Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Donc tu proposes que les bandes de blacks en survêt’ qui pétaient la tronche des ados, garçons et filles, au milieu des manifs anti-CPE étaient en fait des agents provocateurs ?
Tous ? Impressionnant...
Pareil pour les bandes de jeunes voyous gare du Nord ? Donc, soit les émeutiers en question étaient bien tous des agents des RG payés pour foutre le boxon, ce qui tendrait à prouver que les services de l’état recrute très jeune, et que suite aux procès l’état va mettre en prison des agents lui appartenant pour être crédible...
Soit il y avait MALGRE TOUT, un paquet d’abrutis décérébrés qui avaient envie de casser et de piller pour le plaisir !
Quitte à accuser M. Bilger d’avoir une opinion biaisée ou orienté, il aurait été de bon ton de ne pas en faire autant...
Je vous cite à mon tour : « ce n’est pas un délit d’avoir des opinions anarchistes. »
Non vous avez raison, ce n’est pas un délit. Ce n’est pas un délit non plus de ne pas aimer la police, mais quand l’une ou l’autre de ces opinions se traduit par un coup de boule, ça devient un délit.
Votre article procède par simplification grossière : si des gens violents peuvent agir, c’est que la police ne fout rien. De même pour vos amalgames invoquant le « délit de sale gueule ». C’est avec ce type de propos que l’on pousse une frange de la population au sentiment d’impunité : « je suis malheureux et les flics ne m’aiment pas, je peux donc tout péter quand ça me chante y compris la gueule de mon voisin ».
Félicitations, vous avez fait avancer le schmilblic !
Si vous reprochez, peut-être à juste titre, à des magistrats comme Bilger de ne pas être assez au contact avec la réalité, vos propos ne laissent pas transpirer non plus une connaissance profonde du terrain. Il faut être bien loin de la rue et des fauteurs de trouble pour n’avoir sur eux qu’un regard bienveillant de commisération. Et que pensez-vous de ceux qui ont dérouillé en public les jeunes manifestants anti-CPE, y compris des jeunes filles ? Ils ont agi poussé par la misère sociale ? Ils ne sont pas méchants mais incompris ?
Je serais curieux de savoir quand des grands coeurs comme vous mettront autant d’énergie à s’émouvoir sur les victimes que sur les agresseurs...
Alors par pitié, cessez d’inventer une volonté politique ou protestataire à une petite minorité ultra-violente qui ne pense qu’à casser et faire du mal pour le fun !
Bravo pour votre commentaire (le 2 avril à 16h36).
Je vous rejoins en ce qui concerne l’exemple des « indigènes de la république », dont la meneuse, par ailleurs charmante, développe en toute bonhommie une dialectique haineuse de la France et des Français.
Le tout sous couvert de mémoire ou d’actes passés. Que n’importe quel politique tienne des propos équivalents sur un pays tiers et sur son peuple et il serait immédiatement cloué au pilori. Au pilori médiatique en tout cas...
Mais cette jeune personne se promène de plateau télévisée en émissions de radio pour vomir sa haine de notre pays. Un petit tour sur leur site donne une idée précise de leur direction idéologique : ce groupe déteste les français comme les juifs, fait l’amalgame entre les deux puisque français et juifs sont selon eux les responsables de tous les malheurs du monde qui frappent noirs et arabes. A voir pour information sur http://www.indigenes-republique.org/
Cette attitude est aussi répugnante que dangereuse. Elle n’a d’autre but que de développer les communautarismes, la détestation de l’autre et le repli sur soi. Que des valeurs positives donc...
Je crains que l’antipathie que vous portez à Sarkozy n’obscurcisse votre jugement.
Il ne faut pas tout mélanger...
C’était en effet une bonne chose que Chirac reconnaisse la responsabilité de la France dans la déportation et pour l’ensemble de son comportement au moment de l’occupation. Mais il ne s’agissait pas de revenir « éternellement » sur le passé mais de faire une démarche qui aurait du être faite au moins une fois depuis longtemps !
C’est l’une des deux ou trois démarches positives qu’on pourra retenir des deux mandatures Chirac qui se réduisent pour le reste au ridicule ou au néant.
Pour mémoire, les Allemands ont fait ce geste bien avant nous, il y a des décennies, reconnaissant leurs responsabilités collectives, en tant qu’état notamment, dans la deuxième guerre mondiale et dans les massacres qu’elle a entrainé, tant sur les champs de bataille que dans les camps de concentration. Cette attitude fait qu’aujourd’hui, personne ne songe à reprocher aux petit-fils des bourreaux l’attitude de leurs grand-pères.
Par ailleurs, et le propos de Sarko répondait selon moi à cela, il y a une partie des « élites » intellectuelles et certains lobbies qui voudraient que notre pays se flagelle ad vitam eternam pour les fautes du passé. Ces fautes, il faut les reconnaitre, admettre comme l’a fait Chirac les responsabilités de l’état lorsqu’elles sont établies, et aller de l’avant.
Aller de l’avant ne voulant pas dire, pour l’esclavage, comme pour la déportation des juifs, comme pour les dégats consécutifs à la colonisation, qu’on s’asseoit sur le passé. Ca veut dire simplement que l’on reconnait les fautes commises par l’état ou par des individus au nom de l’état mais qu’il n’est pas besoin pour cela de soumettre l’ensemble de la population française ACTUELLE à un sentiment de culpabilité insurmontable et destructeur.
Si Le Pen dit que le ciel est bleu, les autres politiques ne sont pas obligés de dire qu’il est vert pour se différencier de lui à tout prix. Et si on peut soupçonner Le Pen d’avoir un arrière-propos peu défendable, cela ne veut pas dire que ce qu’il affirme est nécessairement faux.
Si je dois confesser qu’il m’est arrivé de traverser en dehors des clous, je ne risque pas, si je suis controlé pour cela ou pour autre chose de foutre un coup de boule à ceux qui font leur travail.
Si vous n’êtes pas capable d’établir une échelle de gravité entre les deux écarts de conduite, c’est inquiétant !
Je vous conseille vivement de consulter un homme de loi : il pourra vous expliquer dans le détail la différence de gravité entre les deux transgressions. Et si vous passez devant un juge, il ne vous regardera pas du même oeil selon que vous ayez commis l’un ou l’autre.
A supposer que vous passiez devant un juge pour avoir traversé en dehors des passages piétons bien sûr...
Cet amalgame démontre la faiblesse de votre argumentaire. Pour reprendre votre propos, le « gentil usager en infraction qui fout un coup de boule à un controleur... » Pourquoi pas le gentil drogué qui poignarde une vieille pour lui piquer son sac ? Ou le gentil membre de gang qui viole une jeune fille avec ses amis ? Eux aussi sont victimes de la société, les pauvres. Et qui sait si la jeune fille ne les a pas provoqués ?
Quitte à faire des amalgames à deux balles, lachez-vous ! Faites-vous plaisir...