Il y a les livres et l’usage des livres, mais on ne peut pas omettre la tradition orale, surtout avant l’invention et la généralisation de l’imprimerie, mais partout encore, en Inde ou en islam, même en présence de livres, écrits, recopiés ou imprimés, le contact avec un maitre vivant qui a reçu de qui a reçu de est primordial.
Et rien que dans le judaïsme, sans parler de la kabbale qui fait référence à la fois à une tradition/inspiration vivante et à une révélation orale faite à Moïse sur le mont Sinaï, il y avait aussi les pharisiens et peut être d’autres groupes qui se référaient à cette oralité.
Tradition orale signifiant cette partie adjointe à la loi écrite/gravée par Moïse, mais aussi au fil des siècles les différentes interprétations données par les sages ou instructeurs spirituels, on peut ajouter par ex dans le catholicisme, mais aussi ailleurs, la réception/écoute/compréhension par les fidèles de l’enseignement, même si cette écoute n’est pas considérée comme une source d’autorité première, et qu’on n’est pas dans une approche démocratique au sens moderne, si personne ne comprend plus rien, ou si les autorités parlent dans le vide, ce serait problématique.
Que les thèmes soient repris ne signifie pas qu’il y ait exactement la même chose, en admettant que ce soient exactement les mêmes, sans soustraction ni adjonction, car un élément enlevé ou un autre ajouté peut changer le sens, et on voit bien dans l’art entre autres mais aussi dans la philosophie que la manière d’aborder les sujets selon les auteurs fait que chaque « oeuvre » est originale, pour en rester dans l’invention humaine.
@Gégène ou l’inverse ? Ce n’est pas l’homosexualité mais plutôt une ambivalence sexuelle, c’est pour ça que génie nom masculin prend un « e » à la fin ?
J’ai lu, dans le même registre « La course à l’abîme » de Dominique Fernandez, portant sur Le Caravage, il y a un autre aspect intéressant, c’est la manière dont l’Eglise contrôlait la production artistique, définissant les sujets pouvant être traités, mais aussi la manière obligatoire de situer les personnages et leur symbolisme, St Joseph à gauche, dans l’obscurité relative symbolisant l’Ancien Testament, la Vierge à droite dans la lumière etc.
Caravage prenait aussi ses amants comme modèles, ou les prostituées, pour figurer les anges et figures de sainteté (les femmes romaines n’avaient pas le droit de poser).