Vous avez deux choses qui se combinent en Chine : la propagande gouvernementale, parfois subtile (vous voyez les TGV, mais vous ne voyez pas les trains ordinaires qui comme en France sont d’une qualité un peu inférieure et plus lents, mais qui comme en France constituent encore une bonne partie du réseau), et l’importance de la « face » de l’apparence, il ne faut pas, en général perdre la « face », surtout vis à vis des étrangers.
Autre association : la couleur rouge, associée en général aux idées révolutionnaires, mais en Chine le rouge que ce soit pendant les empires ou maintenant, a toujours eu une connotation favorable, sans lien avec la politique.
Les « maos » français étaient en décalage, ils étaient contre la droite et le gaullisme alors que les Chinois voyaient d’un bon oeil De Gaulle parce qu’il avait le premier reconnu la Chine et sans doute également du fait de Malraux, lequel d’ailleurs a du influencé la politique gaulliste. Il faut lire « les habits neufs du président Mao » de Leys qui a dénoncé les abus et les crimes, mais à relire ses livres, si c’est exact historiquement, ce n’est plus tellement actuel, Leys a été rejeté dans un premier temps on l’accusait d’être un agent de je ne sais quel pays ou du capitalisme, alors qu’il maitrisait la langue et était bien mieux informé que les « maos » français, un peu analogue avec la dénonciation du stalinisme qui a eu du mal à passer chez les communistes français.
Chez les Chinois l’image de Mao n’a pas vieilli, d’une part du fait de la propagande mais aussi parce qu’ils estiment qu’il a permis l’émergence de la Chine moderne et qu’il a avec d’autres permis la victoire contre les Japonais.
Tous les Tibétains n’étaient pas pacifistes, si les moines ne résistaient pas toujours, ou pratiquaient une résistance passive, il y avait des peuples guerriers qui étaient partisans de la manière forte et qui étaient des coupeurs de têtes chinoises.
Récemment pour la fête des lanternes la télévision chinoise avait organisé un grand show avec lasers, feu d’artificesn vedettes à la mode, scènes gigantesques, le Potala était brillamment illuminé par des jeux de lumières.
Le dalaï lama a renoncé à son rôle temporel, donc il reste l’influence spirituelle, mais dans cette optique, comme je l’indique, il n’est qu’une composante parmi d’autres, d’autre part le régime chinois contrôle toutes les religions et il a sa propre procédure pour l’élection du dalaï lama, l’urne d’or, qui est distinct de celui du Tibet.
Les écoles bouddhistes le plus connues en occident, le zen (celui du Japon) et le bouddhisme tibétain, le sont pour diverses raisons indépendantes de leur importance dans les pays asiatiques. Il suffit d’un groupe médiatiquement influent ou de raisons politiques, le dalaï lama avait besoin de l’aide américaine, les Américains avaient besoin de neutraliser la Chine ou de la déstabiliser, il y a eu une sorte d’entente et de marchandage, avec la neutralité de l’Inde qui avait d’autres priorités liées à son indépendance, mais elle aurait pu avoir un rôle de balance.
Et du fait de la période maoïste, le bouddhisme chinois a été un peu oublié, mais avec le taoïsme et le confucianisme, sans entrer dans les détails, il constitue une
composante importante de la société et de la culture religieuse.
Le Tibet avait été longtemps isolé du fait de la politique anglaise, on ne peut réduire l’équation à Chine contre Tibet, dans l’histoire plusieurs peuples ont tour à tour dominé ou se sont alliés,, les Mongols, ce sont eux qui ont créé le statut de dalaï lama, qui est un mot mongol, les Hans majoritaires en Chine, les Mandchous et la dernière dynastie impériale etc Sans compter les Russes qui sont aussi intervenus dans ces régions.