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Décryptages

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Je suis un passionné de la politique et des médias. Génétiquement de gauche. Militant dans l’âme. Centriste par conviction.
Assailli comme nous le sommes tous par un flot d’informations à la fois de plus en plus complexes et parfois de plus en plus simplistes, j’essaie de décrypter l’actualité.

Tableau de bord

  • Premier article le 27/02/2007
  • Modérateur depuis le 13/03/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Décryptages Décryptages 21 avril 2007 20:35

    Effectivement, à en croire les sondeurs, l’incertitude et l’hésitation sont pour l’instant les grands gagnants du premier tour. Les français sont indécis depuis des semaines, des mois et leurs doutes, toujours selon les instituts, ne se dissiperont que quelques jours, quelques heures avant le scrutin. Dans le jargon de la Sofres ou de BVA, on appelle cela la « cristallisation ». Réaction chimique intime et secrète, la cristallisation de l’électorat semble avoir besoin d’un catalyseur puissant : l’isoloir.

    Pour ma part, j’ai l’impression de subir une réaction inverse. A mesure que le jour J approche, mes doutes augmentent au lieu de disparaître, ma conviction s’étiole à la vitesse des heures qui nous séparent du dimanche fatidique. A force d’entendre encore et encore les arguments des uns, les attaques des autres, les soutiens qui se croisent et qui transforment petit à petit le paysage politique français en plat de spaghettis, les appels au désespoir ou au vote utile, j’en ai le vertige. Et si je me trompais ? Et si tout ce que je raconte dans mon blog depuis trois mois n’était que ma façon personnelle d’être manipulé par tous ces discours de circonstances ? Et si je restais dans mon jardin pour tailler mes rosiers (je n’aime pas la pêche) ?

    Bref, l’angoisse est à son comble. S’il y en a beaucoup comme moi, ça promet des divines surprises et un joyeux foutoir sur les plateaux de télévision ce dimanche à 20 heures.



  • Décryptages Décryptages 21 avril 2007 20:31

    Parce que je hais les extrêmes et les extrémistes. De droite, de gauche, ils se ressemblent tellement. Ils ont en commun de refuser la réalité, de se focaliser sur les misères et les peurs. Ils ont en commun une certaine haine de l’humanité, avec ses bons et ses mauvais côtés. Ils idéalisent la pureté. Pureté d’un monde imaginaire, peuplé de gaulois depuis cinquante générations ou peuplé d’ouvriers sans entreprises et sans patrons. Parce qu’ils refusent de voir le monde tel qu’il est, ils ont en réalité en commun le refus de la réforme. Leurs solutions se résument à jeter l’anathème sur une catégorie de la population (les immigrés, les riches, les patrons), source de tous nos problèmes. L’extrémisme est un leurre, c’est le pire de tous les conservatismes déguisé en révolutionnaire.

    Parce que la France a besoin d’une politique économique libérale. En ce point, les orientations de Bayrou et de Sarkozy ne sont pas très éloignées.

    Parce que le parti socialiste reste vieux, dogmatique, langue de bois, que personne ne sait où ni avec qui il va gouverner. Parce qu’il est incapable d’impulser la modernisation nécessaire à la gauche, qu’il camoufle ses divisions, qu’il se retranche derrière une image providentielle de candidate qui ne lui ressemble pas. Parce que rien de garantit que Ségolène Royal ne fera pas alliance avec les communistes et les gauchistes de l’extrême, prélude à de nouveaux échecs et de nouveaux renoncements. Non merci.

    Parce que Dominique Voynet ne représente pas grand-chose à par elle-même et quelques potes. C’est dommage sans doute. Hulot aura dissous l’écologie politique dans Ushuaia. Un peu comme BHL aura vendu la cause du Darfour au rabais contre un bulletin Royal.

    Parce que Nicolas Sarkozy joue trop avec le feu. Il n’est ni extrémiste, ni raciste, ni eugéniste. Certes. Mais ce ne sont pas des concepts dont on s’amuse en campagne. J’étais de ceux qui s’agaçaient il y a quelques mois du discours « Sarkozy fait peur », un discours qui ressemble trop à celui décrivant les communistes avec le couteau entre les dents. Mais tout de même. Trop c’est trop.

    Parce que je crois sincèrement que le paysage politique doit se recomposer en France autour de deux grandes sensibilités : la droite conservatrice et la social-démocratie. Il y a peut-être plusieurs voies pour y parvenir. Nicolas Baverez dans la Point explique pourquoi le vote Sarkozy est la meilleure. Après en avoir dit pis que pendre, BHL penche pour Ségolène en appelant de ses vœux la désignation de DSK comme premier ministre. Je continue de penser quant à moi que seul l’électrochoc centriste fera exploser le vieux socialisme d’Epinay.

    Un vote par défaut ? En partie. Pas complètement.

    Le deuxième tour risque fort d’être une toute autre histoire ...



  • Décryptages Philippe Zaouati 19 mars 2007 16:52

    Monsieur,

    Je vous demande d’avoir la gentillesse de ne pas faire les questions et les réponses. Vous me posez des questions. Ayant l’obligeance de me laisser y répondre sans faire des procés d’intention.

    1- concernant l’amalgame entre 11 septembre et antisémitisme : je l’ai écrit dans de nombreuses réponses à d’autres commentaires, mon article était certainement maladroit et je regrette de n’avoir pas écrit deux messages au lieu d’un seul : un message sur le 11 septembre et un message sur le nombre important de commentaires antisémites sur Agoravox. OK donc pour cette critique.

    2- concernant la censure, je comprends parfaitement votre point de vue, c’est un débat important : doit-on tout accepter ? y a-t-il des limites ? a-t-on le droit par exemple de dire que les noirs sont inférieurs aux blancs ? que l’esclavage des noirs est une chose acceptable ? qu’il n’y a pas eu de génocide au Rwanda ? ... Je pense que non. Je pense que même la liberté a ses limites et s’arrête là où commence l’appel manifeste à la haine. On peut être en désaccord sur ce point sans s’insulter ou insinuer que j’aurais appelé les résistants des terroristes pendant la guerre.

    3- concernant le 11 septembre, là encore, j’accepte vos doutes, je veux bien entendre les sceptiques. Je ne suis en aucun cas un malade de la VO comme on dit. Admettons qu’il y ait discussion. Ce que je critique, et il me semble que c’est en tout cas un débat légitime, c’est la méthode utilisée, notamment dans cet article sur la BBC : ce n’est pas une critique claire et affichée, ni une théorie sur les événements du 11/9. Ce n’est que l’exploitation d’un petit détail (une erreur des journalistes de la BBC). Mais pourquoi l’auteur de déclare-t-il pas clairement ses conclusions : est-ce la CIA et le Mossad qui ont informé la BBC trop tôt ? a quoi cette erreur conduit-elle dans son raisonnement ? C’est une méthode qui est, j’espère que vous en conviendrez, plus proche de la rumeur et des insinuations que d’un journalisme d’investigation. Je n’ai pas lu les ouvrages que vous publiez et je comprends à votre commentaire qu’ils sont de nature différente. Tant mieux si c’est le cas.

    4- concernant enfin les autres médias, j’ai trop de respect pour la presse en général qui est un des garants de nos libertés, trop de respect pour les investigations qui ont mis à jour le scandale du watergate, trop de respect pour ces journaux qui ont eu le courage de publier Zola, pour englober comme vous le faites toute la presse dans un mode un peu pourri qui passerait sous silence la vérité. Je crois sincèrement que nous sommes dans un pays où la presse est libre. Vous ne pouvez pas vous retrancher ainsi dans le monde internet et croire que c’est le seul espace de liberté sur la planète. Je pense que c’est un leurre. Mais là encore, comme sur les autres sujets, je suis ouvert à la discussion pour peu qu’elle ne soit pas agressive et diffamatoire.

    Bien à vous.



  • Décryptages Philippe Zaouati 19 mars 2007 13:41

    Découvreur d’injustice, Sarko ?

    Nicolas Sarkozy a raison. Absolument. Il a raison de dire qu’il faut parler de la France quand on est candidat à la magistrature suprême. Il a raison de dire que le sujet même de l’élection présidentielle, c’est la France, son identité, son essence, son message, son histoire et son devenir, ce qu’elle représente à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières, ce qui fait d’elle une Nation spéciale, unique.

    Nicolas Sarkozy a raison. Incontestablement. Il a raison de dire que les mots France, nation, identité ne doivent pas être laissés en patûre aux extrémistes, qu’il faut se réappropier ce message d’appartenance et, pourquoi pas, d’amour.

    Mais ....

    mais je me pose des questions : pourquoi faut-il hurler quand on parle de son pays ? en quoi est-il nécessaire de vociférer, de faire des grands gestes et des effets de manche pour communiquer cet amour de la patrie ? pourquoi cette énergie étrange et cette volonté manifeste d’en « faire beaucoup », d’en faire trop sans doute ? pourquoi ces phrases qui ressemblent à des caricatures ? pourquoi cette angoisse lisible dans les yeux ? pourquoi ces amalgames ? pourquoi, au lieu de parler des atouts de la France, de son rôle universel, de son creuset, de ses paysages et de ceux qui les peuplent, pourquoi définir ainsi l’identité « en creux », en dénigrant ce qu’elle n’est pas, ce qui en sont exclus, ceux qui la noient, ceux qui la dénaturent, ceux-là même qui viennent à nous sans parler notre langue ?

    Rien à faire. Ce discours là n’est pas une douce musique à mes oreilles.

    On peut parler de la France avec calme et douceur, avec mesure et discernement, avec tranquilité, avec sérénité. Pour les Hommes comme pour les Nations, l’âme est une voix de l’intérieur. C’est avec le coeur qu’elle s’exprime, pas avec les cordes vocales.



  • Décryptages Philippe Zaouati 19 mars 2007 13:40

    Nicolas Sarkozy a raison. Absolument. Il a raison de dire qu’il faut parler de la France quand on est candidat à la magistrature suprême. Il a raison de dire que le sujet même de l’élection présidentielle, c’est la France, son identité, son essence, son message, son histoire et son devenir, ce qu’elle représente à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières, ce qui fait d’elle une Nation spéciale, unique.

    Nicolas Sarkozy a raison. Incontestablement. Il a raison de dire que les mots France, nation, identité ne doivent pas être laissés en patûre aux extrémistes, qu’il faut se réappropier ce message d’appartenance et, pourquoi pas, d’amour.

    Mais ....

    mais je me pose des questions : pourquoi faut-il hurler quand on parle de son pays ? en quoi est-il nécessaire de vociférer, de faire des grands gestes et des effets de manche pour communiquer cet amour de la patrie ? pourquoi cette énergie étrange et cette volonté manifeste d’en « faire beaucoup », d’en faire trop sans doute ? pourquoi ces phrases qui ressemblent à des caricatures ? pourquoi cette angoisse lisible dans les yeux ? pourquoi ces amalgames ? pourquoi, au lieu de parler des atouts de la France, de son rôle universel, de son creuset, de ses paysages et de ceux qui les peuplent, pourquoi définir ainsi l’identité « en creux », en dénigrant ce qu’elle n’est pas, ce qui en sont exclus, ceux qui la noient, ceux qui la dénaturent, ceux-là même qui viennent à nous sans parler notre langue ?

    Rien à faire. Ce discours là n’est pas une douce musique à mes oreilles.

    On peut parler de la France avec calme et douceur, avec mesure et discernement, avec tranquilité, avec sérénité. Pour les Hommes comme pour les Nations, l’âme est une voix de l’intérieur. C’est avec le coeur qu’elle s’exprime, pas avec les cordes vocales.

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