• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 373 7238 10107
1 mois 6 85 243
5 jours 0 12 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 389 389 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 3 octobre 2007 23:30

    l’histoire de l’humanité n’est pas emplie de démarches pacifiques et raisonnables, et elle n’a rien pour rassurer le lecteur. J’ai une vision personnelle de cette crise, assez difficile à étayer. Il s’agit à mon avis du vieillissement de l’occident, social et démographique. Depuis 1945, les taux d’intérêt nominaux ont augmenté pendant 25 ans, puis diminué pendant 25 ans. Les taux réels ont fait le contraire. J’y lis des phases d’expansion puis de déclin démographique. L’occident me semble aujourd’hui un monde vieux, qui cherche à tirer le plus grand profit à court terme de ses richesses, alors que la principale, sa jeunesse, croule sous le poids et les conséquences de cette avidité. La principale guerre enclenchée me semble être celle des générations. Il est possible que les vieux riches détournent cela habilement vers des théâtres extérieurs. Ca s’est déjà vu. Bonjour forest.

    Je disais dont que ta vision personnelle qui lie l’évolution démographique à la crise m’a interpellé.

    Il y en a évidemment une mais il est difficile de la faire ressortir. Je ne pense pas que les dirigeants soient des sots qu’ils soient politiques ou industriel et éventuellement auraient-ils quelques déficiences que leur cabinet ou leur staff y pourvoient. Il y a tellement d’études dans tous les domaines que l’on ne peut pas croire sérieusement que les dominant du moment ne savent pas qu’ils devrons passer la main, même s’ils s’accrochent à leur conviction. J’ai encore en mémoire une discussion avec le président de la chambre sociale des carrières et matériaux de construction membre de celle du CNPF de l’époque (1978). Nous discutions en apartés de ce que l’on ne disait pas en réunions. Que, pour reprendre ses termes, « nous avions mangé notre pain blanc ».

    Il y a eu l’acception 81/83 puis cela c’est toujours vérifié, malgré toutes les politiques drastiques ou de relances. Heureusement que la recherche à dégagé de nouvelles capacités technologiques, particulièrement avec l’informatique dans le traitement des informations (je ne pense pas au médias je ne dis pas cela pour toi mais pour des néophytes qui lirait). Comment peut-on en mesurer l’incidence sur la population en comparant les trois grands secteurs, l’agriculture, l’industrie et les services ou tertiaire.

    En effet, en France de 1886 à 1999 les salariés du secteur agricole sont passés de 47% de la population active à 4,2%. Dans l’industrie c’est la productivité qui s’est accrue, les salariés sont restés stables passant de 25,7% à 24,9% des actifs, avec une crête à 35,9% en 1980. Quant aux services ils ont progressé de 27,3% à 70,9 % des actifs. Toutefois, il me paraît nécessaire de signaler que n’est pas estimé, le transfert d’activité de « services » qu’effectuaient elles-mêmes antérieurement les entreprises, et qui se trouvent aujourd’hui comptabilisés dans « les services ».

    Sans ajuster en volume on constate une inversion 1/3 2/3. En 1886 2/3 des Salariés concouraient au développement de la richesse. Aujourd’hui 1/3 la produisent directement grâce aux technologies. Arbitrairement j’en exclus les services qui s’ils jouent leurs rôles et ont toutes leurs place ils ne sont pas stricto sensu des producteur de biens, même s’ils favorisent leur production par leur propre consommation. Il faudrait mesurer la consommation de biens des services par rapport à celles des particuliers.

    Dans le même temps la durée du travail a fortement diminué passant d’une durée moyenne de 3 232 heures annuelles en 1820, à 1355 h en 2000 pour les salariés français concernés par les 35 h. Ces réductions successives ont entraîné une évolution technologique compensatoire, avec comme conséquence la substitution du travail par le capital, au travers des investissements en machines-outils dont le transfert d’activité ne fut pas suffisant pour aboutir au plein emploi, malgré le concourt de l’innovation technologique dopée par l’obsolescence des produits. Puisque les salariés privés d’emplois sont passés de 260 000 en 1950, à 3 060 000 en 1999, suivant les critères du bureau international du travail . Parallèlement, l’activité de services et de loisirs n’offre pas une alternative suffisante faute de capitaux dans le cadre d’une demande existante soumise aux rapports prix/travail.

    Avec ces quelques chiffres et donc visible le paradoxe que travailler plus ne signifie pas plus de richesse.

    Et que d’une manière constante l’on tourne autour de 24 millions d’actif plus les chômeurs, avec une progression d’ici 2050 faible pour compenser le vieillissement lié d’une part à l’allongement des périodes de scolarisation, un départ à la retraite plus ou moins tôt et une plus grande longévité. Je ne pense pas que l’allongement du départ à la retraite apportera une solution, en l’état actuel cela ne fera que maintenir le taux de chômeurs ou l’accroître comme les heures sups, même dans le cas d’une croissance comme celles que nous connaissons.

    La population vieillissante si elle contribue à la consommation c’est surtout dans le domaine du service, santé particulièrement et loisirs et ne participe donc à la production que part une consommation plus indirecte que directe ; je ne sais pas s’il est possible de trouver des données analytiques dans ce domaine. On doit pouvoir le faire en recoupant des données mais c’est un sacré boulot.

    Dans la phase des taux d’emprunts aux ajustements inversés en fonction de l’évolution de l’inflation, il est certain que durant les périodes inflationnistes ils développaient une capacité d’augmentation de pouvoir d’achat dont la génération du baby boom à bénéficié est qui est aujourd’hui celle vieillissante.

    La croissance a pu se maintenir par une inflation non pas monétaire mais d’endettement des particuliers, parfois à l’excéd. Par ailleurs il y a une capacité d’épargne dont il faudrait dégager celle qui relève des agents vieillissants et qu’elle est l’affectation qui lui est attribué, est ce qu’elle va nourrir comme en 2002 des placements plus spéculatifs que productifs. Enfin dans la décision d’investissement en orient chine est inde, l’économie capitaliste à retrouvé le profit naturel retiré du travail.

    Est-ce qu’effectivement l’occident vieillissants et nanti, consacrant une activité plus grande aux services moins lucratif sauf quand ils justifient des emportements irrationnels comme nous l’avons vécu avec les nouvelles technologies, de sorte que une fois tous les secteurs soumis à l’étranglement des taux d’intérêts usurier, faute de pouvoir dégager de plus fort taux les capitaux glissent vers les puissances émergeantes.

    Mais je pense que cela tient plus aux « dominants systémiques » qui se déplacent à la recherche de nouveaux territoires productifs, nouveaux et propices à une nouvelle récolte qui vient à maturité, comme n’importe lequel des animaux qui change de territoire de chasse quand le sien est devenu trop vieux et moins productif. C’est en ce sens que je suis d’accord avec toi.

    Mais je craints que le pétrole soit un agent perturbateur dans cette analyse linéaire. Egalement le taux de natalité soit aussi un facteur déterminant, car il y a deux axes qui se dégagent. La pollution affecte la fertilité des spermatozoïdes, tous les pays riches ont un taux de natalité inférieur au renouvellement de leur population.

    Ce qui signifie que leur manière de vivre n’est pas propice au développement de l’espèce, ou qu’elle représente un risque pour l’espèce, car ce n’est pas nous qui choisissons notre existence elle s’enchaîne dans les événements auxquels nous concourons.

    Les chinois l’on fait de manière raisonnée et nous nous avons laissé l’hédonisme nous diriger, mais il semble que la « nature » suis ses enchaînements en exportant l’hédonisme dans l’orient et si jamais nous retrouvons des taux de natalité plus élevé cela signifiera que nous avons changer de mode de vie.

    Nous pouvons avancer tous les chiffres que nous voulons ils n’en demeurent pas moins l’expression de ce que nous pensons car il ne peut y avoir d’économie sans les hommes, ce en quoi ils n’expriment que nos comportements systématisé.

    Ci-dessous une étude de l’insee.les tableaux sont mal disposés par agora je te donne le lien où tu pourras les trouver. http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/population_active.htm

    Cordialement.

    De 2015 à 2050, entre 28,2 à 28,5 millions d’actifs En 2005, la France métropolitaine comptait en moyenne 27,6 millions d’actifs au sens du BIT, soit 24,9 millions de personnes ayant un emploi et 2,7 millions de chômeurs. En dix ans, la population active a augmenté de 1,8 million de personnes. À l’horizon 2015, selon le scénario tendanciel de projection, elle pourrait encore gagner près de 700 000 personnes pour atteindre 28,3 millions (graphique 1). Entre 2015 et 2050, elle se maintiendrait entre 28,2 et 28,5 millions de personnes avec des variations annuelles de faible ampleur (en plus ou en moins). Le taux d’activité des 15-64 ans, proche de 69 % en 2005, gagnerait 1,5 point d’ici 2050. La part des 50 ans ou plus dans la population active devrait augmenter et passer de 24,3 % en 2005 à 27,3 % en 2050. En effet, se retrouveront à ces âges les générations nombreuses nées entre 1946 et 1970 et les seniors seraient plus souvent actifs. La part des 25-49 ans chuterait de 3 points. Celle des moins de 25 ans resterait stable (tableau 1). Cependant, le nombre d’actifs par rapport au nombre d’inactifs de 60 ans ou plus continuerait de diminuer du fait de la forte croissance à venir de la population âgée. En 2005, il y avait 2,2 actifs pour un inactif de 60 ans ou plus, en 2050, on en compterait plus que 1,4.

    Graphique 1. Projection de population active en moyenne annuelle selon le scénario tendanciel

    Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Source : Insee, Projections de population active 2006-2050.

    Tableau 1. Projection de population active : scénario tendanciel 2005 2010 2015 2030 2050 Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Sources : Insee, Enquêtes Emploi, Projections de population active 2006-2050. Observé Projeté Nombre d’actifs (en milliers) 27 639 28 170 28 319 28 197 28 537 Part de femmes (%) 46,4 46,7 46,7 46,2 45,9 Part des 15-24 ans (%) 9,5 9,4 9,0 9,5 9,3 Part des 25-49 ans (%) 66,5 65,0 64,0 63,4 63,4 Part des 50 ans ou plus (%) 24,0 25,6 27,0 27,1 27,3 Taux d’activité des 15-64 ans (%) 69,1 68,9 69,6 69,6 70,5 Rapport actifs/inactifs de 60 ans ou plus 2,23 2,07 1,89 1,51 1,36 Rapport actifs/inactifs de 15 ans ou plus 1,23 1,21 1,16 1,00 0,94 Haut de page Le scénario tendanciel : des comportements d’activité assez stables sauf chez les seniors Les perspectives de ressources en main-d’œuvre dépendent tout d’abord des comportements d’activité. Au cours de la dernière décennie, ces comportements ont semblé se stabiliser, et le scénario tendanciel prolonge en grande partie ces tendances. Cependant, les réformes des retraites de 1993 et 2003 qui allongent les durées de cotisation et modifient les modalités de calcul des pensions vont jouer sur l’activité des seniors tout au long de la période de projection (graphique 2). Ainsi, l’activité des 60-64 ans qui diminuait depuis plus de trente ans devrait remonter sous l’effet combiné des réformes des retraites et de l’allongement de la durée des études. Le taux d’activité des plus de 60 ans retrouverait progressivement son niveau du début des années 1980 pour les hommes et du début des années 1970 pour les femmes. Chez les 55-59 ans, le dispositif de retraites anticipées mis en place en 2004 provoquerait dans un premier temps une baisse de leur activité (entre 2006 et 2010). Mais des études plus longues et une entrée plus tardive dans la vie active rendraient de plus en plus rare le recours à ce dispositif. En 2050, les taux d’activité des hommes seraient légèrement plus forts qu’en 2005. Chez les 25-54 ans, l’activité des femmes a continué à se développer au fil des générations mais ce mouvement s’est ralenti au cours de la dernière décennie chez les plus jeunes d’entre elles (25-39 ans). Il ne se poursuivrait que chez les 40-54 ans. Chez les hommes, les taux d’activité sont toujours en très légère baisse. En projection, ils se stabiliseraient rapidement. Enfin, la baisse des taux d’activité des 15-24 ans s’est interrompue depuis le milieu des années 1990 en lien avec l’arrêt du mouvement d’allongement des études. Parallèlement, les places en apprentissage ainsi que le cumul entre emploi et formation initiale se sont développés. L’activité des jeunes resterait, elle aussi, stable en projection.

    Graphique 2. Taux d’activité observés et projetés

    Champ : France métropolitaine, 15 ans et plus. Sources : Insee, Enquêtes Emploi, Projections de population active 2006-2050. Haut de page La population totale augmente mais vieillit tandis que la population active stagne La projection du nombre d’actifs repose aussi sur l’évolution de la population totale, laquelle détermine le niveau et la structure par âge et sexe de la population en âge de travailler. Le scénario tendanciel s’appuie sur les hypothèses du scénario central de projection de population qui suppose un maintien des tendances observées pour ses trois composantes : un apport migratoire annuel de 100 000 personnes par an (solde moyen des dernières années), une fécondité de 1,9 enfant par femme (niveau observé au début des années 2000), une baisse de la mortalité au même rythme moyen que ces quinze dernières années. L’hypothèse sur la fécondité ne joue sur le nombre d’actifs qu’à partir de 2025, lors de l’entrée sur le marché du travail des premières générations à naître alors que les migrations entretiennent alimentent la croissance du nombre d’actifs dès la première année de projection. Haut de page Un million et demi d’actifs en plus ou en moins en 2050 selon le scénario démographique Compte tenu du poids des comportements démographiques dans ces projections, des scénarios alternatifs sont envisagés. Ce sont les hypothèses sur la fécondité et les migrations qui ont le plus d’influence sur le nombre d’actifs, tandis que celles sur la mortalité touchent principalement les personnes âgées. Dans la variante « basse » de fécondité, l’indice conjoncturel de fécondité passerait de 1,9 enfant par femme en 2005 à 1,7 en 2010 et se maintiendrait ensuite à ce niveau. Dans la variante « haute », il remonterait à 2,1 en 2010, seuil correspondant à long terme au renouvellement des générations. Les conséquences de ces variantes sur la population active ne se feraient sentir qu’à partir de 2025 quand les générations à naître commenceront à devenir actives. Au-delà de 2030, la population active continuerait à croître à un rythme soutenu en cas de fécondité « haute ». Elle décroîtrait par contre en cas de fécondité « basse ». En 2050, on compterait ainsi 1,5 million d’actifs de plus ou de moins que dans le scénario tendanciel (graphique 3). En revanche, les variantes sur les migrations auraient un impact dès 2006. Un apport migratoire de 150 000 personnes par an conduirait à 700 000 actifs de plus en 2030 et 1,5 million en 2050. Un apport migratoire de 50 000 personnes par an conduirait à un constat symétrique à la baisse. Au total, en 2050, selon l’hypothèse démographique retenue, le nombre prévisible d’actifs varierait dans une fourchette d’une amplitude totale de 3 millions de personnes. Cependant, quel que soit le scénario envisagé, on compterait entre 1,3 et 1,4 actif pour un inactif de 60 ans ou plus.



  • ddacoudre ddacoudre 3 octobre 2007 19:19

    Bonjour frédéric. Je commente un peu tardivement ton commentaire, car je trouve qu’il ne justifie pas tous les votes négatifs.

    Tu as raison dans le sens où la bible par l’apocalypse révélé à St Jean prévoit depuis plus de 2000 ans la fin du monde que nous rappelle de temps en temps les disciples de Jéhovah, en se trompant régulièrement. Pour l’anecdote, la première fois que j’en ai entendu parlé c’était, je crois en 1957. Ma mère m’avait emmené avec ma sœur à la mer et elle nous avait dit si l’on doit mourir nous mourons ensemble.

    Depuis il y a eu d’autres prévisions de cette nature et elles ont toutes échoués. Pourtant cette potentialité existe puisqu’elle s’est développée dans le cerveau d’un ou de plusieurs hommes.

    La seule chose qu’ils ne peuvent pas déterminer à l’échelle du monde c’est quand et sous qu’elle forme tant il y a de possibilités et un terme lié à la vie de notre astre.

    En économie c’est la même chose en échelle réduite avec en plus une histoire « civilisationnelle » que nous compilons justement pour en tirer un certain nombre d’enseignements de manière à ne pas commettre les erreurs du passé.

    Sauf que ce n’est pas aussi simple que je le dis, car par l’apprentissage nous nous apprenons toujours les mêmes choses, mais pas entièrement, puisque un pourcentage disparaît de fait et de nouveaux enseignement si rajoutent. Nous sommes donc en mesure dans des activités comme celle de l’économie de faire une prévision en fonction des comptes évalués. Est-elle juste ? non, elle est une tendance avec un taux de réalisation variable car nous ne disposons jamais de la totalité de la réalité qui est évanescente, si bien que parfois sans nous en apercevoir nous réalisons ce que disent nos projections, alors que la réalité est tout autres.

    Nous sommes fait comme cela, ce que nous nous racontons fait parti des informations qui nous affectent ; c’est Koet qui en a fait une méthode, et les médias en retirent leur puissance.

    Alors peut être que la « crise » globale n’aura pas lieu cette fois-ci en fonction du comportement des acteurs économiques qui veillent, ou son impact sera maîtrisé comme celle de 1987. Ce n’est pas crier au loup que de le dire car les fonds spéculatifs poussent à ce type de marasme. Plus généralement nous l’aurons comme l’explique Dominique.

    Personnellement en 1999 j’écrivais que je ne souhaitais pas voir la Chine entrer dans l’économie de marché capitaliste. Parce qu’elle va, avec l’Inde, précipiter la fin du Capitalisme qui repose sur l’industrialisation. Tous les experts mondiaux sont d’accord sur ce point de vu chiffre à l’appui.

    Ils ont même calculé que si par miracle la CHINE et l’INDE voyaient leur population atteindre le niveau de vie occidental, en l’affaire d’une année l’ensemble des ressources minières seraient épuisées.

    Heureusement le développement se fait à un rythme plus lent, si bien que c’est la « chèreté » du pétrole qui va induire une crise bien plus grave que celle des spéculations boursières, car 70% de nos produits sont organiques (pétrole). Ce que nous puissions espérer est une reconversion vers des productions durables et réparables, sauf que ce n’est pas ce qu’espère le système de consommation dont le principe est guidé par le libre marché dans un néocapitalisme de plus valus financières. Mon propos est-il alarmiste, non, il est lucide à l’instant T. Demain la découverte d’un gisement pétrolifère énorme pourrait sauver le monde ou reculer l’échéance. Je te mets les chiffres d’une étude que j’avais réalisé pour avoir une estimation du terme d’exploitation des matières premières disponibles.

    En l’état actuel de nos techniques d’exploitations des ressources minières, nous disposons d’une réserve d’environ 250 ans. Pour citer quelques exemples significatifs, les réserves de minerai de fer dans le monde s’élèvent à 60 milliards de tonnes (1993) soit plus de 250 années de production. Celle de l’aluminium 23 milliards de tonnes pour une consommation mondiale de 113,2 millions de tonnes, soit 203 années (1995). Données Quid 98. Fer sources chambre syndicale des mines de fer de France. Aluminium sources Imetal ; World métal statistics ; Onu ; Metaleurop. Ceci pour la seule consommation d’environ un milliard d’hommes.

    Il faut savoir que la croûte terrestre se compose de, 49,5% d’oxygène, 25,8% de silice, 7,5% d’aluminium, 4,7% de fer, 3,4% de calcium, 2,6% de sodium, 2,4% de potassium, 1,9% de magnésium, 0,9% d’hydrogène, 0,6% de titane, 0,7% d’autres minéraux. L’exploitation de ces ressources relève donc de données géologiques qui constituent les gisements métallifères de type magmatique et hydrothermal ; météorique ; et lié au remaniement alluviaux, mais aussi de données géopolitiques qui dépendent des situations politiques et économiques, des coûts d’exploitations de ces divers gisement tout comme des limites des techniques d’exploitations, par exemple quand il s’agit d’exploiter des gisements tel que les nodules poly métalliques du fond des océans.

    Mais toutes ces ressources font partis des ressources non renouvelables, car tout le monde comprend que l’on ne remuera pas la terre entière pour en extraire du minerai. Il est donc facile de comprendre tout l’intérêt de la récupération des ressources non renouvelables, qui s’amenuiseront tout de même, car celle-ci ne se fait jamais à 100%.

    Il est donc aussi facile de comprendre que notre mode d’économie devra se trouver d’autres critères de définition de la richesse, car si la planète a mis 15 milliards d’années pour créer les ressources minières que nous utilisons, en quelques millénaires nous en viendrons à bout.

    En conséquence toute notre technologie qui repose sur son utilisation se trouvera remise en cause, pas pour nous mais pour les générations futures. Note de l’auteur source Quid 1998.

    je ne cris pas au loup car dans la philosophie grecque tu retrouverais le débat autour de l’épuisement des ressources matérielles, tout comme nous l’avons eu avec La doctrine « Francigénes croisés » dont tu connais par l’histoire des Albigeois et des Cathares en Occitanie. Mais ce que nous savons c’est que les détenteurs de la puissance se succèdent, de la Mésopotamie à L’Amérique il y en a eu, dont la France.

    Ce qui veut dire que personne ne conserve sa puissance indéfiniment, ce qui veut dire qu’il vient bien un instant ou le basculement se fait, même si ceux qui le vivent ne le voient pas, car si c’était le cas ils s’y opposeraient. Il y a comme cela des régularités visibles qu’à des analyses structurales qui ressortent de toute l’histoire de nos sociétés. Nous nous en rendons compte parce que nous conservons sur écrit nos souvenirs existentiels. Et bien l’auteur de l’article fait la même chose avec les données économique, et ce ne sont pas des incantations. Mais il n’est pas devin.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 2 octobre 2007 19:20

    bonjour forest. Trés interressants cele va bien au delà de la seule conséquence que tu soulèves.

    je dois partir je t’enparlerai un autre soir.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 2 octobre 2007 19:08

    Bonjour dasnet.

    je ne te garantie pas l’hortographe du mot, mais l’histoire a du même laisser des traces dans la justice anglaise car l’angleterre revendiquait la propriété de l’épave qui se trouvait dans ses eaux, et le chasseur italien qui l’avait découverte celui de récupérer le butain.

    L’affaire a durée plus de dix ans, les anglais ont eu gain de cause, mais lors qu’ils ont exploré l’épave il n’y avait plus rien. Cette épave avait vu déferler une ruée de chasseurs.

    Je n’ai plus l’ouvrage et j’ai lu cela il y a si longtemps que je n’ai plus que l’histoire en mémoire racontée par un capitaine de marine français. je ne sais pas où te dire de chercher. cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 2 octobre 2007 00:48

    Bonjour forest je viens de lire tous les commentaires, tu en as suscités beaucoup.

    J’avoue que depuis mon dernier article sur la krackette je n’ai plus regardé son l’évolution.

    Durant ces plus de trente dernières années l’augmentation de la part du capital par rapport à celle du travail a accru la recherche de placements financiers à haut rendement.

    Je ne crois pas aux crises, lorsque tous les ans on est en crise soit c’est une erreur de diagnostic soit c’est une maladie de longue durée. La dette n’est pas pour un État une difficulté majeure si elle dispose d’une puissance productive efficace et d’une bonne capacité innovation et de recherche. Ce sont là trois facteurs qui en racinent la confiance et font accepter les déconvenues prévisibles. Cela ne veut pas dire qu’il n’en résulte pas des conséquences.

    Pour rester sur ton article j’espère que tu n’auras pas raison non pas que les chiffres ne corroborent pas le raisonnement, mais que les États prendront les mesures pour en compenser les incidences et prendront des mesures pour diriger les capitaux disponibles vers des investissements productifs en taxant les placements spéculatifs.

    L’on peut le faire malgré quelques arrangements de bilans qui concourent à la spéculation. Certes la quantité d’opérations est fabuleuse mais nos techniques informatiques ne le sont pas moins.

    La spéculation si elle est humaine car dépendante de notre nature qui rechercher toujours la facilité, est la plaie du système capitaliste même si l’on peut comprendre que c’est par ce truchement que se font et défont des richesses assurant ainsi le renouvellement des personnes à l’exception des quelques spécialistes qui réalisent leur plus value toujours aux bons moments.

    Je ne crois pas que la solution viendra de notre raison il nous est impossible de quitter notre mode de vie comme un croyant son symbole.

    Pourtant ce que j’espère « irraisonnablement » c’est une lucidité des citoyens devant seulement un système.

    S’assurer une durabilité d’un système libéral n’a pas que des défauts, sauf à ne pas vouloir comprendre qu’il y a un seuil ou la richesse ne sert à rien, si elle n‘a pas une utilité communautaire, hormis satisfaire son ego.

    Cela, d’autant plus que la « souveraineté du peuple » a le pouvoir de dessaisir tout particulier de sa richesse, mais ce n’est pas tant cela qui est important.

    C’est surtout, que l’évolution de notre civilisation s’est construite sur la technologie.

    Cette technologie se manifeste aujourd’hui par la puissance de cerveaux qui ne sont pas les nôtres, les ordinateurs, et il y a un danger à leur confier notre existence, si leur puissance ne peut-être comprise de ceux qui y sont soumis, si le moindre incident les pousse à la panique et à la paranoïa, si les hommes ne peuvent pas comprendre leur destin au moyen de leur être sensible.

    Ceci n’est pas en contradiction avec le fait que toute notre activité sociale ou/et notre univers puissent être traduis en langage mathématique.

    Il ne faut pas se méprendre entre les mathématiques qui tentent de définir ce que nous sommes, et qui sont d’une utilisation scientifique, et celles qui comptabilisent notre organisation sociale culturelle qui ne sont que le reflet de cette activité, et par-là même sont relatives, comme les valeurs que nous définissons avec.

    Nous en avons l’exemple quand il suffit de dire aux hommes qu’ils manquent de l’argent, pour voir aussitôt tout le monde stocker, se jeter dans des valeurs refuges, alors qu’ils ont tout à leur disposition, la matière première, la technologie, leur capacité de travail, et qu’ils ne risquent rien, qu’ils ne manquent ni de nourriture, ni de quoi se vêtir, ni de quoi s’abriter, ni de la capacité d’émettre de la monnaie.

    Pourtant, au seul cri de « il manque de l’argent » tous croient que ce qu’ils ont n’existe plus. C’est cela la paranoïa ; se croire menacé par un danger imaginaire, ce qui est le cas avec la monnaie qui n’est qu’un système fictif, système fictif sur lequel la communauté a tout pouvoir. Tout pouvoir parce que nous disposons des moyens de suivre efficacement notre activité micro économique grâce à notre technologie.

    Si bien que la monnaie qui disparaît du marché financier peut être aussitôt remplacée. Ceci en ayant recours à l’escompte ou autre, à des relations de confiance. De toute manière ce n’est pas parce que quelques bulles financières éclatent, parce que des rentiers vont se remplacer, parce que le rêve de tous d’être riches s’écroule, qu’il faut paniquer.

    Cette confiance là ce n’est pas un particulier qui peut nous la donner, car cette confiance se trouve dans « l’intelligence » de la communauté, et cela, il n’y a que la communauté qui peut l’apporter, mais encore faut-il que ses acteurs en prennent conscience, car la communauté sera à la hauteur de leur aptitude et connaissance individuelle.

    Je peux tout de même dire que nous sommes dans ces situations, au comble de la débilité, mourir d’angoisse quand nous avons tout à notre disposition. Un comble de débilité qui autorise les plus intelligents à se séparer de ceux qui ne sont pas capable d’assumer leur responsabilité de dirigeant.

    Si chaque individu est libre de prendre les risques qu’il veut avec son argent, cette liberté peut s’exercer tant qu’il n’altère pas l’existence d’autrui. Cela, au nom même de la fameuse « loi naturelle » qui dit que chacun peut faire ce qu’il veut pourvu qu’il ne mette pas en danger autrui.

    Comme quoi, avec la dialectique on peut faire des miracles. Ainsi la communauté doit pouvoir prélever sur ceux qui sont en droit de jouer avec les risques, un pourcentage de leur revenu afin de couvrir les risques qu’ils engendrent, et qu’ils font courir à cette même communauté dont ils tirent leurs ressources.

    Alors il ne faut pas venir m’expliquer qu’il vaut mieux une guerre que la taxation des spéculateurs. Pourtant c’est parfois ce que je crois déceler.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre Greta Thunberg Retraites






Palmarès