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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 18 septembre 12:23

    @joletaxi
    merci pour les liens
    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 17 septembre 19:25

    BONJOUR

    Toute innovation a posé les mêmes problèmes. Sauf qu’elles se déroulaient lentement dans le cadre de guerre limitée suivant les armes disponibles et un temps lent. La technologie a multiplié leur efficacité au point ou nous avons 56% de chance d’une guerre nucléaire d’ici 2100 à raison de 1% l’an, mais ce ne sont que des statistiques pas une vérité, car cela pourrait se produire demain tant nous sommes par le développement de la fascisation mondiale entrain de fabriquer un nouvel Hitler que personne ne reconnaîtra, car le monde est majoritairement inculte et que nous élirons quelque part dans un pays.

    L’IA est donc un outil dont l’utilisation peut apporter un progrès considérable à l’humanité si l’on n’attend pas d’elle qu’elle nous remplace ; or pour s’en servir, il faut être instruit, cultivé, et enseigné ce qui manque aujourd’hui dans les populations (voir l’hélice 1995). Les hommes pensaient pareil de l’imprimerie que remplace l’IA, la même chose de la scolarité à laquelle nous devons notre essor. Or l’usage de l’IA ne peut pas se satisfaire d’une scolarité qui date du 19 siècles et qui est totalement dépassée. Certainement que ceux qui ont conçu l’IA ne sont pas des philanthropes et chaque état va chercher à s’en servir militairement. Notre enfance ne nous a pas quittés, enfant nous poussions des armées de soldats de plombs, puis de plastique, ensuite de colonie de soldats dans les vidéos et demain des armées de robots. Le problème n’est pas l’IA mais les hommes, aussi la puissance publique devra y mettre des freins, mais dans des états comme les USA ou la Chine il faudra attendre une catastrophe. Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 17 septembre 18:56

    bonjout

     L’IA NE TUE PERSONNE CEUX QUI S’EN SERVENT OUI

    CORDIALEMENT ;



  • ddacoudre ddacoudre 17 septembre 18:52
    Les convergences possibles

    Les deux projets ne sont cependant pas opposés sur tout. Le Modèle Joule peut retenir plusieurs préoccupations exprimées dans le livre :

    • évaluer l’utilité réelle des institutions ;

    • réduire les formalités inutiles  ;

    • confier davantage de responsabilités aux professionnels de terrain ;

    • rendre les comptes et les prix compréhensibles ;

    • utiliser l’intelligence artificielle pour simplifier certaines tâches ;

    • éviter qu’une administration ne se développe pour assurer sa propre reproduction ;

    • reconnaître le rôle de l’initiative et de l’organisation entrepreneuriales.

    Mais ces principes doivent être séparés de l’idée selon laquelle le marché privé serait par nature moins coûteux et plus efficace.

    Une administration peut devenir bureaucratique. Une entreprise privée peut devenir monopolistique, financière ou prédatrice. Le statut public ou privé ne garantit pas, à lui seul, l’efficacité.

    Le critère doit être le rapport entre les ressources mobilisées, la qualité du service, son accessibilité et le besoin réellement satisfait.

    Conclusion

    Le Casse du siècle désigne l’État comme l’auteur principal de la confiscation économique. Le Modèle Joule révèle un mécanisme plus large : qu’il soit public ou privé, tout financement actuel retourne dans une comptabilité monétaire organisée autour de la propriété et de l’accumulation du capital.

    Privatiser ne supprime pas cette boucle. Cela peut au contraire transférer au capital privé des activités qui étaient jusque-là financées et possédées collectivement.

    Sarah Knafo demande :

    Comment réduire le coût de l’État afin de rendre davantage d’argent aux Français ?

    Le Modèle Joule demande :

    Comment faire en sorte que les Français, puis tous les êtres humains, cessent de devoir racheter par leur salaire et leur consommation la puissance productive qu’ils ont eux-mêmes créée ?

    La première proposition cherche un capitalisme moins administré.

    La seconde cherche une organisation économique dans laquelle l’initiative demeure, mais où la vie, la connaissance et la puissance des machines ne sont plus soumises à l’accumulation privée du capital.

    FIN.

    lien vers mon web https://modele-joule.ddacoudre.chatgpt.site/

    cordialement et bonne lecture si tu le lis.



  • ddacoudre ddacoudre 17 septembre 18:50
    Le rôle de l’État dans le Modèle Joule

    Dans le Modèle Joule, l’État ne disparaît pas. Il calcule démocratiquement les besoins collectifs : santé, enseignement, justice, infrastructures, recherche, sécurité et administration. Ces besoins sont ensuite financés par la Banque Joule, et non par des impôts et des prélèvements incorporés aux prix.

    La différence est majeure.

    Dans le système actuel, l’État prélève une partie des revenus produits dans la boucle capitaliste. Il dépend ainsi de la croissance, de l’emploi, des salaires et du chiffre d’affaires des entreprises.

    Dans le Modèle Joule, les capacités humaines, techniques et mécaniques sont préalablement évaluées. Le financement collectif correspond aux besoins et aux ressources réellement disponibles.

    Le débat ne se limite donc plus à savoir si le service doit être public ou privé. Il consiste à déterminer :

    • quel besoin doit être satisfait ;

    • quelles ressources réelles sont nécessaires ;

    • quelle quantité d’énergie humaine et mécanique sera mobilisée ;

    • qui organise le service ;

    • comment son efficacité sera contrôlée ;

    • quelle marge entrepreneuriale peut être légitimement reconnue.

    Les entrepreneurs peuvent conserver leur initiative et leur capacité d’organisation. Mais leur activité ne leur permet plus d’accumuler indéfiniment un pouvoir économique en faisant payer aux citoyens l’usage de leur propre capital énergétique.

    Sarah Knafo maintient la dépendance au salariat

    Le livre considère le travail comme le principal moyen légitime d’accéder au revenu. La limitation des allocations doit pousser les personnes capables de travailler à retrouver un emploi.

    Cela paraît cohérent tant que les entreprises ont besoin d’une quantité importante de travail humain. Mais l’automatisation et l’intelligence artificielle remettent progressivement cette condition en cause.

    Si les machines produisent davantage avec moins de salariés, le programme de Sarah Knafo rencontre une contradiction :

    • il faut travailler pour vivre ;

    • mais l’économie a besoin de moins en moins de travail humain ;

    • la propriété des machines et de l’IA reste concentrée ;

    • leurs gains de productivité alimentent principalement le capital de leurs propriétaires.

    Le Modèle Joule répond précisément à cette contradiction. Les machines représentent une accumulation de travail, de connaissances et d’intelligence humaine. Leur puissance productive doit donc contribuer à la subsistance générale et non seulement à la rémunération de ceux qui les possèdent juridiquement.

    Deux conceptions de la liberté

    Pour Sarah Knafo, être libre signifie principalement :

    • conserver une plus grande part de son revenu ;

    • entreprendre avec moins de contraintes ;

    • choisir ses services ;

    • limiter le pouvoir de l’administration ;

    • protéger la propriété privée.

    Pour le Modèle Joule, cette liberté reste incomplète tant que l’être humain doit vendre sa force de travail pour obtenir les moyens de vivre.

    La liberté économique suppose alors :

    • un accès garanti à la vie ;

    • la disparition du lien de subordination salariale ;

    • la rémunération de l’apprentissage ;

    • la reconnaissance de l’énergie humaine de chacun ;

    • la participation des partenaires économiques aux décisions ;

    • la maîtrise collective des machines et de l’intelligence artificielle.

    Sarah Knafo veut rendre le salarié plus libre à l’intérieur du marché. Le Modèle Joule veut faire de lui un adulte économique qui n’est plus obligé de se soumettre au détenteur du capital.

    à suivre ....
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