Est ce bien raisonnable de m’entrainer à juger des faits et méfaits d’une hypothèse ? Est ce judicieux de découper mes phrases , en les limitant au petit bout de la lorgnette ? En remettant « gracieusement » la propriété d’un appartement, à celui qui l’occupe depuis vingt ou trente ans, j’appelle celà remettre les pendules à l’heure. L’opinion de chacun, dépend des expériences traversées, et j’ai la mienne, tout comme vous avez la votre. Qu’à partir des mêmes faits, nous puissions avoir des positions contraires, je peux le concevoir, mais que nos positions se délimitent à partir de faits inexistants relèveraient du fantasmes. D’une part, ce que j’en disais, c’est une idée , à prendre ou à laisser. C’est le dilemme du « glaive et de la balance » : Innocenter ou condamner tout le monde ? Permettez moi avant de clore ce commentaire, de vous soumettre une réflexion. En 132 ans , en afrique du nord, les européens, bien que minoritaires et imprégnés d’une multitude d’apports culturels, n’ont jamais été arabisés. En l’espace d’une génération, sur le sol national, il ne manque à certaine de nos têtes blondes, que la chéchia pour parfaire la mutation. Pourquoi ? Comment ? Les bonnes questions amènent normalement les bonnes réponses.
A l’heure ou nous en devisons, les charges des locataires, tiennent compte des dégradations volontaires et de l’usure du temps, également de l’entretien des espaces verts qui n’existent plus, de l’éclairage des lampadaires, de la consommation d’eau aux pompes à incendies, ou s’approvisionnent les entreprises privées, qui oeuvrent en centre ville. Excusez moi, si j’en passe. Si à l’échéance, il en est qui sont éxonérés d’impots locaux, il n’y a pas d’exemption en amont, ou chaque service réel ou non est facturé et payé, y compris les notes laissées par les squatters. Quand les loyers + charges des HLM dépassent ceux des résidences privées, assumer le coût réel serait une économie directe pour l’occupant, mais aussi pour la nation, qui ne verserait plus l’ APL en pure perte.
Apparemment, cette personne a été la seule de son vol, à etre retenue, contre son gré. on note la rétention de 15 autres personnes, également brésiliennes. Il n’y a certainement pas une pièce de rétention par nationalité, et en tout cas on ignore ce que représente ces 16 personnes sur le nombre total des arrivées. On imagine aisemment, que si les brésiliens sont visés, ce n’est peut etre pas par hasard. Trafic de drogues, traite des blanches, on ignore le pourquoi ? Les policiers ne sont pas diplomates, c’est le moindre de leur défaut, et un président-ministre de l’intérieur, n’arrange rien. Vivre une telle expérience, est trés pénible, celà ne fait aucun doute, de là à tomber dans la facilité, il y a une distance, que l’on ne peut franchir qu’avec des oeillères. Que vous soyez choqué par les faits, confirme que la France est toujours une terre d’accueil, dans le cas contraire, vous seriez blasé ou dépassé par l’abondance des faits.
A l’époque ou les cités HLM sont
apparues, elles n’avaient rien d’un ghetto, et tout au contraire,
présentaient nombre d’avantages.
Les raisons d’etre des banlieues, sont
multiples.
A l’origine, ils s’agissait de loger
les ruraux, attirés par la ville.
Au passage , les banlieues ont permis,
les magouilles électorales.
En encourageant, l’ Arbreslois,
embauché chez Berliet, à faire une demande à Vénissieux, en
redécoupant éventuellement les circonscriptions, c’est le visage de
l’assemblée nationale qui s’en trouvait modifiée.
Après 1968, la manoeuvre a consisté à
dépaver les rues et à vider les quartiers populaires, pour éviter
d’éventuelles rééditions.
Bref, depuis leurs créations, les
cités ont été des outils politiques, et peut etre ne saurons nous
jamais , jusqu’à quelque point.
Selon les ethnologues, l’ habitation
reflète la personnalité de celui qui l’occupe. Peut on croire le
contraire, qu’un type d’habitation uniforme serait à même d’influer
sur la personnalité de ses occupants ?
Je ne serais pas étonné si nos
dirigeants, s’étaient une fois de plus mués en apprentis sorciers,
nous offrant de constater les multiples gachis, dont ils sont,
malheureusement, auteurs et « Ponce Pilate »
Le problème n° 1 des banlieues, ce
ne sont pas les populations, mais les banlieues elles mêmes, et la
seule solution seraient de les raser définitivement, pour
reconstruire autrement.
En apparence, c’est ce qui se passe, on
dynamite et on reconstruit, mais en réalité, le remède est pire
que le mal. On construit moins haut, mais on concentre davantage, en
passant par des promoteurs, et pour ce faire, on utilise les
parkings, dans certains cas, on supprime définitivement des voies de
circulation. Bref, à terme, des loyers et charges en hausse, une
promiscuité accrue, soit les ingrédients d’un énième problème.
Il est évident que la solution passe
par la ligne brisée, l’économie, l’emploi, l’éducation,
l’immigration, la nationalité, la propriété, sont autant d’
écueils et que se soient par la gauche ou par la droite, il faudra
se résoudre à les franchir.
En attendant, le vin a été tiré, il
faut le boire, l’adoucir un peu, ou attendre qu’il tourne au vinaire.
Considérant, que le parc HLM, a été
payé par l’argent public et amorti depuis longtemps pour la plupart,
il devrait etre cédé pour l’€uro symbolique, a ses occupants,
sans condition pour les plus anciens, sous condition pour les plus
récents.
Sans être la solution, cela pourrait
amener une bouffée d’oxygène économique et sociale.