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Décryptages

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Je suis un passionné de la politique et des médias. Génétiquement de gauche. Militant dans l’âme. Centriste par conviction.
Assailli comme nous le sommes tous par un flot d’informations à la fois de plus en plus complexes et parfois de plus en plus simplistes, j’essaie de décrypter l’actualité.

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  • Premier article le 27/02/2007
  • Modérateur depuis le 13/03/2007
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Derniers commentaires



  • Décryptages Décryptages 26 avril 2007 20:24

    Souvenez-vous, avant le premier tour, nous avions eu droit à un débat et une longue valse hésitation à propos du débat sur internet. Certains étaient pour, d’autres (Sarkozy) contre, d’autres disaient qu’ils étaient pour tout en sachant pertinemment que ce débat n’aurait pas lieu. Les medias internet se sont fait rouler dans la farine. Bref, c’était le jeu de l’hypocrisie politique habituelle à son apogée.

    Entre les deux tours, « on refait le match » comme dirait Eugène Sacomano. C’est tellement drôle. Ségolène Royal propose donc un débat à François Bayrou. Bayrou en accepte le principe. Royal propose alors que ce débat ait lieu ce vendredi devant les journalistes de la presse quotidienne régionale, en se doutant bien un peu que ce débat devant les journalistes du Progrès de Lyon ou de La Montagne ne satisfera pas Bayrou. Du coup, Bayrou évidemment refuse et demande un débat télévisé. En sachant parfaitement bien entendu que les règles drastiques d’égalité de temps de parole entre Sarkozy et Royal rendent cet exercice particulièrement difficile à organiser. D’autant plus que Sarkozy, lui, rejète catégoriquement toute idée de débat avec le troisième homme : la finale, c’est entre les deux premiers, le troisième peut jouer au supporter éventuellement mais pas question de le voir marcher sur la pelouse. Réponse de la bergère au paysan : Ségolène a une idée, France 2 peut très bien venir filmer le débat devant la PQR. Proposition qui ne change évidemment rien puisque le débat sera filmé mais ne pourra toujours pas être diffusé à la télé. Et pourquoi pas un film réalisé en super huit par Julien Dray ? Donc, si vous me suivez toujours, Bayrou ne peux que refuser cette nouvelle proposition. D’ailleurs, finalement, la PQR ne souhaite pas organiser ce débat. Les socialistes accusent Sarkozy de faire pression sur ses amis de la presse. Canal Plus arrive à la rescousse et propose un débat sur i-télé qui n’a pas plus de chance d’avoir lieu que celui sur France 2, à cause des règles de temps de parole. Alors, ce sera le moment que choisiront probablement les médias libres du cinquième pouvoir pour proposer un débat sur internet (s’ils n’ont pas été totalement dégoutés par l’épisode du premier tour) et ce débat internet se terminera en eau de boudin, comme avant le 23 avril.

    Heureusement, pour sur, il y aura le 2 mai un débat entre les deux candidats finalistes. Espérons que les deux acteurs seront à la hauteur ... sinon on pourra toujours se consoler en allant voir Weber et Balmer au théâtre dans les rôles de Giscard et Mitterrand en 1974 et 1981.



  • Décryptages Décryptages 25 avril 2007 16:04

    Je l’ai écrit ici (voir http://decryptages.canalblog.com ) à plusieurs reprises, je déteste l’utilisation à outrance des thèmes identitaires et sécuritaires par Nicolas Sarkozy. La droitisation de son discours a certes permis de briser le FN mais, même en politique, j’ai encore la naïveté de penser que la fin ne justifie pas toujours les moyens.

    Ceci étant dit, la campagne de diabolisation de Sarkozy est dangereuse et porteuse de graves dérives. La rhétorique de la peur n’est pas une arme démocratique. Je ne choisirai peut-être pas entre Sarkozy et Royal, mais jamais je ne dirai, comme je l’entends de plus en plus souvent que c’est un choix entre la peste et le choléra. Nous avons la chance de vivre dans une démocratie ou 85% des électeurs se déplacent pour voter, ou le choix du second tour opposera deux candidats républicains, il faut s’en souvenir. Nous ne sommes pas au Nigeria. N’en déplaise à Philippe Torreton qui nous confie : « avec Sarkozy, j’ai peur pour la démocratie ».

    Sur le plateau de TF1, Bernard Kouchner trouve que « le score de Nicolas Sarkozy est un beau score. Mais il reste 70%. » PPDA oriente alors le débat sur la personnalité de Nicolas Sarkozy. « Il fait peur », dit Kouchner. Et Ségolène poursuit dans ses meetings : il veut « prendre le pouvoir », il porte « le masque de la peur ». Pas une émission de radio, pas un plateau télé depuis dimanche où la question « Sarkozy fait-il peur » ne revienne pas comme un écho. Tout le monde s’y met.

    Sarkozy fait peur aussi bien aux célèbres qu’aux anonymes, du soutien de Séogolène Royal Thomas Piketty à la douce petite voix d’une bloggeuse inconnue, en passant par l’auteur Tristan Valmour sur Agoravox qui s’alarme : « Plus qu’une adhésion au programme de Ségolène Royal, il faut refuser le monde de Nicolas Sarkozy qui achèvera les valeurs républicaines de la France. » Et Sarkozy fait peur aussi à Daniel Riot : « Le journaliste que je reste a peur. Le citoyen que je suis a peur. Le Républicain que je suis a peur. »

    Vous me direz sans doute que tout ceci n’est pas si grave, que cela fait partie du débat électoral et que finalement, on a bien le droit d’avoir peur d’un homme politique. Certes. Mais quand ce leitmotiv est repris en chœur, le danger n’est pas loin. Le danger, c’est Le Pen qui pointe du doigt les origines immigrés et juives du candidat. Je voudrais vous citer ici le texte de Jacques Attali dans sa dernière rubrique du blog de l’Express parce qu’elle est me semble-t-il importante :

    « Dans cette campagne, on aura entendu bien des bêtises, bien des propositions absurdes, bien des méchancetés. Une des pires choses qui fut dites, une des plus honteuses, une des plus méprisables même, fut d’entendre un candidat proclamer qu’un autre n’aura pas du se présenter parce que ses parents étaient d’origine étrangère. Que Jean-Marie Le Pen ait souhaité interdire à Nicolas Sarkozy d’être candidat parce qu’il est d’origine hongroise n’est pas le pire : on ne peut rien attendre de décent de cet homme. Mais le pire est ailleurs : aucun autre candidat, aucun, n’a eu l’idée de protester contre cette ignominie et de manifester une solidarité simplement démocratique à l’égard d’un autre candidat honteusement ostracisé. (...) »

    Juste pour vous faire vraiment peur, voilà ce que l’on trouve en surfant un peu sur le site pierre-bleue.net :

    « Ce fils de légionnaire hongrois et de mère grecque israélite, égocentrique jusqu’au ridicule, haineux et impulsif, à l’évidence veut le pouvoir absolu... et il ne reculera devant rien pour l’obtenir. Provocations, mensonges, menaces, mises en scène médiatiques, ... si rien n’est fait pour le stopper, avec ses complices dans les médias, il ira crescendo dans le populisme au seul but de radicaliser l’opinion, semer la haine, la division, encourager les confrontations entre les communautés, pour au final imposer sa politique du pire, mixant ultra-libéralisme sauvage à l’américaine et régime communautariste ultra-sécuritaire, raciste, à l’israélienne. »

    Où est la haine ?



  • Décryptages Décryptages 25 avril 2007 11:26

    Pendant toute la campagne du premier tour, vous et vos amis nous ont répété en long et large et en travers que Sarkozy ne passerait sans doute jamais le premier tuor, qu’il y a vait un rejet profond du personnage dans l’électorat et bla et bla et bla ...

    Et c’est donc reparti pour le second tour. On jongle avec les chiffres, on se fait plaisir. Prenons rendez-vous pour après le second tour et promettez-moi SVP au moins une chose : que, si Sarko l’emporte largement, vous reconnaitrez enfin que vos raisonnements étaient stupides. OK ?

    Je vous garantit de faire de même dans l’hypothèse contraire. J’écrirai un article sur Agoravox pour dire : bravo, les anti-Sarko génétiques avaient docn raison !

    Pari tenu ?



  • Décryptages Décryptages 25 avril 2007 11:17

    Je l’ai écrit ici (http://decryptages.canalblog.com) à plusieurs reprises, je déteste l’utilisation à outrance des thèmes identitaires et sécuritaires par Nicolas Sarkozy. La droitisation de son discours a certes permis de briser le FN mais, même en politique, j’ai encore la naïveté de penser que la fin ne justifie pas toujours les moyens.

    Ceci étant dit, la campagne de diabolisation de Sarkozy est dangereuse et porteuse de graves dérives. La rhétorique de la peur n’est pas une arme démocratique. Je ne choisirai peut-être pas entre Sarkozy et Royal, mais jamais je ne dirai, comme je l’entends de plus en plus souvent que c’est un choix entre la peste et le choléra. Nous avons la chance de vivre dans une démocratie ou 85% des électeurs se déplacent pour voter, ou le choix du second tour opposera deux candidats républicains, il faut s’en souvenir. Nous ne sommes pas au Nigeria. N’en déplaise à Philippe Torreton qui nous confie : « avec Sarkozy, j’ai peur pour la démocratie ».

    Sur le plateau de TF1, Bernard Kouchner trouve que « le score de Nicolas Sarkozy est un beau score. Mais il reste 70%. » PPDA oriente alors le débat sur la personnalité de Nicolas Sarkozy. « Il fait peur », dit Kouchner. Et Ségolène poursuit dans ses meetings : il veut « prendre le pouvoir », il porte « le masque de la peur ». Pas une émission de radio, pas un plateau télé depuis dimanche où la question « Sarkozy fait-il peur » ne revienne pas comme un écho. Tout le monde s’y met.

    Sarkozy fait peur aussi bien aux célèbres qu’aux anonymes, du soutien de Séogolène Royal Thomas Piketty à la douce petite voix d’une bloggeuse inconnue, en passant par l’auteur Tristan Valmour sur Agoravox qui s’alarme : « Plus qu’une adhésion au programme de Ségolène Royal, il faut refuser le monde de Nicolas Sarkozy qui achèvera les valeurs républicaines de la France. » Et Sarkozy fait peur aussi à Daniel Riot : « Le journaliste que je reste a peur. Le citoyen que je suis a peur. Le Républicain que je suis a peur. »

    Vous me direz sans doute que tout ceci n’est pas si grave, que cela fait partie du débat électoral et que finalement, on a bien le droit d’avoir peur d’un homme politique. Certes. Mais quand ce leitmotiv est repris en chœur, le danger n’est pas loin. Le danger, c’est Le Pen qui pointe du doigt les origines immigrés et juives du candidat. Je voudrais vous citer ici le texte de Jacques Attali dans sa dernière rubrique du blog de l’Express parce qu’elle est me semble-t-il importante :

    « Dans cette campagne, on aura entendu bien des bêtises, bien des propositions absurdes, bien des méchancetés. Une des pires choses qui fut dites, une des plus honteuses, une des plus méprisables même, fut d’entendre un candidat proclamer qu’un autre n’aura pas du se présenter parce que ses parents étaient d’origine étrangère. Que Jean-Marie Le Pen ait souhaité interdire à Nicolas Sarkozy d’être candidat parce qu’il est d’origine hongroise n’est pas le pire : on ne peut rien attendre de décent de cet homme. Mais le pire est ailleurs : aucun autre candidat, aucun, n’a eu l’idée de protester contre cette ignominie et de manifester une solidarité simplement démocratique à l’égard d’un autre candidat honteusement ostracisé. (...) »

    Juste pour vous faire vraiment peur, voilà ce que l’on trouve en surfant un peu sur le site pierre-bleue.net :

    « Ce fils de légionnaire hongrois et de mère grecque israélite, égocentrique jusqu’au ridicule, haineux et impulsif, à l’évidence veut le pouvoir absolu... et il ne reculera devant rien pour l’obtenir. Provocations, mensonges, menaces, mises en scène médiatiques, ... si rien n’est fait pour le stopper, avec ses complices dans les médias, il ira crescendo dans le populisme au seul but de radicaliser l’opinion, semer la haine, la division, encourager les confrontations entre les communautés, pour au final imposer sa politique du pire, mixant ultra-libéralisme sauvage à l’américaine et régime communautariste ultra-sécuritaire, raciste, à l’israélienne. »

    Où est la haine ?



  • Décryptages Décryptages 21 avril 2007 20:53

    Comme tous les militants et sympathisants UDF, je viens de recevoir un ultime message hyper court, hyper synthétique, hyper pédagogique, reprenant les « 4 raisons de voter François Bayrou dimanche 22 avril ». Oubliez tout le bla-bla de la campagne, revenez aux fondamentaux (cela prouve en tout cas qu’en haut lieu, ils se rendent bien compte de l’état d’inquiétude des troupes et des français).

    Je cite :

    Il est le seul vote utile pour la France Il est indépendant du système Il refuse de faire des fausses promesses Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien

    Je traduis pour ceux qui n’auraient pas tout compris :

    1- Ségolène est cuite, si vous voulez battre Sarkozy, y’a plus que Bayrou.

    2- Si vous voulez vous défouler, oubliez Le Pen et Besancenot, soyez dans le coup, le vrai vote protestataire en 2007, c’est Bayrou.

    3- Vous n’y croyez plus, vous n’avez plus confiance dans la politique pour résoudre vos problèmes, la vérité c’est que vous n’avez pas complètement tord.

    Cette campagne a été longue, très longue, trop longue. Ras-le-bol d’entendre les mêmes litanies, les mêmes postures. Vivement dimanche.

    Je vais voter Bayrou. Tout de même.

    Parce que je hais les extrêmes et les extrémistes. De droite, de gauche, ils se ressemblent tellement. Ils ont en commun de refuser la réalité, de se focaliser sur les misères et les peurs. Ils ont en commun une certaine haine de l’humanité, avec ses bons et ses mauvais côtés. Ils idéalisent la pureté. Pureté d’un monde imaginaire, peuplé de gaulois depuis cinquante générations ou peuplé d’ouvriers sans entreprises et sans patrons. Parce qu’ils refusent de voir le monde tel qu’il est, ils ont en réalité en commun le refus de la réforme. Leurs solutions se résument à jeter l’anathème sur une catégorie de la population (les immigrés, les riches, les patrons), source de tous nos problèmes. L’extrémisme est un leurre, c’est le pire de tous les conservatismes déguisé en révolutionnaire.

    Parce que la France a besoin d’une politique économique libérale. En ce point, les orientations de Bayrou et de Sarkozy ne sont pas très éloignées.

    Parce que le parti socialiste reste vieux, dogmatique, langue de bois, que personne ne sait où ni avec qui il va gouverner. Parce qu’il est incapable d’impulser la modernisation nécessaire à la gauche, qu’il camoufle ses divisions, qu’il se retranche derrière une image providentielle de candidate qui ne lui ressemble pas. Parce que rien de garantit que Ségolène Royal ne fera pas alliance avec les communistes et les gauchistes de l’extrême, prélude à de nouveaux échecs et de nouveaux renoncements. Non merci.

    Parce que Dominique Voynet ne représente pas grand-chose à par elle-même et quelques potes. C’est dommage sans doute. Hulot aura dissous l’écologie politique dans Ushuaia. Un peu comme BHL aura vendu la cause du Darfour au rabais contre un bulletin Royal.

    Parce que Nicolas Sarkozy joue trop avec le feu. Il n’est ni extrémiste, ni raciste, ni eugéniste. Certes. Mais ce ne sont pas des concepts dont on s’amuse en campagne. J’étais de ceux qui s’agaçaient il y a quelques mois du discours « Sarkozy fait peur », un discours qui ressemble trop à celui décrivant les communistes avec le couteau entre les dents. Mais tout de même. Trop c’est trop.

    Parce que je crois sincèrement que le paysage politique doit se recomposer en France autour de deux grandes sensibilités : la droite conservatrice et la social-démocratie. Il y a peut-être plusieurs voies pour y parvenir. Nicolas Baverez dans la Point explique pourquoi le vote Sarkozy est la meilleure. Après en avoir dit pis que pendre, BHL penche pour Ségolène en appelant de ses vœux la désignation de DSK comme premier ministre. Je continue de penser quant à moi que seul l’électrochoc centriste fera exploser le vieux socialisme d’Epinay.

    Un vote par défaut ? En partie. Pas complètement.

    Le deuxième tour risque fort d’être une toute autre histoire ...

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