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docdory

docdory

Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

Tableau de bord

  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 2 juillet 2013 17:45

    @ Alinéa 

    Vous dites, je vous cite : « ça ne mange pas de pain de faire surveiller un examen par deux hommes plutôt que par deux femmes ; cela pourrait même relever de la moindre des politesses ! »
    Ah bon, ça ne mange pas de pain de transiger gravement avec deux des principes fondamentaux de la République, l’égalité des sexes et la laïcité ?
    Moi, j’appelle ça mettre sévèrement le doigt dans l’engrenage : par cette incroyable et coupable faiblesse, les personnes charger de surveiller cet examen entérinent l’idée pernicieuse selon laquelle les dogmes religieux les plus obscurantistes et les plus rétrogrades auraient la préséance sur les principes fondamentaux de la République.
    Vous parlez de politesse, mais la première des politesses n’aurait-elle pas été que ces enfants obéissent sans revendiquer aux directives des adultes chargés de surveiller l’examen, plutôt que de transformer celui-ci en pétaudière communautariste !
    Vous affirmez également, je cite : « à monter sur ses ergots tout le temps et partout, on ne crée guère une ambiance de paix ! » Parce que pour vous, avoir la paix est un objectif qui justifie l’abandon de tous les principes qui fondent une société ?
    Rappelez-vous la phrase de Churchill après les accords de Munich : « ils ont voulu la paix au prix du déshonneur, ils n’auront pas la paix mais ils ont déjà le déshonneur » ! Cette phrase s’applique exactement au lâche comportement du personnel de l’éducation nationale chargé de surveiller cet examen.
    Vous ajoutez « On fait des concessions tout le temps dans nos vies, cela s’appelle le savoir vivre ensemble » . C’est cela votre idéal ? Passer votre vie à faire des concessions et passer votre mort dans une concession ? Par ailleurs, le savoir-vivre ensemble c’est justement l’application stricte de la laïcité. La laïcité, c’est justement ce qui permet à des citoyens ayant des idées entièrement différentes les uns des autres de vivre ensemble, avec une règle commune qui est la loi de la République, et sans entrer en conflit.
    Enfin vous terminez ce commentaire par cette phrase tout simplement ahurissante, je vous cite : « C’est un sujet important que celui de la tolérance aux désirs, voire aux exigences de l’autre ! »
    Donc , si je suis bien votre« raisonnement », si un jour vous vous faites violer dans la rue, vous trouverez parfaitement normal que le jury d’assises et le procureur vous reprochent votre manque de tolérance aux désirs et aux exigences de l’autre, en l’occurrence ceux de votre violeur ! Seriez vous une adepte du masochisme ???


  • docdory docdory 2 juillet 2013 17:01

    @ Pierre Régnier


    Très juste !
    Un aphorisme stipule que « quand on veut enterrer un problème, il faut créer une commission ».
    Il y a deux autres solutions :
    - créer un « observatoire » (je crois même me souvenir qu’un observatoire de la laïcité a été créé il n’y a pas si longtemps, dont l’inutilité n’aura d’égale que le coût ! )
    - commander un « rapport » à un politicien en fin de carrière ayant un certain nombre d’états de service et sans trop de casseroles, mais néanmoins « has been » .
    Ces trois solutions sont la caractéristiques des pouvoirs faibles, qui ne veulent pas créer des polémiques : ils se débarrassent, par ces expédients, de la « patate chaude » qui sera ainsi oubliée dans un coin tranquille, jusqu’à ce qu’elle réapparaisse pour venir taquiner le gouvernement suivant !


  • docdory docdory 2 juillet 2013 15:20

    @ Chalot


    Il y a en réalité non pas une, mais deux choses incroyables dans cette affaire :

    1°) La première est que des adultes chargés d’une surveillance d’examen aient obéi à une injonction émanant d’enfants. Dans le monde normal, ce ne sont pas en effet les enfants qui doivent donner des directives aux adultes, mais les adultes qui doivent donner des directives aux enfants.
    Comment les adultes chargés de cette salle d’examen ont-ils pu manquer gravement d’autorité au point de céder à de stupides revendications infantiles ? Un adulte normal, chargé de ce genre de surveillance, aurait du affirmer son autorité en faisant une seule sommation : soit vous vous asseyez et vous travaillez comme tout le monde, soit je vous expulse immédiatement de la salle. En cas de refus, il devait expulser l’ensemble des réfractaires sans autre forme de procès et consigner leur absence sur le registre de l’examen, la note de zéro aurait du leur être infligée pour cette épreuve dont ils auraient du être expulsés.
    On peut supposer ( du moins est-ce en général le cas ) que la surveillance de cette épreuve de brevet était confiée à des professeurs de collège. On ose à peine imaginer que des professeurs aient pu manquer à ce point d’autorité et de sens des responsabilités. Est-il raisonnable de confier une mission d’enseignement public à de telles lavettes ? Une sanction administrative et au moins une quinzaine de jours de formation continue à l’autorité et à la laïcité s’impose à l’évidence à ces incompétents ( cette formation devant être faite pendant leur temps de vacances, bien entendu ! ) ...

    2°) Il est évident que cette atteinte scandaleuse à la laïcité représente à la fois une violation de la loi et de la Constitution.
    - Violation de plusieurs lois puisque le chef d’établissement, en réorganisant l’examen, a entériné une discrimination fondée sur le sexe concernant les examinateurs, ce qui est parfaitement illégal, et par ailleurs a violé l’article 2 de la loi de 1905 ( la République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte ), car l’acceptation, par un dépositaire d’une autorité publique, de revendications religieuses constitue de facto une reconnaissance d’un culte.
    - Violation de la Constitution. En effet, celle-ci, dans son article premier, stipule ceci : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »
    La surveillance d’une salle d’examen étant à l’évidence une responsabilité professionnelle et sociale, en déniant à ces deux surveillantes le droit de surveiller des enfants juifs, ce chef d’établissement a donc violé délibérément la Constitution.
    Les citoyens français ne paient pas, par leurs contributions, les chefs d’établissement d’enseignement pour qu’ils violent délibérément la loi et la Constitution de notre République. Une seule sanction est envisageable pour ce chef d’établissement inqualifiable, c’est sa révocation immédiate de l’Education nationale.

    De cette lamentable affaire, on doit tirer deux enseignements :

    1°) d’une part, l’éducation civique fait partie de l’instruction publique. Un enfant scolarisé en troisième doit normalement avoir appris en cours d’instruction civique que la République considère les citoyens comme égaux en droits, que ce soient des hommes ou des femmes.
    Peut-on accepter de donner le brevet des collèges à des enfants qui témoignent par leurs revendications insensées, d’une ignorance pareille des principes de base de la République ? Non, bien entendu !

    2°) d’autre part, il devient absolument urgent de donner une formation continue approfondie en matière de laïcité à tous les professeurs, conseillers d’éducation et directeurs d’établissement d’enseignement de France, et remettre l’apprentissage des principes de la laïcité, des valeurs de la République, et de l’autorité légitime à la première place de la formation professionnelle des futurs enseignants.
    C’est à cette seule condition que l’on pourra voir cesser ce genre de scandales, auquel il convient d’associer un scandale récent concernant un barbecue halal dans une kermesse d’école.


  • docdory docdory 1er juillet 2013 22:09

    @Viva

    L’idée que les citoyens corses ne soient pour rien dans la non-élucidation des 88 meurtres auxquels vous faites allusion (NB : j’ignorais qu’il y en avait autant ! ) paraît être une vue de l’esprit.
    J’ai vécu un an en Corse pour y avoir fait mon service militaire, il y a un peu moins de trente ans.
    J’ai donc discuté et joué à la belote corse avec de nombreux corses. C’est une île dont la population totale n’excède guère celle de Rouen et de sa proche banlieue, et j’ai eu fortement l’impression que tout le monde s’y connaît, en bien ou en mal, au moins par personnes interposées.
     Il y a là bas un amusant rituel quand un corse est présenté à quelqu’un qu’il ne connaît pas. Ça donne ce genre de conversation, que j’ai vu à plusieurs reprises (les noms de personnes sont, bien entendu, imaginaires )  :
    -« Tiens Antoine, je te présente Dominique Andarelli, Dominique, je te présente Antoine Santoni
    - Bonjour , et vous êtes d’où ?
    - Moi, je suis de Boccognano et vous ?
    - Eh, moi, je suis de Bastelicaccia ! Mais dites moi, vous n’êtes pas de la famille de François Santoni, qui tient le garage de Boccognano ? 
    Eh oui, c’est mon cousin ! »
    Et là , en général, il y a deux options : soit la famille Andarelli et la famille Santoni sont en bons termes, et une conversation joyeuse prend place, soit elles sont en mauvais terme, il y a un grand froid qui s’installe et l’une des deux personnes prétexte une affaire urgente pour quitter la table !
    Inutile de dire que dans une société aussi structurée et en vase clos, l’idée selon laquelle personne parmi la population ne soit au courant d’aucun des auteurs de 88 meurtres ni de leurs possibles mobiles paraît tout simplement farfelue ...



  • docdory docdory 1er juillet 2013 17:01

    @ Viva

    Il n’est nullement dans mes intentions d’empêcher ceux des Corses qui savent s’exprimer dans cet idiome de parler corse ! Simplement, le français est la langue de la République française, et donc celle-ci, qui est au bord de la faillite, n’a surtout pas besoin ( et pas les moyens ) de payer des profs de corse, ou des fonctionnaires parlant le corse pour satisfaire les désirs de nationalistes corses. 
    Si la France avait ratifié cette usine à gaz qu’est la charte européenne des langues régionales, elle aurait été obligé de proposer des juges corsophones aux justiciables corses, la traduction en corse de tous documents administratifs officiels, et des écoles avec une partie des cours en langue corse ( entre autres contraintes ).
    Nous aurions abouti dans cette hypothèse à ce paradoxe que de nombreux corsophones, la plupart n’éprouvant aucune sympathie pour la France, et éprouvant au contraire pour la plupart au moins une sympathie pour la mouvance indépendantiste corse, se seraient vus rémunérés à grands frais par la République française pour faire le genre de travail qui aurait été rendu nécessaire afin de satisfaire aux exigences boboïdes de la charte européenne des langues régionales ! 
    On peut dire que nous l’avons échappé belle !!!
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