Je ne savais pas qu’il y avait un bon sens totalitaire... Plus sérieusement, on ne peut pas comprendre Platon, sans comprendre que sa philiosophie est de part en part une épistémologie. Ainsi après avoir rejeté le champ du politique comme le domaine d’application des sophistes, il en recherchera le fondement rationnel. Or on ne peut pas viser le politique avec une vision théorique parce qu’il relève du savoir pratique, le seul capable de pouvoir articuler le singulier et le pluriel, articulation qui reste le défi du politique et échappe non pas au raisonnable mais bien au rationnel.
Oui, ou comme vouloir sauver le communisme en affirmant que l’on peut retrouver son idée par exemple chez Platon est assez douteux. Badiou doit savoir que le projet platonicien a quelque chose de totalitaire. Alors à quoi joue-t-il ?
En écoutant hier dans l’émission de Frédéric Taddéi les paroles du penseur du moment (qui se veut penseur de l’événement), je me suis dit qu’effectivement la pensée actuelle avait bien du mal. Quelle caricature !
Dénoncer le progressisme ne signifie pas se soumettre au traditionalisme. L’enseignant avant d’être le porte-parole malgré lui d’une puissance quelconque, a pour rôle de rassembler sa classe autour d’un savoir qui impose une attention qui ne va pas de soi et fait découvrir à l’élève l’autre que soi. Il y a là une violence plus formatrice que toute idéologie.