La
création ne peut être que divine, l’homme ne sait pas faire. Ce que
nous appelons « invention » est à la confluence, de la
découverte, de l’expérience , du besoin, et du but recherché. En
conséquence, je n’ai ni vision, ni modèle, qui puisse permettre
d’imaginer, ce qui n’ a aucune existence. Le capitalisme, qu’il
soit privé ou étatique, repose sur les mêmes principes, et
proposer l’un à la place de l’autre, c’est faire une tempête dans
un verre d’eau. Je me borne à poser le problème différemment,
en affirmant qu’il n’y a pas de priorité plus importante que
l’économie, pour la simple raison, qu’à mon sens l’économie n’est
absolument pas une priorité, mais une conséquence. Un système
d’échange local, est marginal si on le maintient dans la
marginalité, mais rien n’empêche de le repenser autrement. Qu’est
ce qui empêche de créer un SEN (système d’échange national) avec
de vrais €uros, mais en lui imposant un circuit tracé sur
mesure ? L’état récupère plus d’argent en imposant les pauvres,
parce qu’ils sont plus nombreux que les riches , tout le monde le sait, et donc ,
il suffit de transformer en avantage ce qui parait comme un handicap,
et ça, il n’y a que la base qui peut le faire. Nous n’avons
absolument pas besoin de fabriquer une monnaie différente, pour
régler nos problèmes. L’état nous impose des dépenses
obligatoires , qui nous desservent à plus d’un titre : Créons les
structures qui reçoivent ces dépenses, et utilisons les pour notre
usage, selon nos règles. Si chaque fois qu’une dépense est
nécessaire, nous créons la structure qui reçoit cette dépense, il
est possible de créer un réseau fermé aux "pattes
noires". Actuellement, le produit du travail du plus grand
nombre, va à une minorité, et retourne au compte gouttes à la
majorité, faire le contraire ne devrait pas poser de problème.
L’activité,
l’économie, le pays, la nation, tout cela se trouve sur un chariot,
et nous sommes nous les citoyens, les mules qui faisons avancer le
chariot.Avec ou contre l’
Europe, si on veut, on peut tirer le chariot dans la route qui nous
plait, et la « direction », elle peut suivre ou
débarquer.
Il suffit de le
vouloir en nombre suffisant, pour que cela soit possible et légitime.
Autrement
dit, on travaille pour vivre, on ne vit pas pour travailler., c’est
une évidence, trop souvent travestie.
Par contre, les
seigneurs du nerf de la guerre, c’est nous, même si nous l’
ignorons, les autres, ne sont que les saigneurs, et cela, nous le
savons de trop.
Je crois plutôt
que l’économie, est la conséquence de la vie, et de l’ activité
nécessaire à sa continuité.
A défaut
d’admettre cette simple réalité, on ne peut qu’aboutir à des
solutions bâtardes , qui ne résolvent rien. Je crois, qu’avant même
d’envisager un début de solution, il serait bon d’aller au fond des
choses, et de remettre toutes les pendules à l’heure.
L’économie
mesure l’activité de la société.
L’activité
est généré par le besoin.
Le repos
mesure la prospérité de la société.
En remettant les
« priorités » dans ce qui devrait être leur ordre
naturel, un grand nombre de problèmes « cruciaux »
disparaitraient définitivement .
Viser une société
de loisirs abordables pour tous, et se donner les moyens de la
réussir. Supprimer les activités inutiles et énergivores, les
emplois subventionnés, et répartir entre tous les jours chômés
payés.
Cela aurait une
toute autre gueule d’ être compétitif, par le niveau et la qualité
de vie de ses citoyens, que par le coût de produits inutiles, parce
que éphémères, jetables et encombrants.
Bien évidemment,
il faudrait plus qu’une main invisible, pour traquer et réduire l’
enculerie, lorsqu’elle se cache sous des épithètes courantes .
Il faudrait de la
volonté, qui doit bien exister quelque part, et des lois simples qui
appellent un chat : un chat, et des lois qui empêche qu’on fasse des
lois qui créent des besoins imaginaires et artificiels.
Ce qui soulève un
autre problème, qui est l’accès aux leviers de commande, et comment
y accéder sans subir la corruption ?
Dans le contexte
actuel, ce problème est insoluble.
La solution, est
entre les mains des citoyens. Ils doivent se ré approprier le nerf
de la guerre, et reconstruire la démocratie par la base. Créer les
structures nécessaires à leurs besoins, et couler s’il le faut,
celles qui leurs sont nuisibles, qu’ils s’ agissent des banques,
assurances, commerces, entreprises .
Que ceux qui se
rêvent en élites, se démerdent entre eux, et gouvernons nous entre
nous !
Ce pourrait être
la première pierre à un début de solution.
Ce que le gouvernement défend, c’est sa place dans la société. le gouvernement peut posseder les médias, internet lui échappe. Il peut interdire les cagoules et les rassemblements dans la rue, mais pas sur la toile. Le carosse ce n’est pas la distribution musicale, c’est tout un système sur le déclin, et les ruades n’y changeront rien, c’ est une question de temps. De gré ou de force. Le durcissement du pouvoir, ne peut que rapprocher l’échéance, car les individus ne sont jamais aussi libres, que lorsqu’on leur ote leurs droits. Quand on n’a plus rien à perdre, on a tout à gagner.
Tout peine mérite salaire, mais aucun travail ne mérite une rente à vie. Dans une société civilisée et éprise de justice, une rente ne peut être due qu’à ceux qui n’ont rien. Le droit d’auteur a peu etre été un progres, c’est possible, mais aujourd’hui, il n’a plus sa place, sauf à etre réformé en profondeur. Il y a quelque chose de choquant au fait que quelqu’un soit payé au prorata de son succés, et non en fonction de son labeur, présumé star, du micro ou du ballon. Je trouverais inadmissible de changer mes appareils ménagers, parce que la norme des prises de courant change régulièrement, de même si j’ai un disque vynil , je n’ai pas a acheter un cd si je peux le graver moi même. Quand la publicité contribue à créer un besoin compulsif d’achat, il ne faut pas se plaindre si tous, y compris ceux qui n’ont pas les moyens cèdent aux sirènes. Ce qu’il faut bien voir, c’est que faire payer plusieurs fois pour le même service, est devenu la norme dans tout les domaines. Il faut faire travailler les asiatiques, n’est ce pas ? Bientôt , l’avertissement sera à la fin de chaque cd, dvd : "Attention, auto destruction dans 5 secondes. 5.....4.......3....