C’est autant ou plus chinois que conforme à des modèles comme le marxisme, d’abord li faut comprendre l’immensité et la diversité du territoire, le rôle différent du local et du national, le local est encore marqué par des habitudes ancestrales de connivence, de liens divers et le national est aussi conditionné par l’origine des clans du gouvernement central..
La rapidité extrême des changements, notamment sociaux, l’effondrement du modèle familial traditionnel, oui il y a des références marxistes, mais en dessous le modèle impérial est toujours dans les têtes, les superstitions toujours vivantes, et maintenant le regain d’intérêt pour la spiritualité, à la fois pour les modèles importés « new age », mais surtout pour les formes chinoises, bouddhisme et taoïsme, qui s’accommodent d’ailleurs très bien avec une vision matérialiste, ainsi, mais en privé seulement les dirigeants sont intéressés par ce qui est chinois dans la religion et qui est aussi un pont culturel avec les autres pays asiatiques.
De même que des mémoires, dont celui de son majordome si le nom convient, qui a brulé les corps après les suicides, et qui a été longtemps interrogé pas les Russes (ils n’étaient pas sûrs de la disparition sans doute, craignaient peut-être des infos gênantes ou espéraient à l’inverse des infos utilisables).
Dans les années 90 plusieurs livres sont apparus de proches, pas directement liés aux opérations comme celui mentionné, ou plus directement impliqués comme Speer.
Hitler avait plusieurs troubles mentaux et/ou physiques, il se bourrait de médicaments, ou pseudo médicaments.
@Decouz De plus en dehors de l’aspect administratif, culturel, intellectuel, urbain, propre aux Perses, il y a toujours eu en Iran une population nomade et semi nomade (existe encore), des dynasties ont une origine turque nomade, il y a un échange économique entre les tribus nomades et les villes, les nomades fournissent la nourriture et d’autres biens (il y a aussi une agriculture), les villes sont les centres politiques et culturels, fabriquent aussi les biens transformés. C’est donc tout autant bédouin au sens nomade qu’agricole et urbain.
Ceux qu’on appelle « bédouins » étaient à strictement parler des nomades, ils sont parfois mentionnés dans le Coran par opposition aux marchands ou autres habitants des villes, mais entre le nomadisme et la vie urbaine il y a des transitions, comme j’ai vu dans une émission récente consacrée aux Mongols, ces derniers étaient bien des nomades, ce qui ne les a pas empêché d’avoir un des plus grands empires, mais surtout lors de leur progression ils construisaient des villes ou des regroupements stables avant d’aller plus loin.
L’arabité et la Perse : c’est ambivalent, comme dans d’autres pays, au début l’arabité est source de prestige, on s’invente de fausses généalogies, sous les Abassides au contraire il y a un mouvement contraire, on valorise l’aspect persan, mais l’arabe garde son importance, l’alphabet emprunte presque tout à l’arabe, et ce sont les Perses qui ont fourni les cadres et les méthodes de l’administration, d’autre part ils ont joué un rôle important dans la pensée.
C’est vrai il faut considérer l’histoire longue et les différentes cultures, Nasser en riant (au début du durcissement du aux Frères Musulmans) disait que sa fille voilée c’était une belle blague, impensable.
Mais ce qui est remarquable c’est la réaction des femmes italiennes racontée dans « Histoire du voile », de l’auteure Giuseppina Muzarelli, je ne sais pas si dans les autres pays chrétiens on a eu les mêmes réactions. Les femmes percevaient le voile comme une oppression venant de l’Eglise et du monde masculin (il n’y avait pas que le voile mais les autres articles vestimentaires et la coiffure. Elles sont procédé par la ruse, utilisant des voiles qui dévoilaient ou qui moulaient, enrichis de broderies etc, des coiffures sophistiquées.
Ensuite un autre facteur est intervenu, la montée en puissance des villes et de la bourgeoisie, déstabilisant les structures anciennes. Puis plus récemment l’Eglise a assoupli et presque aboli les règles qui subsistaient notamment à l’intérieur des églises.