale, dont on commence à peine à mesurer les effets positifs. Les relations de confiance n’existent cependant pas partout, car les erreurs, les dégâts collatéraux, les pressions des talibans ne facilitent pas les choses. Et puis les talibans se financent par une production de drogue (pavot vers héroïne) qui leur assure armes et survie. Les talibans n’ont éradiqué la culture du pavot que sur une période estimée à moins de 2 ans ! Les budgets estimés sont très lourds... Ce qui leur permet d’affirmer, vous les occidentaux « vous avez les montres nous nous avons le temps ». Mais eux sont enfermés mentalement dans des modèles qu’ils veulent imposer à la population, y compris sans son assentiment, alors que les occidentaux ont une démarche de chercher des solutions qui finit toujours par payer, sauf renoncement. C’est donc une lutte d’endurance entre les 47.000 soldats de FIAS de la NATO, les 57.000 militaires et 71.000 policiers afghans, souvent mal formés et les 20.000 talibans qui profitent des sanctuaires pakistanais. Les spécialistes sont unanimes pour dire que les moyens et les effectifs sont insuffisants. C’est dire que l’issue du combat en cours restera incertain pour au moins 5 ans..

    Il y a bien d’autres affirmations qui mériteraient commentaires et parfois éclaircissements. Mais cela supposerait que j’envahisse cet espace par de nombreuses lignes.

    A l’auteur, votre texte était pour moi instructif de la vision des choses de français non spécialisés intéressés par ce pays, son histoire, ses drames et la construction de son avenir.

     

    Bien cordialement, Namaste. DACH



  • DACH 4 avril 2008 09:16

    Re Lavigue, le plus beau démenti à votre propos se trouve dans la façon dont il a géré sa région du Panshir pendant plus de 10 ans. Elle est considérée comme exemplaire et un chef de guerre avec cette humanité là j’en redemanderai à titre personnel. Les talibans n’ont pas pour habitude d’écouter longtemps leurs contradicteurs. Massoud était réputé pour son sens du dialogue, et s’est avéré fin diplomate. Navré pour votre exaspération, vous vous condamnez de bonne foi à la voir devenir sans objet si naturellement vous souhaitez aller au-delà d’une croyance préalable. Bien cordialement

    Namaste. DACh



  • DACH 4 avril 2008 09:07

    Suite, mais Massoud n’a rien à voir avec l’idéologie en l’occurence religieuse du Mollah Omar. Cordialement Namaste. DACh



  • DACH 4 avril 2008 09:04

    Bonjour à Lavigue

    Avant de devenir un mythe A. S. Massoud a été une réalité, au qutodien qui a géré en tant que chef de guerre la survie de son peuple. Pour ceux qui connaissent les réalités inhérentes à toute guerre, ce n’est pas une mince affaire.

    Son idéologie ? justement c’était le contraire d’un idéologue enfermé dans un dogme, d’où qu’il vienne, même si tout définition s’avère un peu restrictive. Il s’est avéré être un musulman pratiquant et pragmatique, dont le comportement a été axé sur la recherche de la tolérance et de la lucidité. Les témoignages sont issus de ceux qui l’ont connu, approché, croisé. Maintenant libre à vous de croire autre chose, mais si vous approfondissez votre connaissance de la vie de cet homme, vous en découvrirez une autre image que celle que vous déclarez. Je vais vous donné un exemple intime à la vie de Massoud : son mariage. Comme souvent sous ces latitudes, il s’agissait d’un mariage arrangé imposé aux 2 parties, dans lequel le consentement de la future épouse ne compte pas. Ce que raconte Sediqua sa femme est émouvant. Il lui a dit, je résume, c’est toi qui choisiras, tu as la liberté de me prendre pour époux ou de ne pas m ‘épouser. Son comportement de chef de guerre a été dans le prolongement de ce comportement, qui n’a rien à voir avec celui d’un seigneur de la guerre. Quant au fameux siège de Kaboul, on a imputé des horreurs à l’Alliance du Nord. Elles lui sont bien moins imputables que ce que les autres parties ont imposées. Il ne s’agit pas de louanger aveuglément qui que ce soit, surtout parce qu’il serait dans notre camp face aux talibans, mais de proposer à ceux et celles qui s’intéressent à la vie de cet homme, à son destin, aux enseignements qui peuvent s’en élever, d’aller aux sources, ils auront alors l’occasion de s’en faire une idée un peu plus fidèle aux réalités. Je précise que tout ce que l’on trouve dans les médias, y compris audio visuels, s’avère parfois éloigné des témoignages directs. A chacun de se faire son idée, mais pour la mémoire de Ahmed Shah Massoud, faites l’effort de le faire à bon escient, vous ne le regretterez pas. Cela ne nuira nullement à vos sympathies originelles, mais Massoud n’a rien à voir avec

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