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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 19 mars 2011 00:23

    bonjour axel

    la régression vers l’animalité n’est pas un acte de civilisation, même si la démocratie n’est pas la panacée tant faire qu’il puisse en exister une.

    Nous naissons unique mais dépendant.

     

    Être un sujet unique porteur de notre individualité ne s’acquiert pas, nous naissons comme cela grâce à la dépendance, l’attraction de deux Êtres dont nous allons être culturellement dépendants.

    Nous qui tenons tant à notre individualité, imaginons-nous seul dans un espace ou tout serait uniforme, quelle que soit notre capacité individuelle : nous en mourrions.

    Pour vivre, il suffirait que dans cet espace uniforme il y ait une chose qui dénote, quelque chose avec laquelle il peut y avoir un échange d’information qui créerait un mouvement, qui attirerait notre attention comme nous le disons. Alors cette chose deviendrait le centre de notre existence non pas parce qu’elle a une quelconque, valeur mais parce que l’information que nous captons d’elle nous donne un repère auquel nous allons nous associer pour nous mettre en mouvement.

    Dans l’uniformité d’un ciel bleu, ce serait un tout petit nuage et dans une uniformité nuageuse ce serait un coin de ciel bleu.

    Ainsi s’il y a vie et mouvement, ce n’est pas parce que nous avons une existence unique, avec son tempérament, mais parce que nous pouvons « nous regarder, nous percevoir, nous sentir » les uns les autres et acquérir un caractère.

    S’il y a vie et mouvement, c’est parce qu’il y a le monde, un miroir gigantesque dont nous deviendrons le reflet.

    Ainsi, dès que l’on naît, on est dépendant de la matrice maternelle, puis des tiers que l’on côtoie. Et quand l’on est enfin à l’âge de comprendre que l’on est qu’un sujet unique il est trop tard, parce que le Moi a déjà été en partie façonné par les autres et l’environnement. 

    Peut-il en être autrement ? 

     

    Aussi, affirmer son indépendance vis à vis d’autrui cela conduirait à s’isoler et ne plus avoir conscience d’exister ; à ne plus rechercher de lien avec l’autre (qui est toujours une entrave à sa « liberté arbitraire ») ; exercer une tyrannie irréductible, ce qui s’avérerait impossible (dans le sens où le tyran doit toujours être en état de vigilance donc tenir compte des autres). 

     

    L’individualisme n’est donc qu’un état d’être. L’individualisme c’est le commencement, c’est la naissance sans cesse recommencée. A l’inverse se réaliser en tant que personne, individu, sujet unique (se personnaliser) en partant de tout ce que nous ont apporté les autres ajouté à notre tempérament, pour forger notre caractère, notre singularité dont découlera notre existence : c’est un autre discours.

    Ce n’est pas être indépendant des autres, mais être dépendant de toutes leurs histoires. De plus les nouveaux venus, en fonction de l’apprentissage et du savoir qu’ils auront accumulé, seront en mesure de faire évoluer la relation de dépendance de l’Homme à l’Homme et à son environnement.

    Non pour en être indépendant, mais pour s’y développer et améliorer si possible sa condition humaine en prenant en compte ses différences et ses singularités. Mais pour cela encore faut-il comprendre ce discours.

    Si bien qu’avoir une association d’idées que d’autres n’ont pas eue, n’est pas être indépendant d’eux. C’est simplement faire une analyse à partir de ce qui est notre existence unique à laquelle nous associons les informations d’événements que nous vivons, ainsi que les informations sur la vie des autres que nous avons emmagasinées dans notre mémoire.

    Sauf que ceci inclut quelque chose d’important la reconnaissance due à autrui d’être ce que chacun devient, tout en affirmant sa propre personnalité source de créativité qui est pondéré par le groupe.

    Ce dernier point n’est pas une décision concertée du groupe, mais plutôt une obligation immanente (obligation de se rencontrer, conscience collective ou loi des probabilités) pour atteindre des objectifs collectifs qui dépassent la seule capacité d’un individu et exigent la durée. Le tout dans une convergence de buts au travers d’enchaînements d’événements associatifs et dispersifs. Dans ce cas affirmer son indépendance revient à nouer de nouveaux liens d’interdépendances dans la permanence d’une sociabilité qui bien que variable, n’en reste pas moins incontournable.

     

     à la recherche d’un paradoxe irréalisable

    Toutefois, ce n’est pas dans l’optique de la reconnaissance de cette sociabilité que l’on s’éduque. Elle est le plus souvent regardée comme le moyen de se garantir la recherche d’une indépendance et d’une autonomie individuelle par l’Independence économique.

    En fait les individus veulent une sociabilité qui leur garantisse « la liberté arbitraire » au travers de l’individualisme qui génère en fait une désocialisation par la disparition des phénomènes de solidarité qui lient inévitablement les individus entre eux, au prétexte de la nécessité de se livrer à la compétition sans foi ni lois.

    Cela pour maintenir une activité basée sur la croissance de la consommation qui, pour être attractive, doit être désirée et donc, dans nos pays riches, « individualisante ».

    Ceci renforce notre perception de sujet unique qui finit par considérer qu’il peut exister tout seul, et qu’en disposant des moyens financiers il peut tout obtenir des autres dans un meilleur rapport coût/avantage compétitif qui forcément exclut des tiers.

    Ces derniers deviennent alors sources de problèmes et engendrent une désocialisation qui se révèlent par un accroissement de désenchantement (mal être), de la délinquance et de ce que nous appelons aussi les incivilités.

    Et curieusement au lieu de faire face à ce problème, les individus réclament une protection isolationniste pour étouffer le problème. Problème qui ne pourra que croître puisque les individus réclament une sociabilité « désocialisante » et « désolidarisatrice ».

     

    Par certains côtés cela ressemble à du suicide psychique, parce que par idéologie dogmatique les individus sont à la recherche d’une indépendance et d’une autonomie individuelle qui en fait ne dépendent que des autres et de la place que l’on a dans une communauté humaine que l’on s’évertue à juger trop pesante.

     

    Ceci sans se rendre compte que ce sont des Autres que l’on parle ainsi, de l’Autre sans lequel on n’aurait pas conscience de sa propre existence.

     

    Et non content de parler ainsi, l’on agit ainsi, car dans notre organisation économique l’Autre est devenu un coût. Si bien que la vie est devenue un coût qui se marchande.

     

    Si nous devions donner le symbole de l’échec de la contestation de Mai 68 qui se voulait nourrir de nouvelles espérances émancipatrices, ce serait l’individualisme qui s’est retourné contre ses promoteurs dans la recherche d’une autonomie devenue castratrice de la liberté positive.

    Ceci parce que l’idée a été reprise et réorientée par une économie « rationalisante » qui emploie un langage ambivalent tendu vers un seul objectif, faire le meilleur rapport coût/avantage qui conduit à ce que Gérard Mermet a appelé « l’égologie ».

    De plus, le mode de vie urbanisé « concentrationnaire » n’est pas étranger à cette recherche d’autonomie qui est une réponse à la promiscuité, et à tous les petits problèmes qui en découlent, et qui demandent un effort permanent de civilités.

    Dans cet univers l’autonomie se rapproche plus de la recherche d’un havre de paix où l’on peut souffler sans devoir en permanence composer avec l’autre (les trois quarts des français vivent dans des zones urbaines).

    Généralement ce besoin d’évasion se compense par une consommation dont les grands magasins, centre commerciaux et autres ont su en faire l’analyse psychologique pour offrir la possibilité de jouer, se promener et rêver.

     

    Les individus compensent l’ennuie, le désœuvrement par une consommation presque compulsive, ou se fédère par les drames ce que nous vivons depuis trente ans, et dont l’actualité le démontre encore.

     

    Ceci et la conséquence des cités urbaines où les citadins ne disposent d’aucun horizon, d’aucune perception apaisante mais où l’autre est toujours présent grâce à la télévision notamment.

     

    Nous nous trouvons ainsi devant une situation étrange, celle d’un univers aussi « concentrationnaire » que les cités urbaines qui devrait pousser les individus à rechercher l’évasion dans de grands espaces pour se régénérer, en clair de disposer de plus temps pour une retraite ou de congés apaisant.

    Au lieu de cela ils se « ré agglutinent » la plus part dans des espaces tout aussi concentrationnaires pour consommer des produits ou du tourisme. Ce phénomène est connu dans l’étude des comportements des animaux dans les zoos, des individus dans des établissements d’aliénés et dans celui des prisons. Les animaux libérés retournent vers leur cage, certains aliénés retombent malade quand on leur dit qu’ils sont guéris, des détenus craignent leur libération et compensent l’incarcération par une boulimie nutritionnelle.

     

    Chaque individu tient de son existence unique la capacité d’analyser les informations qu’il perçoit à l’aide d’une structure cérébrale identique à chacun.

    Les différenciations ne viendront que par l’apprentissage du traitement des informations qu’il ramènera à soi de manière immanente, pour ensuite les restituer et donner un mouvement à son existence.

    Mais nous savons aussi que les informations partent des cités urbaines pour se répercuter dans les « campagnes » (la dernière campagne électorale sur l’insécurité en a été le parfait exemple).

    Ainsi, chaque vie s’exerce dans un milieu restreint dû à notre condition humaine et nous ne traitons que des informations partielles.

    De telle manière que plus nous nous écartons d’une qualité des relations humaines plus nous réduisons la quantité et la qualité d’informations perceptibles ; plus nous n’écoutons qu’un type d’informations ciblées, moins nous disposons d’une appréciation globale. On comprend mieux que s’affirmer indépendant des autres, affirmer son individualité en ce sens n’est qu’un processus régressif qui conduit à la désintégration de toute communauté humaine ou société si l’individu ne veut exister que pour « soi-même ».

    De fait l’individu génère un surcroît de violence car celui-ci ne peut avoir conscience de son individualisme que par l’existence des Autres qu’il veut paradoxalement ramener à son image, niant par-là leur propre individualité, alors que l’Autre n’est là que comme repère et complément.

    La perception de ce phénomène que l’on cultive est rendue possible par le fait que chacun perçoit qu’il a une existence unique, mais qu’il ne perçoit pas que c’est l’Autre qui y donne vie.

    L’Autre lorsqu’il est le pendule, le nuage ou le coin de ciel bleu.

     

    En conséquence la contrainte exercée par un discours d’autonomie laisse supposer qu’en son nom on acquiert l’indépendance et la « liberté arbitraire ». Cette autonomie rejette le contrôle interne et, par l’impossibilité de son exercice toujours interféré par l’Autre, pousse l’individu à se sentir « agressé » dans son indépendance, et à réclamer pour les Autres l’autoritarisme répressif d’un contrôle externe dans le but de faire face aux conséquences d’une anomie issue d’une individuation trop faible.

    Existence unique et désir de voir l’Autre identique à notre image, constituent un paradoxe irréalisable. 

    Ainsi nous vivons en permanence dans cette dichotomie. Cette dernière ne semble alors ne pouvoir être surmonté que par une uniformisation négatrice de toute individuation.

    Ce sont les débats dans lesquels nous sommes entrés ou vers lesquels l’on nous pousse.

    Alors que l’individuation permet à l’individu de vivre en harmonie avec le groupe.

     

    Donc, l’individuation reste la seule solution civilisatrice au paradoxe, tandis que l’individualisme le nourrit dans un retour aux sources animalières.

     

    Nous voyons donc que l’autonomie n’est pas seulement posséder un moyen économique ; ce n’est pas seulement dire « j’existe » ; ni retirer un usage exclusivement personnel de l’acquis. C’est plutôt une intégration socialisante dans une solidarité « organico/mécanique » « capitalisatrice » des énergies et compétences, dans laquelle chacun devrait être un partenaire nanti d’une capacité « transgressive » de jugement, sans laquelle aucune évolution ne peut être accompagnée et aucune créativité ne peu naître.

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    cordialement.




  • ddacoudre ddacoudre 19 mars 2011 00:17

    bonjour santi
    juste un passage pour dire que la comptabilisation de l’existence est inhumaine, et que ton article le démontre.
    cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 19 mars 2011 00:11

    bonjour franc
    bien d’accord avec toi l’auteur commet un méprise, et si l’on peut comme il le fait marquer des évolutions nette il est toujours faux de la définir par un concept qui est forcément réducteur de la réalité, et qui n’est qu’une marque historique, un repère indicateur dans une constante des comportement humain qui reconstituent en permanence la structure du dominant dominé, même quand il s’adresse à dieu.

    bonjour dogen
    le capitalisme tire son nom de la concentration des capitaux comme seul objectif en utilisant la demande de production pour parvenir à cet objectif.
    que ceci ait été pondéré par des conflits ou de l’altruisme caritatif il est un trait caractéristique de la recherche du pouvoir par la possession de ce qui le donne, et non un acte noble en vue de l’émancipation de l’humanité, sinon nous pourrions mieux faire, et cette recherche du pouvoir constitue un frein à l’innovation car ceux qui le détiennent ne vont pas s’en dessaisir pour d’autres.
    Blog savoir - Blogs savoir sur OverBlog .
    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 18 mars 2011 23:49

    bonjour orion

    par le savoir et la connaissance de la vie sur cette planète avec ce qu’il nous est permis de comprendre.http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=90722.
    si ce lien ne s’ouvre pas tu trouveras l’article sur mon blog Au-delà des bavardages médiatiques.
    Blog savoir - Blogs savoir sur OverBlog .
    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 18 mars 2011 20:09

    bonjour han

    j’ai bien aimé ton article, il donnait envie de lire le livre, mais boff je ne crois pas y apprendre grand chose sur la théorie du complot qui est vielle comme le monde, et prospère sur la croyance qu’un homme ou un groupe d’homme peuvent comploter sans qu’a un moment ou un autre il y ai une fuite.il y a longtemps que nous savons que pour conserver un secret il ne faut pas le partager et le confier secrètement à un autre est vouloir qu’il soit connu.
    mais il y a des gens qui construisent des stratégies plus ou moins discrètement, il y a le mensonge sociétal, tout comme la distorsion de l’information, et également le besoin de penser, devant notre ignorance ou incompréhension qu’il y a un complot qui c’est hourdie, ou devant une pratique d’absence de clairvoyance ou tendance à cacher ses égarements ou ses avoirs et tant d’autres choses que l’on fini par penser que tout est du même tonneau.
    il y a certainement des complots aussi, mais voir des complots comme une stratégie mondiale dont l’on voit la ligne de conduite c’est confondre, la direction dynamique donné par un modèle qui phagocyte le reste ou le coopte, de l’individu ou du groupe d’individus qui auraient la capacité avec les moyens technologiques de diriger le monde. cela me laisse toujours dubitatif.

    cordialement

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