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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 27 février 2008 21:57

    bonjour vive la république.

     

    je pense que le président récolte les retours de bâtons du populisme sur lequel il a surfé pour se faire élire, en plus en trompant les citoyens sur sa capacité à la rupture parce qu’il utilise le lepénisme. D’ailleurs Le Pen ne manque pas de s’en plaindre.

    Mais tu as raison sur le véritable problème que représente sa rupture, la « décrédibilisation » de la fonction présidentielle. Là il y a une authentique rupture, mais régressive, dans le choix des termes et dans l’affirmation de son pouvoir au dessus des lois et du droit.

    Je ne parle jamais de Sarkozy car si je n’aime pas l’homme, avec mes raisons, je ne veux pas avec rejeter la présidence, me limitant à un jugement de ses actions politiques.

    Je crois également que beaucoup d’hommes politiques en fréquentant les émissions de variétés, voire en allant y expliquer leurs actions politiques, n’ont pas particulièrement renforcé la crédibilité de leur fonction, pas plus que n’y a contribué le journalisme people au détriment du journalisme politique. J’ai le souvenir de certains passant dans les émission de Sébastien qui en voulant démontrer que les hommes politiques sont comme tous les autres ils ont entraîné avec eu leur fonction républicaine et par voie de conséquence le président entraîne avec lui la république.

    Alors s’il est d’usage, quand les hommes politiques, qui traversent les foules, entendent leurs opposants ou les noms d’oiseaux qui volent au dessus d’eux, qu’ils fassent la sourde oreille et passent leur chemin.

    Mais voila notre président joue le militant de base qui affront l’adversité en faisant face aux foules ou aux hommes qui le défient.

     Combien de fois dans mon existence j’ai tenu ce rôle, qui demande de bien cibler le meneur et ceux qui le sécurisent, dans ce rapport de force l’erreur est fatale, l’erreur du président fut de malmener les journalistes qui relayaient ses campagnes et sa politique, cela devrait le rendre plus irritable et donc plus autoritariste ; et je ne crois pas que cela poussera les uns et l’autre à poser les problème de fonds.

    Cordialement.

     

     



  • ddacoudre ddacoudre 27 février 2008 21:05

     

    Bonjour çà dérange.

     

    Au de la des méandres réglementaires que tu précises et qui clarifient certaines déclarations, tu poses le problème des seuils de tolérances de toute société.

     

    J’ai indiqué dans mon article de hier "la grande duperie sécuritaire" la réalité des chiffres liés aux crimes et délits. Au total 3,726 millions, dont 9993 de viols, 976 homicides et nous voilà avec une loi de rétention préventive indéterminée pour 32 cas.

     

    Une loi qui pourra permettre toutes les dérives, il suffira qu’il soit estimé un ou des comportements à risques pour qu’avec une instrumentalisation médiatique l’on s’appuie sur l’opinion publique pour instituer des lois d’exceptions.

     

    Vouloir se garantir préventivement de comportements déviants ce fait par l’apprentissage, ceux qui pour des raisons sociales n’ont pas pu convenablement les intégrer ou avec leurs raisons y ont dérogé, sont soumis à des sanctions punitives et aux compensations réparatrices.

    Il n y a pas là de vengeance mais une mesure d’appréciation de situations qui contreviennent aux lois sur la réalité de faits.

     

    Anticipé des comportements qui sans équivoques conduiront à une transgression est un autre problème que connaît la police et qui ne se résolvent pas sans « bavures » dans les deux sens.

     

    Si les comportements ressortent de la pathologie, ils ne relèvent pas du règlement punitif mais des services médicaux.

     

    A suprimer cette frontièrre apparaît très clairement la dichotomie vers laquelle nous sommes entraînés.

     

    Des citoyens qui se désolidarisent de leurs semblables au non de leur intérêt individuel incapables de disposer d’une vision globale, suggestionnés en permanence dans la recherche d’un égoïsme par des illusions « sécuritaristes », et reconduisant à tour de rôle les mêmes hommes politiques qui ont démontré leur incapacité à apporter des solutions efficaces.

     

    Les citoyens croyent qu’ils ont à faire à un phénomène exceptionnel, parce qu’ils nourrissent par leur voyeurisme les lignes des journaux et actualités télévisées qui repassent en boucle les mêmes informations et recherchent celles de même nature à partir du moment qu’il y a de l’audimat et de la vente.

     

    Devant une telle boucle suicidaire, on ne peut que s’interroger sur l’aptitude citoyenne des français à disposer d’une capacité transgressive de jugement.

     

    De plus, les sociétés modernes sont de plus en plus orientées vers la recherche du risque Zéro et du principe de précaution. Ceci est le résultat d’une désaccoutumance aux risques divers, due aux progrès techniques et sociaux, ainsi qu’à la prise en charge du règlement des conflits par l’État ; les seuils d’intolérance au risque et à l’anomalie sont grands, et l’application du principe de précaution devient le mode de gestion des problèmes qui banalise la criminalisation au lieu de lui conserver l’exception qui lui donne toute sa valeur.

     

    Celui-ci permet aussi aux décideurs de s’exonérer des responsabilités, face à la judiciarisation de nos sociétés qui compensent leur absence de décisions politiques sur le fond.

     

    Cette intolérance grandissante se manifeste encore plus pour les problèmes de délinquance. Et l’on se trouve en présence d’une société qui réclame un plus grand contrôle externe, tout en stigmatisant l’interventionnisme de l’État, cherchant à enrayer un phénomène qu’elle produit.

     

    Dans cette affaire de rétention la caution scientifique est un prétexte facile pour pratiquer de la répression camouflée et donner bonne conscience à l’ensemble de la société.

     

    Prévention scientifique des délinquants, identification de la population criminogène (mathématiciens qui parlent de modéliser les comportements humains) fichage généralisé, recherche d’enfants désocialisés conséquences de boucles de rétroactions sociales, comme s’il était en fait la cause initiale, au motif qu’il présente une cause potentielle future.

     

    Il y a dans tout cela en germe l’émergence d’une espèce d’eugénisme moderne, incompatible avec les fondements de la démocratie et des libertés individuelles. On ne recherche pas à traiter un problème, mais on voudrait éliminer les conséquences en les désignant comme causes.

     

    Nous rencontrons le même problème avec les accidents de la route où les protagonistes se fixent des seuils toujours inférieurs qui les mettent dans l’impossibilité d’admettre un seuil de tolérance, tout en sachant qu’ils n’atteindront jamais le taux zéro.

     

    Je crois que l’évidence du délire de tel comportement ne peuvent rien nous apporter de bon quel que soit le champ où il s’exerce.

     

    Cordialement.

    .



  • ddacoudre ddacoudre 26 février 2008 22:00

    bonjour aqua 69

    Non je n’ai pas eu l’occasion de le lire, mais c’est bien dans cette situation que nous sommes depuis la fin des débats idéologiques.

    dans un article j’avais souligné les dangers vers lesquels nous entrainent ce traitement "sécuritariste" de la vie politique en indiquant que nous nous dirigions vers une nouvelle "fascisation" et que pour franchir ce pas indicible il ne manquait que la réalité d’un conflit.

    merci pour ton commentaire.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 26 février 2008 21:40

     

    Bonjour ronchonaire.

    L’intention est de donner une appréciation du volume de crime et délits et de montrer quand a eu lieu le phénomène le plus important, et de pouvoir visualiser sur les documents certains parallèles de courbure.

    Pour te satisfaire je te donne les taux pour 1000.

    1950.13,7 - 1960. 15,1 6 - 1970 ; 22,4 - 1980. 48,9 - 1990. 61,4 - 2000. 64,2 - 2005. 62,4.

    Comme tu peux le lire l’augmentation de la population n’a que peu d’influence. Si tu as regardé les documents l’on voit une inflexion de la pauvreté, le constat que l’on peut en retirer, est de deux niveaux. Le premier est que la croissance de biens et services ont aiguisé la désidérabilité mise en avant par la publicité, et deux que la croissance et le pouvoir d’achat, qui se suivent en courbure, n’ont pas permis de réaliser les désir de tous.

    Si ce n’est que pour certains dont nous faisons des groupes sociologiques indicatif, et qui nous situe ce que nous appelons la fracture sociale.

    Anciennement il existé la courbe Philips, je ne sais pas si elle est toujours utilisé pour indiquer les moments d’évolution critiques. Je pense qu’entre les aides sociales, celles de la solidarité et de la charité auquel il faut ajouter le traitement médiatique. Des instants qui auraient donné lieu avant à des flambés de violence sociale, sont tempérés voire annihilés

    Si l’on trace une courbe avec les taux, elle indique le même cheminement, d’où ne ressort pas d’évidence l’évolution sur eux de l’augmentation de la population.

    Pour cela il faut faire un ratio qui n’influence pas le raisonnement que je soumets.

    J’ai le souvenir d’un article sur l’indice Gini, je reconnais ne pas y avoir pensé, avec le peu de données que je fournis il n’est guère possible d’en dire plus, même s’il eu été intéressant de mentionner les taux d’élucidation qui est indicatif du choix de la place médiatique faite sur ce sujet.

    Merci pour tes observations.

    Cordialement.

     



  • ddacoudre ddacoudre 26 février 2008 20:54

    bonjour philou017

    Merci pour ton résumé précis et meilleur que mon article. Il est difficile de faire dire plus à des chiffres glogaux, mais ils donnent une direction, ce que ne donnent pas les variations ponctuelles.

    Nous avons pris l’habitude de traiter des rapports sociaux comme des indices boursiers, en donnant des cotations et des variations pour le péculateur à cours terme.

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