Ce n’est pas le téléchargement qui fait chuter la vente des cd, mais la baisse du pouvoir d’achat des ménages. La restauration aussi se porte mal, et personne ne télécharge les repas, mais on pourrait aussi bien taxer les couverts vides, pour empêcher les gens de manger « gratuitement » chez eux. Et à la limite, oui, je m’en bat les couilles, même si tout le monde ne mérite pas de morfler, mais les menuisiers au chomage, pour cause d’industrialisation, ne le méritaient pas non plus, je ne verserais pas une larme pour des présumés stars et si j’avais un voeu à formuler, c’est plus aucun achat ni téléchargement, jusqu’à ce que le plomb rentre dans les cranes.
Les mots n’ont de l’importance qu’en fonction du contenu qu’on leur donne. Ainsi, tout le monde s’accorde à reconnaitre, que nous sommes en démocratie, tout en sachant que la réalité et la définition sont aux antipodes l’une de l’autre. A mon sens, la conséquence en est, que les citoyens acceptent des sacrifices par respect d’une démocratie qui n’existe plus, alors que la révolte deviendrait une solution morale et légitime, en admettant une autre réalité. Comme vous le dîtes, la pensée précède l’acte . Si vous dîtes que le racisme est la haîne de l’autre, c’est une erreur linguistique, mais néammoins acceptable et compréhensible, par contre, lorsque vous affirmez, que ne pas « donner » sa fille à un arabe, à un noir, etc.....c’est également du racisme, vous commettez une erreur grossière, car dans ce cas, vous placez votre interlocuteur dans la position du réfractaire au STO, collaborer, donner sa fille à qui la veut, ou prendre le maquis, s’accepter comme raciste . Le principe de précaution, c’est de s’abstenir dans le doute, nous savons qu’il n’est pas et pour des siècles encore, dans la nature humaine d’ etre parfait, et c’est pourquoi le mieux est souvent l’ennemi du bien.
Que vous vous situez dans la France d’en bas n’ a aucune importance, le fait est , qu’en apparence au moins, vous cédez la place, le temps d’une phrase, et il n’est que juste de vous juger selon vos propre critères. Au niveau des blagues, deux petites en accéléré. Hervé : Comment dis t on bonjour en Espagnol ? Manuel : « Mi Navo en tu culo hace pan duro » « Mon navet dans ton cul, fait du pain dur » Hervé naturellement, fier de son savoir, saluera ainsi le 1er espagnol qu’il croisera. On devine la suite. Roger : Comment on dit bonjour en arabe ? Kaddour : « Ro tati » ’Vas te faire enculer « etc........ Qu’est ce qu’ils sont cons ces français ! J’ai longtemps travailler dans le batiment, dont avec Manuel et le fils de Kaddour. J’ai remarqué que les mêmes blagues vécues circulent dans les communautés. L’enseigne A Oran, il y a une patisserie » 5 Juillet « , l’équivalent catholique serait » Saint Barthélémy« En ce qui concerne les défauts de langage, je pense que nous nous dirigeons vers les confins de la l ’absurde. Lorsque les bien pensant se sont offusqués du terme »mongolien" exigeant des excuses, personne ne s’est soucié de solliciter l’avis d’au moins un habitant de la Mongolie. Je m’abstiendrais cependant, de qualifier cela de racisme, ou de xénophobie, mais seulement de connerie ordinaire. La pensée précède les actes, quand bien même elle serait faussée par les sentiments, et il est notoire qu’un grand nombre ignore qui ils sont, à force de vouloir paraitre. Je me souviens l’histoire, de ce truand chevronné, dans les camps allemands, survivant et irréprochable, quand d’autres, officiers et gentlemans, pour une pomme de terre se muaient en étrons.
En m’excusant, si je ne sais écrire, ni l’arabe, ni l’espagnol.
Annie, avez vous conscience de ce qu’implique votre aveu ?
Autant l’auteur désigne la France d’en bas, mère de toutes les conneries, autant vous admettez sans que nul ne vous y oblige, qu’humainement un porteur vaut moins qu’un chirurgien ! Vous devriez retenir une seconde leçon, à savoir que la ségragation en raison du statut social ne vaut pas mieux que le racisme. Mais il est vrai, que le mépris est un sport de salon, assez contagieux, si l’on n’y prend garde.
« De la blague de comptoir de la France d’en bas »
Voilà une phrase, dont une partie au moins méritait une police bien grasse. S’agit il d’un lapsus révélateur d’un « francisme » qui ne dirait pas son nom ? C’est une boutade, mais pas tant que ça. A vous lire, vous et d’autres, on a l’impression désagreable , que les sentiments devraient comme la terre tourner toujours dans le même sens. En fait, nous n’avons jamais été payé pour Vercingétorix, mais il faudrait que l’on paye pour les Jules César depuis que le monde existe. En tout cas, ce qui est sur, c’est que je ne me sens nullement supérieur à qui que ce soit, tout en sachant par expérience que nous ne sommes pas égaux entre nous, et l’important n’est pas d’étaler son humanité, mais de pouvoir chaque matin, se regarder et se supporter. Le reste, c’est du blabla, parce que c’est au pied du mur qu’on reconnait l’artisan.