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docdory

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Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 27 octobre 2011 13:44

    @ Nanar M

    Xavier Bertrand se trouve confronté à une double contrainte, ou à un conflit d’intérêt :
    Si il reconnaît l’inefficacité globale de ces traitements, dont personne ne doute plus, et les dérembourse en toute logique, il va satisfaire les marchés financiers, qui trouvent que la France dépense trop pour la sécu, mais il va rendre furieux l’industrie pharmaceutique qui fabrique ces médicaments, qui ne vont , d’un jour à l’autre , plus être prescrits du tout, vu leurs coût faramineux !
    Et ça, les marchés financiers n’aimeront pas non plus !
    Il est probable que Xavier Bertrand finira donc par décider de ne pas décider, c’est à dire de rembourser ces produits à seulement 30 % comme « traitement de confort » , ce que les mutuelles vont détester !...


  • docdory docdory 27 octobre 2011 13:34

    @ Louviellas

    Une promesse électorale selon laquelle « demain, on soignera la maladie d’Alzheimer » est aussi crédible que la publicité du barbier qui affirme que « demain on rase gratis ! » .


  • docdory docdory 27 octobre 2011 13:31

    @ Zen

    Je ne sais pas, mais en tous cas, les neurones des actionnaires des multinationales pharmaceutiques ne semblent pas menacés, surtout ceux qui comptent les bénéfices !


  • docdory docdory 27 octobre 2011 13:30

    @ Krokodilo

    C’est exactement ça. Une petite nuance cependant : quand le malade devient par trop gâteux, la famille en général demande de cesser tout acharnement thérapeutique, et là, il devient facile de les convaincre du bien-fondé de l’arrêt du « traitement » , en leur disant que le patient est « non-répondeur » , ou est « en phase d’échappement thérapeutique » .


  • docdory docdory 27 octobre 2011 12:11

    @ Nabab

    Je pense exprimer l’opinion de l’immense majorité de mes confrères généralistes en affirmant que les médicaments prétendument anti-alzheimeriens ( reminyl, aricept et exelon ) ne servent pratiquement à rien. Pour en avoir discuté avec de nombreux confrères généralistes, je n’en ai croisé aucun qui ait vu un malade ne serait-ce qu’un tant soit peu amélioré par ce genre de « traitements » .
    Ce sont des médicaments forts coûteux ( entre 50 et 90 euros par mois ), dont les études pré commercialisations portent sur des traitements de 6 à 12 mois ( c’est à dire fort peu de temps. )
    Selon les produits, il y a entre 60 et 80 % de patients « non répondeurs » sur lesquels le traitement est totalement inactif. Mais les échelles d’évaluation employées sont si imprécises que , selon des études, de 10 à 18 % des patients ont eu une amélioration sous placebo !
    Il y a une vingtaine d’années , on se moquait à juste titre des précédents médicaments destinés à lutter contre le « déficit cognitif du sujet âgé » ( hydergine, cervoxan, solu-papa FR et autres iskédyl ), qui étaient considérés comme des poudres de perlimpinpin permettant au médecin de se donner bonne conscience et l’illusion de l’action. Je pense que, dans dix ans, les anti-alzheimériens auront rejoint leurs « illustres » prédécesseurs sus-mentionnés dans les oubliettes de la thérapeutique !
    Au moins ces « glorieux » ancêtres avaient-ils l’intérêt de ne pas coûter grand-chose, et ne nécessitaient-ils pas, contrairement aux « anti-alzheimériens », une prescription initiale obligatoire par le spécialiste, ce qui ajoute le prix d’une consultation et d’investigations spécialisées au prix exorbitants de ces quasi-placebos !
    il est à mon avis une priorité de santé publique de dérembourser tout ça ! Ça permettra au généraliste de mieux résister aux pressions des familles qui exigent un traitement, et donc une consultation préalable chez le neurologue.
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