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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 2 janvier 2010 22:09

    bonjour Christian

    la rareté, est un élément « moteur » qui se confond avec la désidérabilité, elle permet au delà de trouver en elle l’épanouissement de son ego an travers de comportement très animaliers transfiguré par notre activité culturelle. en clair J M. Albertini dit si les hommes n’étaient pas occupés à fabriquer la rareté, et que la nourriture soit abondante, compte tenu des armes dont ils disposent ils passeraient leur temps à s’entre-tuer pour s’approprier la femme.

    ceci posé avec l’étude de Calhoun sur l’espace, l’on comprend que nous sommes dans une course exponentielle à la croissance qui ne contient pas en elle de solution, si elle ne peut recevoir de l’extérieur un complément pour définir un nouveau modèle qui lui aussi devra à son tour s’ouvrir à d’autres compléments lorsqu’il atteindra ses propres insuffisances
    Il en est ainsi en permanence et c’est cela que ceux qui croient en la toute puissance des marchands se trompent en pensant que leur avenir se trouvent dans un modèle déterministe (le modèle financier), alors que nous savons que l’existence est aléatoire et réforme toujours les modèles déterministes que veulent maintenir les humains, car ils donnent le pouvoir à ceux qui détiennent ou ont construit leur puissance sur ses modèles et ne veulent pas les voir remis en cause.

    nos marchands eux ont compris cela depuis longtemps et sont assez adroit pour conserver leur leader ship en se plaçant sur tous les marchés porteurs et innovants quitte à utiliser l’ignorance populaire pour se faire, en leur proposant des élus politiques acquis à leurs vues.

    tout n’est pas marchands, en 1999 j’écrivais que l’on en arriverait à rendre rare l’air pur pour en faire un bien marchand, nous y sommes arrivé avec le marché du co2.

    mais le défit qui nous attend est l’abîme qui se creusera si nous restons dans cette optique de la recherche de la rareté comme source de désir qui permet l’usage de création de monnaie comme moyen d’échange avec in fine un retour sur investissement. Avec la « financiarisation » de nos économies, nous comprenons à partir de là que tout est bon pour faire du commerce au point que plus personne n’a idée de la transformation existentielle que cela pose, en ayant privilégié de la nature humaine l’homo économicus à l’homo-sociabilis.

    la population croit, les ressources s’amenuisent, et nous continuons de conserver le processus d’émulation qui est la source de la violence que nous voulons combattre.

    la population croit et se concentre dans les zones urbaines que nous savons être un ferment à la violence, il n’est donc pas surprenant que nous nous dirigions vert des régimes autoritaires et sécuritaires en attendant plus, ou que devant l’impuissance évidente des politiques (pour les raisons cité plus haut) nous ayons un retour communautaire, avec l’obscurantisme qu’il véhicule.

    la population croit et nous avons de moins en moins besoin de mains d’œuvres, de sorte que le seul débat urgent soit la place du travail (sens marxiste) dans nos sociétés, quand de lui seul l’on retire son statut social et son revenu.
     cela fait un ensemble de préoccupations qui ne permettent pas d’imaginer que notre société va rester en l’état et qu’elle va par la rareté pouvoir fabriquer des exclus dont elle se plaint.

    devant ce défit j’ai envisagé que l’on développe ce sur quoi notre prospérité repose, le savoir.

    j’ai imaginer faire un enseignement pour adulte tout au long de l’existence (pas la formation professionnelle) dans des universités bâtis à cet usage, et rémunérer ce temps, afin que personne ne soit démunie d’un revenu, ceux ci devront s’ajuster avec le processus économique en vigueur pour en devenir un complément, et nous n’avons aucune idée de ce qu’il peut en sortir. mais je pense que ceci serait une saine réponse au défit qui se présente et qui ne pourra se solutionner que dans la violence ou dans l’arbitraire de plus la construction d’université serait un fabuleux marché du BTP et de fournitures universitaires. j’ai écrit un essai en 1999 sur ce sujet à l’époque je l’avais fait parvenir à Attac.

    Enfin l’orientation vers les énergies propres et la production de biens renouvelables, et la nouvelle production agraire du à l’évolution de la population, n’apporterons aucune solution de fond au problème existentiel, si nous restons sous l’égide de la rareté pour produire des biens rentables.

    il serait utile aujourd’hui que l’Europe retrouve un pouvoir politique avec la création d’une banque verte pour financer toutes les transformations nécessaires, voire aider les entreprises à prendre les virages innovants en fonction d’une faisabilité et non d’une rentabilité par retour sur investissement.
    mais pour cela il ne faut pas donner le pouvoir au marchands, car eux ils irons chercher sur les marchés financiers les sommes disponibles qui ne se placent que pour en retirer un profit.
    or ceci dans la démarche novatrice, pour affronter la pollution, est un frein, je donne souvent l’exemple des filtres à co2 et son enfouissement, que nous ne réalisons pas parce que cela grève le prix de production et nous sommes incapables de développer un espace financier pour absorber cela qui ne soit pas marchand, car cela nous le demandons justement à des marchands, même quand ils portent un habit politique, c’est donc dans notre tête que se situent les blocages.

    tu rappelles des point qui ne sont pas insignifiant, mais ils ne constituent pas un nouveau pas vers une nouvelle civilisation qui se dessine d’ici 2100.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 31 décembre 2009 10:12

    bonjour J L

    merci pour le lien.

    albertini fait un constat grégaire, nous sommes toujours sous ce constat il n’y a que notre vanité pour nous faire croire que c’est la raison qui commande.

    nous pouvons aller au delà, l’étape qu’est le capitalisme c’est un peu comme un jouet mis entre les mains d’un enfant qui s’en sert qu’avec quelques copains. c’est en plus de notre faute car c’est nous qui élisons ces enfants en les prenant pour des adultes comme ils se présentent.

    j’ai déjà eu l’occasion de dire qu’il faut virer les marchands du temple.

    le tout marchand n’est qu’un point de vu dogmatique qui déshumanise l’humain et est un frein à la marche vers l’être civilisé, vers l’hominisation comme se plaisait à le dire Théodore Monod qui voyait en elle une transcendance de l’humain actuel.

    cordialement bonne année.



  • ddacoudre ddacoudre 31 décembre 2009 10:00

    bonjour christian

    par maladresse je viens d’effacer mon commentaire, de plus il était plutôt long.

    je n’ai plus le temps de le reprendre, mais je te le posterais une autre fois, et sur un de tes articles précédent pour que tu n’aies pas à revenir sur celui ci. ou alors tu me met un lien ou je peux te l’envoyer.

    cordialement et bonne année.



  • ddacoudre ddacoudre 31 décembre 2009 08:46

    bonjour zelectron

    « La rareté est une invention géniale. sic Jean Marie Albertini

     

    Si la production crée les besoins et si la satisfaction des besoins incite à la production à créer de nouveaux besoins, ce n’est pas demain que l’on viendra à bout de la rareté.

    La rareté n’a rien de « naturel ». Dans le règne animal elle n’a pas de sens. L’animal s’adapte à son milieu ou il meurt. La rareté économique a une toute autre signification. Elle naît de la volonté de posséder ce que l’autre possède, afin de mieux l’imiter. L’autre nous incite à désirer un bien car il craint de voir notre désir se porter directement sur lui, avec quelques conséquences fort désagréables. Il accroît notre désir des choses, qu’il nous présente en faisant semblant de nous les refuser. Nous l’avons dit, c’est cette relation qui crée la rareté, et non une simple relation aux choses. Son « invention » complétée par celle de la monnaie, s’inscrit dans la quête d’une violence non supprimée mais détournée. Elle est un acte de paix au même titre que l’invention de la monnaie, du travail, et fonde l’activité économique.

    La monnaie rend les biens échangeables, le désir ne débouche plus sur le vol et la capture, mais sur la production qui permet de se procurer de la monnaie. La nécessité de produire des biens pour accumuler la monnaie institue le travail et développe la rationalité instrumentale, la technique. La production suscite de nouveaux désirs, les excite et accroît le sentiment de rareté par le désir contrarié de ce que possède l’autre (les « locomotives »). Pour vaincre la rareté, de nouvelles techniques sont mises au point. Nos vieux démons de la violence à l’état plus ou moins brut, qui nous jettent dans la guerre (ou sa préparation, activent cette évolution. La technique et son application à la transformation du monde élargissent le champ des productions possibles. A chaque élargissement du possible, la rareté ne recule pas, elle progresse.

    Tout progrès technique, toute nouvelle production fait apparaître de nouveaux besoins et exige de nouvelles ressources. La rareté précédente est remplacée par une rareté nouvelle, encore plus contraignante. Les imbrications entre l’organisation des hommes et l’organisation des choses multiplient les accaparements, les inégalités, les désirs et les raretés. »


    mais l’on peut penser qu’un cheval en bonne santé et devenu un outil rare ou une nouriture rare mort, aussi il à une valeur dans son usage, non du fait de son existence

     

    bonne année.


    cordialement

     



  • ddacoudre ddacoudre 30 décembre 2009 20:29

    bonjour J P

    le verbe a fondé toute chose depuis que nous l’avons domestiqué pour en faire un langage puis un écrit, si on le supprime toutes nos constructions disparaissent ou presque. il en est de même des écrit des livres. les hommes préhistorique avaient compris la complétude entre eux et l’environnement dont ils dépendaient. la multitude humaine concentré dans des territoires exigües à nécessite l’établissement d’un ordre au groupe humain dont le dominant est externalisé. nous nous sommes construit sur ce principe depuis notre sédentarisation.

    l’économie libérale à voulu destituer l’ordre économique religieux qui s’était tyrannisé, mais en fait de liberté il a apporté ses tyrannies spécifiques, et ceux à qui il n’a pu faire une place sont retournés vers de nouveaux cieux, idéologique d’abord, et à nouveau religieux.

    la science aura beau expliquer ce qu’elle veut si elle ne permet pas à chacun de trouver sa place sociale alors la religions y pourvoira.

    le verbe n’est qu’un mot un signifiant sur une échelle de zéro à l’infini il occupe une place, mais laisse dans l’obscurité toutes les place de part et d’autre. les mots nous servent à ne pas nous perdre mais ne peuvent définir l’indéfinissable.

    croyant ou pas nous ne sommes que la rotule dans un corps humain elle sait le rôle qu’elle tient mais ne connait pas l’être qu’elle porte, nous n’aurons jamais de réponse à cela sinon notre existence serait fini.

    cordialement.

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